Euthanasie ? Droits de la personne en fin de vie ? Testament vital ?

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Le président de la république et le gouvernement semblent vouloir prendre des « précautions » avant d’ouvrir un débat (sera-t-il public ?) au sujet de l’éventuelle légalisation de l’euthanasie active.

La Conférence épiscopale espagnole a conduit une réflexion approfondie apportant ainsi sa contribution au débat sur la réglementation des droits de la personne en fin de vie.

Pour éviter qu’un tiers ne prenne une décision irrévocable à l’égard d’une personne n’étant plus en mesure de faire connaître sa volonté de ne pas recourir à l’euthanasie, il a été suggéré –entre autres – de rédiger un « Testament vital » dont voici un exemple :

« A l’attention de ma famille, de mon médecin, de mon prêtre, de mon notaire.

Si le moment devait arriver où je ne serais plus apte à exprimer ma volonté concernant les traitements médicaux devant m’être administrés, je souhaite et je demande que cette déclaration soit considérée comme l’expression formelle de ma volonté, assumée de manière consciente, responsable et libre, et qu’elle soit respectée comme s’il s’agissait d’un testament.

Je considère que la vie en ce monde est un don et une bénédiction de Dieu, mais elle n’est pas une valeur suprême et absolue. Je sais que la mort est inévitable et met fin à mon existence terrestre, mais je crois qu’elle m’ouvre le chemin à la vie éternelle auprès de Dieu.

C’est pour cela que je (soussigné) demande que si, en raison de ma maladie, je devais arriver à en être dans une situation critique irrécupérable, on ne me maintienne pas en vie au moyen de traitements disproportionnés ; qu’on ne m’applique pas l’euthanasie (tout acte ou omission qui, de par sa nature ou intention, me causerait la mort) et que me soient administrés les traitements adéquats pour soulager les souffrances.

Je demande également du soutien pour assurer ma propre mort de manière chrétienne et humaine. Je souhaite pouvoir me préparer pour cet événement, en paix, en compagnie des êtres qui me sont chers, avec la consolation de ma foi chrétienne, ainsi que des sacrements.

Je souscris cette déclaration après mûre réflexion. Et je vous demande, à vous qui aurez  la charge de vous occuper de moi, de respecter ma volonté. Pour veiller à l’accomplissement de cette volonté, lorsque je ne serai pas en mesure de le faire moi-même, je désigne …

Je donne pouvoir à cette (ces) même(s) personne(s) pour que, le cas échéant, elle(s) puisse(nt) prendre en mon nom les justes décisions.

J’ai rédigé et je signe cette déclaration afin de vous épargner tout sentiment de culpabilité.

(Nom prénoms, lieu, date et signature) »

[Source : La Documentation Catholique, 2 octobre 2011, n° 2475, p.860]

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