POUR LA FAMILLE, L’HUMBLE EGLISE EST EN PRIERE AVEC MARIE

Mgr pascalCes jours derniers, l'actualité de l'Eglise universelle est riche de deux événements marquants : la clôture du Synode sur la famille, le 18 octobre, et la béatification du pape Paul VI, le 19 octobre.

Avec la béatification de Paul VI, dont le pontificat s'étend de 1963 à 1978, le Concile Vatican II est une nouvelle fois mis en lumière. Succédant à Jean XXIII et prédécesseur de Jean-Paul II, tous deux  canonisés récemment, Paul VI est le troisième pape de l'après-concile à être honoré sans exclure la possibilité d'une canonisation dans les mois qui viennent. Selon les mots utilisés par le pape François dans son homélie prononcée durant la messe de béatification, Paul VI a été le « grand timonier du concile ». 

Il acheva et consolida l’œuvre conciliaire, puis il mit en mouvement l'aggiornamento de l'Eglise. Sa priorité fut d'enclencher un dialogue sincère avec l'humanité, considérant celui-ci comme un axe prioritaire d'évangélisation. En ce sens, Paul VI est connu pour avoir posé un geste de réconciliation avec le patriarche Athénagoras de Constantinople, un événement sans précédent après plusieurs siècles de division entre Occident et Orient. À l'instar de saint Paul l'apôtre missionnaire en l'honneur duquel il choisit son nom de pontife, Paul VI sut donner un fort élan missionnaire à toute l’Église avec l'exhortation apostoliquesur « l'annonce de l’Évangile aux hommes de ce temps ». 

Le Synode sur la famille qui vient de se clôturer s'inscrit dans les pas du bienheureux Paul VI, lui qui soulignait dans cette même exhortation apostolique le rôle capital de la famille dans l'action évangélisatrice. Ceux et celles d'entre nous qui ont pris le temps de suivre les discussions et les débats ont pu être rassurés, encouragés, surpris ou scandalisés par des déclarations. Il n'y a pas lieu de s'alarmer ni de s'enflammer, les décrets du synode ne seront pris qu'à l'issue de l'assemblée ordinaire qui se tiendra l'année prochaine au mois d'octobre 2015. 

Notons que dans son discours de clôture, le pape François a pointé du doigt « les tentations qu'il a pu percevoir en écoutant les pères synodaux » : le « raidissement hostile », la tentation « traditionaliste ou intellectualiste », « l'angélisme destructeur », la tentation « des timorés »... Autant de pièges qui peuvent, selon le pontife, enfermer l’Église dans une conduite aveugle, la déraciner des réalités alentours, construire des murs infranchissables... En réponse, le pape François souligne le temps du discernement spirituel qui s'ouvre à partir de maintenant jusqu'à la prochaine assemblée synodale de 2015. 

Pour la famille, l'Eglise se met donc en prière,  avec Marie puisque nous vivons ces jours d'octobre le mois du Rosaire Vivant. Une prière humble et confiante, sans prétention, qui vient du cœur,  comme la prière de Marie, voilà ce dont nos familles ont besoin et qu'elles devraient pouvoir vivre.Nous pouvons compter sur ceux et celles qui, chaque mois, tirent un mystère du Rosaire Vivant et s'appliquent à le réciter avec foi et cœur. Grand merci à vous pour votre prière. 

+ Monseigneur Pascal CHANG SOI

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