Don d’organe, don de vie

Don d organes 1

La semaine prochaine commencera une campagne pour le don d’organe, et plus spécialement pour le don et la greffe du rein. Désormais l’hôpital du Taaone est équipé et autorisé à prélever et greffer les reins. C’est une vraie source d’espoir pour de nombreux malades en attente du don d’un rein.

L’Eglise s’est longtemps interrogée sur le don d’organes, notamment lorsqu’il s’agit de donneur en « état de mort encéphalique ». Les protocoles médicaux sont désormais bien encadrés par la loi, et les équipes médicales françaises sont rôdées pour, à la fois déterminer si une personne est en état de mort encéphalique (examen clinique et paraclinique), et procéder dans les meilleures conditions possibles au prélèvement du rein et à sa greffe. Le taux de réussite est excellent.

L’Eglise reconnait que « le don d’organe est un don de vie ».

En 1996, la Commission sociale de l’Episcopat de France lançait cet appel : "Nous vous invitons instamment à une réflexion personnelle et à des échanges en famille et à l'intérieur des communautés, paroissiales et autres. En lançant cet appel, nous ne cherchons pas à faire pression sur les consciences. Nous vous invitons surtout à prendre conscience que la mort peut frapper chacun d'entre nous et de nos proches de manière inopinée, bien avant une vieillesse avancée, et que si douloureuse qu'elle soit pour ceux qui nous aiment et que nous aimons, cette mort peut aussi devenir l'occasion d'un acte de solidarité de très grande valeur."

Chez nous, il est important de s’interroger sur le don d’organe et surtout d’en parler en famille. Chaque catholique doit se demander : « suite à un accident, par exemple, en cas de mort encéphalique, suis-je d’accord pour donner un de mes organes ?» (en Polynésie Française, seul le rein peut-être prélevé). Mes proches doivent connaître mon intention, en cas de décès ils pourront alors donner ou non leur accord pour le prélèvement de mes reins. La douleur que provoque la mort soudaine peut  ainsi être atténuée en sachant que ce don peut sauver la vie de deux personnes en attente d’une greffe.

Vu le nombre de malades en attente d’une greffe rénale, il est légitime de s’interroger sur la possibilité d’être « donneur vivant ». Pour des raisons de compatibilité entre donneur et receveur cette option est souvent proposée entre membres d’une même famille. Cela peut faire l’objet d’une réflexion et d’un dialogue en famille.

N’y a-t-il pas de plus grand amour que de donner sa vie ?

Suivons avec attention les informations et les conseils donnés durant cette campagne pour le don du rein.

Dominique Soupé

Chancelier diocésain

Ajouter un commentaire