A mi-carême le chrétien réajuste sa stratégie

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Le Carême est pour le chrétien une période de combat spirituel, lutte contre les égoïsmes, les mauvais penchants … A mi-carême, mi-chemin entre mercredi des Cendres et Pâques, c’est le moment de réajuster sa vie personnelle face à la Prière, à l’attention au Pauvre, à l’exercice du Partage… La stratégie est-elle bonne ? Les temps de pénitence et de jeûne ont-ils permis un retour sur soi débouchant sur une purification de l’esprit, des sens, du corps, de l’âme ? L’objectif en vue, c’est-à-dire la fête de Pâques qui donne sens à ce combat à la fois individuel et collectif, sera-t-il atteint  grâce à un recentrage sur l’Amour du Christ et l’Amour du prochain ?

Il est possible que tous les moyens proposés par l’Eglise n’aient pas été utilisés : prières communautaires, méditation de la Parole de Dieu, sacrement de la réconciliation, eucharisties, jeûne, récollections … Il reste encore une « mi-temps » de 20 jours, la stratégie peut être rectifiée. L’enfant prodigue avait, lui aussi, mit du temps à retrouver le chemin de la maison du Père !

Et qu’en est-il de « l’attention à l’autre » comme le suggère Benoît XVI (voir son message pour le carême 2012 : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes ») ? On ne peut être chrétien tout seul ; l’accueil des pauvres, le secours aux démunis, le réconfort des mal aimés… découlent de la responsabilité de tout chrétien envers le prochain.

Le Saint Curé d’Ars disait : « mon secret est bien simple, c’est de tout donner et de ne rien garder ». Il conseillait aussi : « il faut avoir un cœur liquide » qui coule, qui déborde, qui entraîne. C’est la mise en application de la recommandation du Christ : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (y compris ses ennemis !).

Le Carême est souvent assimilé à tristesse, privation, sacrifice. Or le Carême est une joie, une fête de la vie. Il célèbre l’Amour en nous invitant au détachement de ce qui nous encombre et nous empêche d’être libres. Alors, pour cette deuxième mi-temps de Carême, soyons joyeux, généreux, exerçons-nous à la charité qui conduit à une rencontre face à face avec notre frère, notre sœur en attente d’un regard, d’une parole, d’un geste car « dans le pauvre nous touchons réellement le corps du Christ » (disait Mère Teresa).

D.S.

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