JP Potelle / Ben Sirac 35/12.18 ; 2 Tim 4/6.18 ; Luc 18/9.14

Homélie du dimanche 27 octobre 2013

30eme dimanche ordinaire

Ben Sirac 35/12.18 ; 2 Tim 4/6.18 ; Luc 18/9.14

 

Comme chaque dimanche nous lisons 3 textes, l’un extrait de l’AT, le deuxième des épîtres et le troisième c’est l’évangile. Sans oublier le psaume qui s’intercale entre la première et la deuxième lecture. 

Pourquoi fais-je ce rappel ? Parce que nos futurs confirmés ont reçu cette information dans l’un des enseignements de cette retraite ; je vérifie s’ils ont bien écouté ! ……

Arrêtons de les taquiner et devenons plus sérieux.

Quelles belles paroles Paul nous délivre encore aujourd’hui. Il écrit à son disciple et ami, Timothée et il loue le Seigneur. « Il (le Seigneur)  m’a rempli de force pour que je puisse jusqu’au bout annoncer l’évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes » Voila la parfaite définition du chrétien confirmé ; être rempli de la force de l’Esprit Saint et annoncer l’évangile partout et toujours.

Les confirmands vont commencer  ce chemin. Mais nous les « vieux confirmés » est-ce que nous n’avons pas la tentation d’abandonner en chemin notre mission ?

Paul nous dit sa certitude de trouve le Christ au bout de sa route : «  Il me sauvera et me fera entrer au ciel dans son royaume »

Et nous, « vieux confirmés », avons-nous encore cette conviction accrochée à notre cœur,  cette conviction que notre chemin nous mène tout droit au Christ de gloire ?

Nos confirmands ont bien réfléchi sur ce qui fait la solidité, la valeur d’une vie chrétienne. Et l’un des piliers de la vie chrétienne pour eux, c’est la prière, la prière quotidienne. Ben Sirac oriente notre prière ; la prière que Dieu exauce est celle du pauvre, de l’orphelin, de la veuve. Quand nous prions ne soyons pas arrogants ou quémandeurs, ouvrons notre cœur simplement. Que notre prière soit humble, un vrai cœur à cœur avec le Seigneur ; n’ayons pas peur d’avoir des armes intérieures. Et surtout, c’est ce qu’ont appris nos confirmands, que pas un jour ne se passe sans que nous ayons adressé au Bon Dieu, un petit bonjour, un petit bonsoir.

Jésus ne conteste pas le fait que le pharisien est un homme pieux et honnête. Le pharisien est un bon pratiquant.

Le publicain reconnait qu’il est pécheur et Jésus ne conteste pas non plus ce fait.

Pourtant, ce dernier, le pécheur, est préféré par Dieu : pourquoi ?

Jésus ne dresse pas une classe sociale contre l’autre, les riches contre les pauvres, le « manahune », contre les « arii ».

Jésus nos présente deux états d’âme ; l’homme qui est plein de lui-même et qui estime que Dieu a une dette envers lui…. Et en face l’homme qui connait sa misère et qui s’en remet pour être sauvé, à l’amour gratuit et miséricordieux de Dieu.

Tout à l’heure, juste avant la communion nous allons prononcer cette prière : «  Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri »

 Croyons-nous que n’en sommes pas dignes ? Croyons nous que Jésus seul nous sauve par une parole de pardon ?

ligne-fleur.jpg 1ère lecture : Dieu écoute la prière du pauvre (Si 35, 12-14.16-18)

Lecture du livre de Ben Sirac le Sage

Le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes.
Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l'opprimé.
Il ne méprise pas la supplication de l'orphelin, ni la plainte répétée de la veuve.
Le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes.
Celui qui sert Dieu de tout son cœur est bien accueilli, et sa prière parvient jusqu'au ciel.
La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu'elle n'a pas atteint son but, il demeure inconsolable.
Il ne s'arrête pas avant que le Très-Haut ait jeté les yeux sur lui, prononcé en faveur des justes et rendu justice.

 Psaume : Ps 33/ 2-3, 16.18, 19.23

R/ Un pauvre a crié : Dieu l'écoute et le sauve.

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, 
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l'appellent : 
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du coeur brisé, 
il sauve l'esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs : 
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

 2ème lecture : 2Timothée 4/ 6-8.16-18

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre à Timothée

Me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.

La première fois que j'ai présenté ma défense, personne ne m'a soutenu : tous m'ont abandonné. Que Dieu ne leur en tienne pas rigueur. Le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J'ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

 Evangile : Luc 18, 9-14

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu ne regarde pas l'apparence, comme font les hommes : il sonde les reins et les cœurs. Alléluia. (cf. 1 S 16, 7)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain.
Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.'
Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : 'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !'
Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »

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