Le grand séminaire fait sa rentrée

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L'année académique du Grand Séminaire a débuté il y a peu. L'occasion est donnée d'évoquer une institution qui a beaucoup d'importance pour notre diocèse. Le Grand Séminaire est le lieu de formation des futurs prêtres et, à ce titre, il est au service de l'édification de notre Eglise locale.

Ouvert en 1984, le Grand Séminaire a participé depuis à la formation de 23 prêtres diocésains et religieux, dont un qui est devenu l'évêque des Marquises, Mgr Pascal Chang-Soi, des religieuses et religieux, des laïcs, des élèves diacres.

Rien n'aurait été possible au départ sans la force de conviction de Mgr Michel Coppenrath. Mgr Michel voulait que les séminaristes évoluent parmi les fidèles qu'ils auraient à servir. Il souhaitait aussi faire changer les mentalités. Il y avait notamment cette idée que la prêtrise est réservée à des gens de l'extérieur et que les polynésiens ne possèdent pas les aptitudes requises.

Sur le plan de la formation elle-même, rien n'aurait pu se faire sans l'aide des formateurs qui se sont succédé. Les différentes congrégations religieuses ont beaucoup aidé : les Oblats de Marie-Immaculée, les Pères des Sacrés-Cœurs, les Frères de Ploërmel, les Sœurs du Sacré-Cœur, les Frères du Sacré-Cœur ; sans oublier la Compagnie de Saint-Sulpice, des prêtres diocésains et des laïcs.

Bien qu'importante, l'institution du Grand Séminaire est fragile car son existence dépend avant tout des entrées de séminaristes. Cette année, il y a (seulement?) 6 séminaristes. Bien que ce chiffre soit bon par rapport au nombre de catholiques, il est inférieur à des espérances légitimes au regard de la pratique religieuse plutôt forte dans notre pays.

Il est capital que nos fidèles soient sensibles à la pastorale des vocations. Cela se joue pour beaucoup au sein même des familles qui peuvent prier et surtout encourager leurs enfants. Nos communautés paroissiales aussi, avec leurs pasteurs, peuvent avoir le souci de faire naître chez des jeunes le désir de suivre le Christ dans la vie sacerdotale ou religieuse.

Jésus nous invite toujours à prier « le maître de la moisson ». Mais nous avons aussi à poser des actes concrets en encourageant par exemple la participation à des retraites vocationnelles organisées par notre Service diocésain des vocations, et à envisager par-dessus tout que la vie à la suite du Christ est l'assurance d'une vie pleine et heureuse.

+ Père Jean-Pierre COTTANCEAU

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Date de dernière mise à jour : 2016-09-24