La tentation de la désespérance.

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Un sondage réalisé sur cinquante pays a montré que les Français sont les plus pessimistes. Et pourtant la France est la cinquième puissance économique mondiale. Chez nous, en Polynésie, on dit que la population est désabusée, le climat est morose, l’avenir est sombre… Et pourtant notre Pays fait rêver des milliers de personnes.

Faut-il céder à la tentation de la désespérance ?

Rappelons-nous l’Histoire. La Polynésie, la France ont connu des heures bien plus sombres : guerres, famines, épidémies… Jamais le peuple ne s’est résigné, il y a toujours eu des femmes et des hommes pour relever individuellement ou collectivement les défis, pour prendre leurs responsabilités. Car au cœur de toute personne humaine demeure une étincelle d’espérance. Il faut savoir RAVIVER CETTE ESPERANCE.

C’est là un des rôles de l’Eglise qui, elle aussi, a connu des heures sombres et parfois peu glorieuses dans son Histoire. Etre à côté du plus pauvre, du désespéré, de ceux qui souffrent, c’est la place qui revient d’abord à l’Eglise, donc à tout chrétien. A l’image du Christ qui semblait désespéré sur la Croix (cf. Marc 15, 34), mais qui, au soir de Pâques, ressuscité, réconfortait les disciples désemparés (cf. Luc 24, 13-35) chaque chrétien doit être SEMEUR D’ESPERANCE.

Voilà pourquoi lorsqu’il y a injustice, conflit social, dérive politique, menace pour la paix sociale… l’Eglise a le devoir d’intervenir pour dénoncer les injustices, OUVRIR DES CHEMINS AU DIALOGUE ET A L’ESPERANCE.

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