Qu'est ce que le MARIAGE ?

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Avec le discours sévère du Cardinal Vingt-Trois devant les évêques assemblés à Lourdes et la présentation du Projet de Loi sur « le mariage et l'adoption pour tous » au Conseil des ministres on vient de découvrir que de nombreux citoyens français méconnaissent les fondements du mariage.

Neuf Français sur dix pensent que le mariage est la célébration sociale de l'amour. On comprend alors pourquoi 58% des adultes de France seraient d'accord pour que l'on célèbre un « mariage » entre deux personnes du même sexe qui s'aiment. On comprend également pourquoi le recours au divorce est si fréquent, puisque si l'on se s'aime plus il n'y a plus de mariage !

Au risque d'être soupçonnée injustement d' « homophobie », l'Eglise catholique n'hésite pas à porter le débat hors du seul champ religieux en se plaçant aux plans éthique et anthropologique. Deux objections fondamentales au « mariage et à l'adoption pour tous » sont développées : l'une liée à la différence sexuelle, l'autre à la place de l'enfant dans l'homoparentalité.

Le mariage  n'est pas seulement un contrat, c'est aussi une institution. Ce n'est pas parce que la réalité sociétale change que le mariage change. Il est ordonné à lier deux personnes ayant une affection réciproque mais appelées à mener une vie commune jusqu'à la mort dans la perspective d'engendrer et élever des enfants partageant leur contenu génétique. Le mariage est fondé, parmi d'autres éléments essentiels, sur une différence de sexe et non sur l'orientation sexuelle. Le mariage, dans le droit français, lie conjugalité et procréation ce qui permet à l'enfant une lisibilité de sa filiation.

L'homoparentalité présente deux dangers, d'abord pour l'équilibre psychologique des enfants élevés ou adoptés par deux parents de même sexe, ensuite pour la cohésion même de notre société, dans la mesure où la filiation est livrée au hasard quant au choix du nom de l'enfant et à la désignation de ses parents (« parent 1 », « parent 2 »).

En ce qui concerne la Polynésie, nul doute que le projet heurte les consciences, compte tenu de l'attachement porté à la filiation et aux lignées familiales. Et ceci n'a rien à voir avec un dénigrement de l'homosexualité ou un mépris des homosexuels. En effet nous avons un grand respect pour les homosexuels, ils ont leur place dans nos communautés. Nous connaissons leurs souffrances liées à la conjugalité et à la procréation, ce n'est pas en légalisant le mariage pour eux que nous atténuerons leurs souffrances. Le gouvernement français fait fausse route.

Les statistiques montrent, dans les pays où le mariage entre personnes de même sexe a été légalisé, que la proportion de ces mariages est relativement faible par rapport au nombre de personnes qui se reconnaissent homosexuelles.

 Il est surprenant, voire inquiétant, qu'un gouvernement qui se veut ouvert au dialogue et au débat démocratique, refuse d'entendre les avis de groupes représentatifs de la population, fussent-ils confessionnels. Il est donc nécessaire d'agir directement auprès de nos élus pour faire entendre nos  objections et nos convictions.

D.S.

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