Comme de grosses branches coupées…

P re paul hod e

L’actualité est lue par chacun(e) selon le prisme de sa sensibilité, de son appartenance à une famille, un groupe, un milieu culturel, ou encore à une confession religieuse. Il en est ainsi lors de l’annonce du décès d’une personnalité.

La mort du Père Paul Hodée a touché d’abord sa famille et ses frères prêtres. Bien au-delà elle a attristé tous ceux qui ont apprécié son œuvre et son action en faveur de la justice sociale et du développement dans le respect des personnes et du patrimoine commun.

Le décès de Turo Raapoto a ébranlé la communauté protestante, mais aussi tous ceux qui ont bénéficié de ses apports aux plans culturel, linguistique, religieux …

Il en va de même pour David Marae dont la mort a endeuillé le monde de la télévision et les habitués du petit écran.

On pourrait citer bien d’autres personnes qui ont marqué leur milieu de vie. Dans chaque cas nous avons l’impression qu’une grosse branche a été coupée de cet arbre qui nous relie les uns aux autres. Et comme dit l’académicien François Cheng dans son livre Cinq méditations sur la mort : « La conscience de la mort donne sens à la vie. (…) Loin d’être une force purement négative, elle nous fait voir la vie non comme une simple donnée, mais bien comme un don inouï, sacré. »

Plutôt que de s’attrister sur la branche coupée, notre espérance chrétienne nous invite à repérer les bourgeons prometteurs d’avenir qui vont générer de nouvelles branches. Car, pour nous chrétiens, la mort n’est jamais la fin, puisque par le Christ elle se transforme en vraie naissance.

Dominique Soupé

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