Visiter un malade

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Pour la 20ème année consécutive le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, est la Journée Mondiale du Malade. C’est l’occasion de relire notre manière de rendre visite à un malade, acte qui répond à une des exigences fondamentales de la charité (cf. Mt 22,39.25,36).

Cette visite est une double rencontre : celle du visiteur qui exprime « son témoignage évangélique, à l’exemple du Christ qui s’est penché sur les souffrances matérielles et spirituelles de l’Homme pour le guérir ». (Message de Benoït XVI pour la XXè Journée Mondiale du Malade) et celle du malade qui, tel le Christ souffrant, nous appelle à sa suite dans le renoncement à soi-même et le portement de la croix (cf. Mt 16, 24).

Souvent le chrétien est tenté de dire au malade : « offre ta souffrance à Dieu, Jésus va te guérir, prie… », le visiteur est alors présent à Dieu mais n’est pas présent au malade. Il ne s’agit pas d’avoir pitié mais je me rends pleinement présent à la personne visitée, je lui donne mon temps, mon attention, mon écoute. Silencieux, je suis réceptif à ses mots et ses maux. A l’image de Mère Teresa, en silence, je lui prends la main, je me penche vers son visage et je souris ; le sourire (parfois l’humour) est souvent la fente qui laisse passer l’espérance et le réconfort.

Ne soyons pas obsédés par « la guérison », cela est l’affaire de Dieu et des médecins. Quand Jésus pose des gestes de guérison, c’est pour amener les témoins à la foi, les conduire à reconnaître en Lui le Sauveur (voir Mt 6, 56 : « Tous étaient sauvés » ; Lc 17, 19 : « Ta foi t’a sauvé »). C’est là le message de Benoît XVI à propos des « sacrements de guérison » : « ce sont des instruments de la grâce de Dieu qui aident le malade à se conformer toujours plus pleinement au mystère de la mort et de la résurrection du Christ » (ibid. Message §4).

Confions tous les malades à la maternelle compassion de la Vierge Marie. Avec nous, Notre-Dame de Lourdes priez pour les malades et les souffrants.

D.S.

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