Respect de la vie

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Tueries, décapitations, viols, assassinats, chaque jour, des innocents paient de leur vie, de leur honneur et de leur dignité l’absence de respect dû à toute vie humaine et l’émergence d’une violence aveugle. Cette situation inquiétante ne peut nous laisser indifférents. Certes, la pratique de la violence traduisant le mépris de la dignité humaine ne date pas d’aujourd’hui. Souvenons-nous de Caïn et Abel ! Mais aujourd’hui, c’est à nous qu’il revient de prendre à notre compte ce combat, au nom de notre Foi en Dieu et en l’Humanité. Un petit retour au Sinaï où Dieu confia à Moïse les commandements, le « décalogue », pourrait nous rafraichir la mémoire et nous aider à réfléchir pour agir.

Le contenu même du décalogue (Ex 20, 2) reflète bien ce lien étroit qui existe entre le respect dû à Dieu et le respect dû à toute personne. Dieu commence par se présenter comme celui qui a fait monter son peuple d’Egypte, qui l’a sauvé, l’a délivré : « Je suis Yahvé ton Dieu, celui qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, du pays de l’esclavage ». Dieu veut des hommes libres. Après les commandements relatifs à Dieu (premier volet), les autres commandements portent sur le respect de la vie (2° volet) : le 6° commandement (tu ne tueras pas) affirme le droit essentiel et fondamental de tout être humain à la vie. Il faut garantir ce droit contre toute tentative arbitraire et délictueuse. L’homicide est l’acte le plus négatif que puisse commettre l’Homme contre l’un de ses semblables. La conscience humaine le réprouve et le condamne de façon unanime. Dans la Bible, la vie appartient à Dieu et à lui seul, et chaque personne est à l’image de Dieu. Vient également le respect dû à ceux qui ont transmis la vie (« tu honoreras ton Père et ta Mère »), le respect de toute cellule familiale dans le respect du couple (« tu ne commettras pas d’adultère »), le respect en actes du bien d’autrui et de ce qui lui est dû vivre (« tu ne voleras pas »), le respect de la parole et de la justice (« tu ne porteras pas de faux témoignage ») et enfin le respect de ce qui appartient à autrui dans le regard que je porte sur ses biens (« Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne chercheras pas à prendre la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient »). Les deux volets du décalogue montrent qu’on ne saurait séparer conduite vis à vis de Dieu et conduite vis à vis de son prochain. Les deux sont inséparables, réunis dans le commandement de l’Amour…

+ Père Jean-Pierre COTTANCEAU

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Date de dernière mise à jour : 2016-07-25