LE DROIT AU TRAVAIL

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Le 1er mai est la fête de Saint Joseph, patron des travailleurs, occasion de nous rappeler l'enseignement social de l'Église sur le droit au travail.

« Le travail est nécessaire pour fonder et faire vivre une famille, pour avoir droit à la propriété, pour contribuer au bien commun de la famille humaine. La considération des implications morales que comporte la question du travail dans la vie sociale conduit l'Église à qualifier le chômage de ''véritable calamité sociale'', surtout pour les jeunes générations ». (Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église, n°287)

« Le travail est un bien de tous, qui doit être disponible pour tous ceux qui en sont capables. Le ''plein emploi'' est donc un objectif nécessaire pour tout système économique tendant à la justice et au bien commun ». (ib. n°288)

« Un taux élevé de chômage, la présence de systèmes d'instruction obsolètes et de difficultés persistantes dans l'accès à la formation et au marché du travail constituent, surtout pour beaucoup de jeunes, un fort obstacle sur la route de la réalisation humaine et professionnelle... C'est un drame qui frappe en général, non seulement les jeunes, les femmes, les travailleurs moins spécialisés, les handicapés, les immigrés, les anciens prisonniers, les analphabètes, tous les sujets qui rencontrent davantage de difficultés dans la recherche d'une place dans le monde du travail ». (ib. N°289)

« La transition actuelle marque le passage du travail salarié à durée indéterminée, conçu comme une place fixe, à un parcours de travail caractérisé par une pluralité d'activités; d'un monde du travail compact, défini et reconnu, à un univers de travaux, diversifié, fluide, riche de promesses, mais aussi chargé d'interrogations préoccupantes spécialement face à l'incertitude croissante quant aux perspectives d'emplois, aux phénomènes persistants de chômage structurel, à l'inadaptation des systèmes actuels de sécurité sociale. Les exigences de la concurrence, de l'innovation technologique et de la complexité des flux financiers doivent être harmonisés avec la défense du travailleur et de ses droits ». (ib. N°314)

Nos futurs élus à l'Assemblée de la Polynésie française, la future équipe dirigeante et tous les acteurs économiques de notre Pays devront rompre avec les visions du passé et mettre en œuvre de nouvelles stratégies. Ne pas retomber dans les ornières des luttes de pouvoir et de l'égoïsme, mais fédérer toutes nos synergies productives, nos potentialités humaines et financières pour redonner espoir à tous : l'espoir d'un travail !

Dominique SOUPÉ

Chancelier

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