Pko 16.10.2016

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Bulletin gratuit de liaison de la communauté de la Cathédrale de Papeete n°56/2016

Dimanche 16 octobre 2016 – XXIXème Dimanche du Temps ordinaire – Année C

Humeurs…

AU SECOURS !

Une société à deux vitesses… une réalité qui non seulement ce confirme mais qui plus est s’officialise, si l’on en croit les propos rapportés par la presse de cette semaine.

Les journaux ont fait leur « Une » sur « Moins de solidarité, plus de… » Notre propos ici n’est pas discuter des options et arguments économiques développé par nos politiques… mais d’exprimer notre malaise face à certaines expressions employées : « À un moment donné, il faut effectivement se demander si, avec autant d’argent pour le social, le Pays va continuer à assister ces populations » (Tahiti-info – 10 octobre 2016). « Ces populations », ne sont-elles pas d’abord des polynésiens ? « Ces populations » ne sont pas la cause mais les victimes du marasme économique actuel du Pays. Les aides sociales ne sont pas de l’assistanat mais simple de la justice sociale.

Longtemps, la Polynésie a vécu avec un flux d’argent énorme… et pour éviter une juste répartition de ce flux, on a « saupoudré » une grande partie de la population en lui faisant croire qu’il s’agissait de générosité de la part des gouvernants… alors qu’une infime partie de la population empochait la plus grande partie du gâteau… Aujourd’hui, on veut culpabiliser « ces populations » en les accusant d’être assisté…

Le coup du social n’est pas seulement dû à ceux qui en bénéficie mais aussi aux errements de ceux qui gèrent ce social. Combien coutera à la société le plantage de la réforme du RST, cette loi qui « crée des situations iniques », que l’on n’a toujours pas réussi à réformer malgré les promesses ?

« C’est pourtant aujourd’hui surtout un outil social de redistribution de solidarité, de soutien aux défavorisés, d’assistance tous azimuts… Le social est important mais ne sera jamais créateur d’activité économique et d’emplois » (Nuihau Laurey - Tahiti-info – 10 octobre 2016).

Chronique de la roue qui tourne

Amour - Sagesse

En cours de philosophie, le professeur fit la conclusion suivante : la sagesse, c’est tout simplement l’amour. Cette phrase m’a titillé depuis. Ainsi, il « suffirait » d’aimer pour atteindre l’intouchable sagesse ? Ainsi, l’inaccessible quête humaine serait dans une chose aussi commune que l’amour ? Dans un jugement rapide, je trouvais cela un peu facile. Donc, j’ai cherché à « définir » l’amour.

L’amour nous enseigne la patience et la persévérance. Ça ne se construit en un jour mais le résultat vaut largement la peine.

L’amour nous demande de ne rien prendre pour acquis, chaque jour a ses peines et ses victoires et chaque jour nécessite des efforts. L’amour même n’est jamais un acquis mais une quête de chaque instant.

L’amour nous pousse à voir la vie autrement, à tout relativiser, à vivre intensément le moment présent.

L’amour nous rend plus forts… surtout dans les épreuves… qui deviennent moins redoutables.

L’amour nous suggère d’identifier l’essentiel de notre vie pour ne pas nous perdre sur des chemins hasardeux.

L’amour donne à notre vie toute son universalité et nous apprend l’importance de l’Homme, l’autre étant une extension de nous-mêmes. Toute grandeur pour l’autre se prépare dans l’intimité de soi.

L’amour nous réclame de nous aimer pour ensuite aimer l’autre. Nous ne pouvons rien donner sinon ce que nous avons acquis pour nous-mêmes.

L’amour nous montre le vrai bonheur qu’est le don de soi. Par notre nature même, nous sommes appelés à vivre avec et pour l’autre.

L’amour nous oblige à accepter l’autre tel qu’il est et non tel que nous voulons qu’il soit. Ainsi, les différences peuvent devenir richesse et les ressemblances, preuve d’unité.

Ayant fini ce petit travail, je me suis rendu compte qu’on pouvait aisément remplacer « l’amour » par « la sagesse » sans que les phrases ne perdent leur sens ni leur force ! Conclusion : le professeur avait raison !

La chaise masquée

© Nathalie SH – P.K.0 – 2016

Esprit Saint et communion ecclésiale

En marge de l’actualité du mercredi 12 octobre 2016

Du lundi 10 au mercredi 12 octobre, les prêtres de notre diocèse se sont retrouvés à Tibériade pour la réunion du presbyterium. Cette réunion de travail de 2 jours et demi a lieu une fois par an. Aussi le moment est-il important et justifie que les prêtres soient déchargés pour un temps des occupations habituelles de leur ministère pour s’y rendre présents.

Les sujets qui ont été abordés rejoignent les préoccupations liées à l’actualité et à la situation de notre Église locale et à son avenir : la vie, l’identité et la formation continue du prêtre, les écoles de la foi, les ministères laïcs, l’Enseignement Catholique, la pastorale des vocations, la pastorale des jeunes, les problématiques éthiques et sociales du moment.

Il est bon de se rappeler que l’évêque (ou l’administrateur apostolique) gouverne son diocèse avec la coopération du presbyterium. Il est dès lors capital que l’évêque entende les prêtres donner leurs avis et leurs sentiments. Il peut ainsi mieux percevoir les problématiques, les défis, les enjeux qui se posent avant d’engager la communauté diocésaine vers telle ou telle direction. Au cœur des discussions et de cette expérience de vie commune pendant le temps de ce presbyterium, la communion entre les prêtres s’édifie et l’Église locale se construit un peu plus.

En relevant ce défi de prendre du temps pour réfléchir et partager sur leur mission pour un meilleur service d’Église, nous ne pouvons qu’y voir l’action de l’Esprit Saint travaillant à l’émergence d’une plus grande communion ecclésiale. Demandée par Jésus à son Père dans sa célèbre prière : « Que tous soient un, comme toi Père tu es en moi, et moi en toi » (Jn 17,21), l’unité est une promesse en voie de réalisation. Tel est bien ce à quoi participe la réunion du presbyterium.

+ R.P. Jean Pierre COTTANCEAU

© Archidiocèse de Papeete – 2016

La parole aux sans paroles – 54

Portrait d’un initiateur – Manutea (3)

Pour que l’Accueil Te Vaiete soit, il fallait une bonté d’âme et un esprit ingénieux. Manutea Gay est ce savant mélange. Il ne pouvait rester insensible à la détresse. C’est en toute discrétion qu’il ne cesse d’œuvrer depuis 30 ans dans l’ombre pour les personnes de l’ombre. Aujourd’hui, fort de son expérience, il fait le tour de notre situation sociale, avec honnêteté… sans langue de bois. La vérité toute crue d’un travail de terrain !

Et, tous ces foyers affichent complet aujourd’hui ?

« Ah oui ! Il y a toujours quelques places quand même mais c‘est quasiment plein ! Je précise que dans le dispositif d’aide aux personnes en errance au niveau du diocèse, le Secours Catholique gère l’accueil Te Vaiete, structure qui fonctionne à 100% avec des bénévoles. L’association Emauta qui est une structure également du Secours Catholique assure la gestion des 4 foyers précédemment énoncées avec l’aide d’une subvention de fonctionnement du pays de l’ordre de 80% du budget, pour la prise en charge des salariés essentiellement. Dans nos foyers d’accueil il y a des règles de vie en communauté, certains n’aiment pas les règles ! Et donc n’y viennent pas.

En complément de l’accueil Te Vaiete, l’association Te Torea intervient avec un accueil en journée. Le maillon qui manquait, c’est le centre d’hébergement de nuit à Tipaerui également géré par Te Torea. C’est une structure très utile qui nécessite sans doute une révision de son fonctionnement pour permettre à plus de personnes d’en bénéficier. Un nouveau projet est en cours de réalisation dans ce sens.

Globalement il existe de nombreuses structures d’accueil socio-éducatif à Tahiti, avec une gestion confessionnelle ou laïques et qui couvrent l’ensemble des besoins.

Les premiers foyers d’accueil pour la jeunesse en difficulté qui ont ouverts sont : le Foyer du Bon Pasteur pour les filles, administré par le diocèse catholique, le foyer Uruai a Tama à Sainte-Amélie administré par l’église protestante. À l’époque, les protestants ont aussi ouvert un foyer de jeunes filles à Paofai pour les jeunes travailleuses et les étudiantes venant des îles. Ça, c’était il y a une cinquantaine d’années. Ça a démarré par ça et il ne faut pas l’oublier ! Ces structures étaient soutenues par l’État, aujourd’hui l’ensemble est soutenu pour le Pays. Le Secours catholique assure à 100% le fonctionnement de l’accueil Te Vaiete et sans aucune subvention. »

Si demain tu deviens le ministre en charge de la solidarité, quelle sera ta première mesure ? N’y-a-t-il pas des solutions concrètes réalisables dès demain ?

« Alors, je ne vais pas répondre directement à cette question mais ma réponse va te satisfaire. Il y a un an, à l’initiative de la Croix Rouge, nous avons été invités à mener une réflexion sur un projet de Samu Social, qui n’existe pas ici en tant que tel. Donc, j’y ai participé par l’association Emauta en compagnie de nos directeurs de foyers et le Secours Catholique. D’autres associations ont participé. On s’est réuni plusieurs soirs pour faire remonter le vécu de nos structures. Les populations accueillies ont été classées en 5 catégories : les mineurs, les jeunes majeurs, les salariés, les sortants de prison et enfin les personnes âgées. Les échanges ont été très riches. On a aussi invité des professionnels du social et du médical ainsi qu’un magistrat, le Substitut général du Procureur Général au tribunal de Papeete. Suite à ces réflexions nous avons fait quelques suggestions pour soutenir les actions d’aujourd’hui mais surtout pour mettre en œuvre un véritable dispositif de prévention. Nous avons édité un petit rapport que l’on a appelé Le collectif Te Ta’i Vevo (qui sonne l’écho). Nous avons présenté ce travail en octobre 2015 à Monsieur le Haut-commissaire ainsi qu’à Monsieur le Président du Pays. J’espère que nos suggestions seront prises en compte, ce n’est pas quelque chose de lumineux, ce n’est pas quelque chose qu’on a rêvé, c’est seulement le travail d’un constat de terrain. »

Ton plus beau souvenir avec des SDF ?

« Oh ! C’est de voir ces garçons être apprivoisés au bout d’un certain temps. Ils arrivent, tels des félins qui se cachent dans un coin. Et puis, petit à petit, on voit un sourire, on entend un "bonjour", même si ce n’est qu’un geste de la tête. Ça fait tellement plaisir ! Ils ressuscitent ! Après, ils sont à l’aise. Ils passent le balai. Ils nettoient la vaisselle. Et puis, un beau jour, ils partent. On ne les voit plus ! S’ils reviennent après, c’est qu’ils ont fait soit un séjour en prison, soit suite une nouvelle dispute avec la famille. Je suis persuadé que l’on a bien fait d’ouvrir Te Vaiete. »

Et le plus dur ?

« Alors, un an après l’ouverture, je me suis retrouvé un jour seul et aujourd’hui je reconnais que c’était un erreur, une erreur de débutant peut-être. C’était un 1er janvier, on avait décidé de servir quand même ce jour-là. Un accueilli a dit un mot de travers et un autre est arrivé dans la salle avec une barre de fer. Là, je ne te cache pas, j’ai imploré le Seigneur. Vu mon gabarit, je ne faisais pas le poids. J’ai eu un peu peur mais je n’ai pas montré ma peur. (Rires) Heureusement que l’Esprit Saint m’a soutenu, j’ai réussi à calmer le jeu, en parlant simplement. C’était le 1er, au matin, je pense qu’ils avaient un peu bu la veille. Donc, dans ce genre de chose, il ne faut pas improviser. Et là, on avait hélas improvisé. Bon, c’était les débuts, on ne savait pas vraiment comment faire. C’était vraiment une erreur de débutant, c’est l’inexpérience ! Mais ça s’est bien terminé ! »

Un dernier message à ceux qui ne connaissent pas Te Vaiete ?

« De lire tes écrits ! (Rires) L’idéal, bien sûr, c’est d’y aller mais ce n’est pas donné à tout le monde ! Certains ont peur, d’autres ne veulent pas, d’autres encore ne peuvent pas. Donc il ne faut blâmer personne. Il faut reconnaitre que nous recevons une population difficile quand même ! Il faut oser, aucun bénévole ne se retrouve seul aujourd’hui, le premier pas est très souvent décisif pour continuer.

On peut très bien également s’y intéresser à travers les interviews que tu fais. En plus, c’est court et facile à lire ! Ça peut changer le regard de beaucoup de personnes. Si, on peut déjà limiter les discours négatifs, un peu à l’emporte-pièce, que je comprends car c’est souvent par méconnaissance ; Nous sommes là justement pour éclairer tout le monde. Arrêtons les critiques stériles, ça serait déjà pas mal ! (Rires) Merci à toi. »

© Nathalie SH - Accueil Te Vai-ete - 2016

Devenons des instruments de la Miséricorde

Audience générale du mercredi 12 octobre 2016

Lors de l’audience générale place Saint-Pierre le mercredi 12 octobre, le Pape François a poursuivi sa catéchèse sur la miséricorde. Il s’est penché pour la première fois de ce cycle de réflexion sur les œuvres corporelles et spirituelles de la miséricorde, car, a-t-il souligné, « il ne suffit pas de faire l’expérience de la miséricorde de Dieu dans sa propre vie, mais il est nécessaire d’en devenir les signes et les instruments pour les autres ».

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans les catéchèses précédentes, nous sommes rentrés petit à petit dans le grand mystère de la miséricorde de Dieu. Nous avons médité sur l’agir du Père dans l’Ancien Testament et puis à travers les récits évangéliques, nous avons vu comment Jésus, dans ses paroles et dans ses gestes, est l’incarnation de la miséricorde. Il a à son tour enseigné à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme le Père est miséricordieux » (Lc 6,36). C’est un engagement qui interpelle la conscience et l’action de tout chrétien. En effet, il ne suffit pas de faire l’expérience de la miséricorde de Dieu dans notre vie : il faut que quiconque la reçoit en devienne aussi le signe et l’instrument pour les autres. La miséricorde, en outre, n’est pas seulement réservée à des moments particuliers, mais elle embrasse toute notre existence quotidienne.

Comment pouvons-nous donc être témoins de la miséricorde ? Ne pensons pas qu’il s’agisse d’accomplir de grands efforts ou des gestes surhumains. Non, ce n’est pas cela. Le Seigneur nous indique une route beaucoup plus simple, faite de petits gestes, mais qui ont à ses yeux une grande valeur, au point qu’il nous a dit que nous serons jugés sur ceux-ci. En effet, une des plus belles pages de l’Évangile de Matthieu nous rapporte l’enseignement que nous pourrions considérer en quelque sorte comme le « testament de Jésus » de la part de l’évangéliste, qui a fait directement sur lui l’expérience de l’action de la miséricorde. Jésus dit que chaque fois que nous donnons à manger à celui qui a faim et à boire à celui qui a soif, que nous habillons une personne nue et que nous accueillons un étranger, que nous rendons visite à un malade ou à un prisonnier, c’est à lui que nous le faisons (cf. Mt 35,31-46). L’Église a appelé ces gestes les « œuvres de miséricorde corporelle », parce qu’elles secourent les personnes dans leurs besoins matériels.

Mais il y a aussi sept autres œuvres de miséricorde dites « spirituelles » qui concernent d’autres exigences aussi importantes, surtout aujourd’hui, parce qu’elles touchent l’intime des personnes et font souvent souffrir davantage. Nous nous souvenons certainement tous de l’une d’elles qui est entrée dans le langage commun : « Supporter patiemment les personnes ennuyeuses ». Et il y en a ! Il y en a des personnes ennuyeuses ! Cela pourrait sembler quelque chose de peu d’importance, qui nous fait sourire ; au contraire, il y a là un sentiment de profonde charité ; et il en est de même pour les six autres dont il est bon de se souvenir : conseiller ceux qui doutent, enseigner aux ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. Ce sont des choses de tous les jours ! « Mais je suis affligé… – Mais Dieu t’aidera, je n’ai pas le temps… » Non ! Je m’arrête, je l’écoute, je perds du temps et je le console, ceci est un geste de miséricorde et il est fait non seulement à cette personne, mais il est fait à Jésus !

Dans les prochaines catéchèses, nous nous arrêterons sur ces œuvres que l’Église nous présente comme le moyen concret de vivre la miséricorde. Au cours des siècles, beaucoup de personnes simples les ont mises en pratique, donnant ainsi un témoignage authentique de la foi. L’Église, d’ailleurs, fidèle à son Seigneur, nourrit un amour préférentiel pour les plus faibles. Souvent, ce sont les personnes les plus proches de nous qui ont besoin de notre aide. Nous ne devons pas aller à la recherche de qui sait quelles entreprises à réaliser. Il est mieux de commencer par les plus simples, que le Seigneur nous indique comme les plus urgentes. Dans un monde malheureusement frappé par le virus de l’indifférence, les œuvres de miséricorde sont le meilleur antidote. Elles nous éduquent, en effet, à l’attention à l’égard des exigences les plus élémentaires des « plus petits de nos frères » (Mt 25,40), en qui Jésus est présent. Jésus est toujours présent là. Là où il y a un besoin, une personne qui a un besoin, matériel ou spirituel, Jésus est là.

Reconnaître son visage dans le visage de celui est dans le besoin est un vrai défi contre l’indifférence. Cela nous permet d’être toujours vigilants, évitant que le Christ ne passe à côté de nous sans que nous le reconnaissions. Il vient à l’esprit la phrase de saint Augustin : « Timeo Iesum transeuntem » (Serm., 88,14,13), « J’ai peur que le Seigneur passe » et que je ne le reconnaisse pas, que le Seigneur passe devant moi dans une de ces personnes petites, démunies et que je ne me rende pas compte que c’est Jésus. J’ai peur que le Seigneur passe et que je ne le reconnaisse pas ! Je me suis demandé pourquoi saint Augustin a dit de craindre le passage de Jésus. La réponse est malheureusement dans nos comportements : parce que nous sommes souvent distraits, indifférents, et quand le Seigneur passe près de nous, nous perdons l’occasion de la rencontre avec lui.

Les œuvres de miséricorde réveillent en nous l’exigence et la capacité de rendre vivante et agissante la foi avec la charité. Je suis convaincu qu’à travers ces simples gestes quotidiens nous pouvons accomplir une véritable révolution culturelle, comme cela s’est produit dans le passé. Si chacun de nous, chaque jour, en accomplit un, ce sera une révolution dans le monde ! Mais tous, chacun de nous ! Combien de saints sont encore aujourd’hui évoqués non pas pour les grandes œuvres qu’ils ont réalisées, mais pour la charité qu’ils ont su transmettre ! Pensons à Mère Teresa, récemment canonisée : nous ne nous souvenons pas d’elle pour toutes les maisons qu’elle a ouvertes dans le monde, mais parce qu’elle se penchait sur chaque personne qu’elle trouvait au milieu de la rue pour lui rendre sa dignité. Combien d’enfants abandonnés a-t-elle serrés dans ses bras ! Combien de moribonds a-t-elle accompagnés au seuil de l’éternité en leur tenant la main ! Ces œuvres de miséricorde sont les traits du visage de Jésus-Christ qui prend soin de ses frères les plus petits pour apporter à chacun la tendresse et la proximité de Dieu.

Que l’Esprit Saint nous aide, que l’Esprit Saint allume en nous le désir de vivre avec ce style de vie : au moins en faire un par jour, au moins ! Apprenons de nouveau par cœur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles et demandons au Seigneur de nous aider à les mettre chaque jour en pratique, et au moment où nous voyons Jésus dans une personne qui est dans le besoin.

© Libreria Editrice Vaticana - 2016

Sport et Foi – Pour un sport plus inclusif et accessible

Discours du pape François lors de la 1ère rencontre mondiale « Sport et foi » - 5 octobre 2016

La première Conférence mondiale « Sport et foi », a été déclarée ouverte par le Pape François qui a reçu ce mercredi 5 octobre les participants à ces journées. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le président du Comité international olympique Thomas Bach étaient présents lors de cette rencontre, tout comme des représentants de diverses religions et plusieurs sportifs de renom. L’objectif est de lancer un mouvement pour renouveler le monde du sport à partir de six principes : la compassion, le respect, l’amour, l’inspiration, l’équilibre et la joie.

Chers frères et sœurs,

Je suis heureux de vous accueillir, vous, les représentants du monde du sport, avec les Autorités et les délégués d’autres communautés religieuses, qui êtes venus au Vatican pour manifester, comme le suggère le titre de la Conférence internationale, le précieux service que le sport rend à l’humanité. Je vous salue tous avec reconnaissance. Je salue en particulier le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon, et le président du Comité olympique international, Monsieur Thomas Bach.

Le sport est une activité humaine de grande valeur, capable d’enrichir la vie des personnes, dont peuvent bénéficier et se réjouir les hommes et les femmes de toutes nations, ethnies et appartenances religieuses. Ces derniers mois, justement, nous avons vu combien les Jeux olympiques et paralympiques ont été au centre de l’attention du monde entier. La devise olympique « altius, citius, fortius » (« plus haut, plus vite, plus fort », ndlt) est une invitation à développer les talents que Dieu nous a donnés. Quand nous voyons les athlètes tendres au maximum de leurs capacités, le sport nous enthousiasme, nous émerveille et nous fait nous sentir presque fiers. Il y a une grande beauté dans l’harmonie de certains mouvements, comme d’ailleurs dans la force ou dans le jeu d’équipe. Quand c’est ainsi, le sport transcende le niveau de la dimension purement physique et nous porte dans le théâtre de l’esprit, et même du mystère. Et ces mouvements sont accompagnés d’une grande joie et satisfaction, que nous pouvons partager, même sans avoir participé à la compétition.

Une autre caractéristique importante du sport est qu’il n’est pas réservé aux athlètes de grandes prestations. Il y a aussi un sport dilettante, d’amateur, récréatif, non orienté vers la compétition, mais qui permet à tous d’améliorer santé et bien-être, d’apprendre à travailler en équipe, à savoir gagner et aussi à savoir perdre. C’est pourquoi il est important que tous puissent participer aux activités sportives et je suis content qu’il y ait, au centre de votre attention de ces jours-ci, l’engagement à faire en sorte que le sport devienne de plus en plus inclusif et que ses bénéfices soient vraiment accessibles à tous.

Nos traditions religieuses partagent l’engagement à assurer le respect de la dignité de tous les êtres humains. C’est pourquoi il est beau de savoir que les institutions sportives mondiales ont pris à cœur aussi courageusement la valeur de l’inclusion. Le mouvement paralympique et d’autres associations sportives en soutien des personnes avec un handicap, comme les Special Olympics, ont eu un rôle décisif en aidant le public à reconnaître et à admirer les extraordinaires prestations d’athlètes avec des habilités et des capacités différentes. Ces événement nous offrent des expériences où apparaissent de manière admirable la grandeur et la pureté du geste sportif.

Mais en ce moment, je pense aussi à tous les enfants et adolescents qui vivent en marge de la société. Nous connaissons tous l’enthousiasme des enfants qui jouent avec un ballon dégonflé ou fait de chiffons, dans les faubourgs de quelque grande ville ou sur les chemins des petits villages. Je voudrais encourager tout le monde – institutions, sociétés sportives, réalités éducatives et sociales, communautés religieuses – à travailler ensemble afin que ces enfants puissent accéder au sport dans des conditions dignes, en particulier ceux qui en sont exclus à cause de la pauvreté. Cela me fait plaisir de savoir que sont présents au congrès les fondateurs de la Homeless Cup et d’autres fondations qui, à travers le sport, offrent aux plus désavantagés une possibilité de développement humain intégral.

Je désire aussi signaler une tâche et un défi pour vous, représentants du sport et des agences qui organisent les événement sportifs. Le défi est de préserver l’authenticité du sport, de le protéger des manipulations et de l’exploitation commerciale. Ce serait triste, pour le sport et pour l’humanité, si les gens ne réussissaient plus à avoir confiance dans la vérité des résultats sportifs, ou si le cynisme et le désenchantement prenaient le dessus sur l’enthousiasme et sur la participation joyeuse et désintéressée. Dans le sport, comme dans la vie, il est important de lutter pour le résultat, mais jouer bien et loyalement est encore plus important.

Je vous remercie donc, vous tous, pour vos efforts afin de déraciner toute forme de corruption et de manipulation. Je sais qu’une campagne guidée par les Nations Unies pour lutter contre le cancer de la corruption dans tous les domaines de la société est mise en œuvre. Quand les personnes luttent pour créer une société plus juste et transparente, elles collaborent à l’œuvre de Dieu. Nous aussi, responsables de différentes communautés religieuses, nous voulons offrir notre contribution à cet engagement. En ce qui concerne l’Église catholique, elle est engagée dans le monde du sport pour apporter la joie de l’Évangile, l’amour inclusif et inconditionnel de Dieu pour tous les êtres humains.

Je vous souhaite que ces journées de rencontre et de réflexion vous permettent de mieux explorer le bien que le sport et la foi peuvent apporter dans nos sociétés. Je confie à Dieu toutes vos œuvres, toutes vos attentes et vos espérances et j’invoque de tout cœur sur chacun de vous sa bénédiction ; et je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi.

© Libreria Editrice Vaticana - 2016

 

 

Pourquoi donner rend heureux

Entretien avec l’économiste Mickaël Mangot

Le bonheur est plus une affaire d’émotions et de sentiments que de gros sous. Pourtant, donner contribue largement au bonheur, affirme l’économiste Mickaël Mangot.

 

 

La Vie : « Donner fait du bien aux autres et à soi-même », tel était le slogan de France Générosités en 2015. Un slogan reconduit cette année. Qu’est-ce qui vous séduit dans ce message ?

Mickaël Mangot : C’est un message nouveau qui tranche avec les angles souvent utilisés pour les appels au don (la responsabilité, la morale et l’émotionnel). Avec un tel slogan, France Générosités contribue à ce que notre société reconnaisse aujourd’hui les bienfaits du don, pour tout le monde. En tant que spécialiste de l’économie du bonheur (voir ci-dessous), j’étudie comment les comportements économiques, notamment à travers nos modes de consommation et en entreprise, peuvent avoir un impact sur notre bonheur. Or, selon la recherche, s’il y a un type d’action économique qui augmente significativement le bonheur, c’est bien le don.

La Vie : L’argent ne fait pas le bonheur, mais le donner oui, assurez-vous. Selon vous, plus on donne, plus on a de chances d’être heureux ?

Mickaël Mangot : Je travaille d’après des observations faites par des chercheurs internationaux soit en laboratoire soit dans la vie réelle. À partir de ces matériaux, on observe que les gens qui donnent, quel que soit le montant de leur don, sont plus heureux que leurs homologues (du même âge et de même situation socio-économique) qui ne donnent pas. Une étude internationale a même révélé qu’un donateur augmente le niveau de satisfaction de sa vie autant que s’il voyait un doublement de son salaire. En clair : un euro donné vaut beaucoup plus (jusqu’à 20 fois plus) qu’un euro gagné en salaire ! Et le don augmente de manière bien plus durable le bonheur que la consommation.

La Vie : Comment expliquer ce fait ?

Mickaël Mangot : Les sciences du bonheur, qui font intervenir la psychologie, les neurosciences et même l’économie, mesurent trois dimensions du bonheur : premièrement, la dimension émotionnelle, que l’on appelle « bien-être émotionnel », c’est-à-dire l’équilibre entre émotions positives et négatives, et qui s’expérimente dans le court terme. Ensuite, la dimension cognitive reflétée par la « satisfaction de la vie », une note d’ensemble donnée à sa vie : elle s’inscrit dans le moyen terme. Enfin, la dimension psychologique, ou « bien-être psychologique », qui s’inscrit, elle, dans le long terme et inclut différents sentiments (l’autonomie, le contrôle, la relation aux autres, l’estime de soi, le sens de sa vie, etc.). 

En donnant, on ressent immédiatement des émotions positives, la vie semble plus satisfaisante et avoir plus de valeur, et on se sent plus autonome dans ses choix, tout en ayant un impact sur le monde et en trouvant un sens à la vie. Je pourrais dire comme Jean-Jacques Rousseau dans les Rêveries d’un promeneur solitaire : « Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le cœur humain puisse goûter. »

La Vie : Aux États-Unis, des études ont montré que les personnes sans ressources donnaient davantage que les riches. Un paradoxe ?

Mickaël Mangot : Non, ce n’est pas vraiment un paradoxe. Le don répond à de multiples motivations. Donner est positif pour l’image de soi et l’image sociale. Pour ceux qui sont en bas de l’échelle, c’est donc très important. Le don, au même titre que la consommation ostentatoire, contribue à donner un statut.

La Vie : Quels conseils donnez-vous à ceux qui souhaitent faire un don mais ne savent pas trop comment s’y prendre ?

Mickaël Mangot : Je préconise de ne pas attendre le Téléthon pour donner, mais de mobiliser sa puissance de don tout au long de l’année, par de petits dons fréquents plutôt que des versements importants mais rares. Cela permet de se reconnecter fréquemment à ses valeurs. Je ne suis pas favorable au prélèvement automatique, car, pour générer du bonheur, le don doit être accompli consciemment ; si l’on a recours à ce moyen de paiement, on finit par l’oublier. Mais je sais aussi que pour le bonheur des associations, la régularité et la prévisibilité de ces versements réguliers sont un vrai plus… Celles-ci peuvent amplifier la dimension solidaire du don, en organisant des communautés de donateurs, pour créer chez ces derniers ce sentiment d’appartenance à un groupe qui partage les mêmes valeurs.

La Vie : Être croyant contribue-t-il au bonheur ?

Mickaël Mangot : Les chercheurs ont repéré que le don a un effet très clairement positif chez les adeptes et pratiquants d’une religion. Le monde apparaît moins chaotique au croyant car il croit en Dieu, il a trouvé un sens à sa vie, et il est connecté socialement au monde, ne serait-ce qu’en allant aux offices où il rencontre d’autres personnes.

La Vie : Selon le rapport du World Giving Index 2015, qui étudie l’état de la générosité dans le monde, la France est en retard sur d’autres pays occidentaux, comment l’expliquer ?

Mickaël Mangot : Les chiffres montrent qu’il y a environ 30% de donateurs réguliers en France contre 60 à 70% dans les pays anglo-saxons. Chez ces derniers, le total des dons privés se situe dans une fourchette comprise entre 0,5% et 1,4% du PIB, alors qu’il ne représente que 0,1% dans l’Hexagone. Les habitudes prises en matière de dons sont notamment le reflet des structures politiques dans lesquelles une population évolue. En France, l’État a pris en charge un certain nombre de causes sociales et les Français se sont habitués à se reposer sur lui. De nombreuses personnes ne donnent pas car elles donnent déjà aux impôts. Mais, par définition, le don, volontaire, n’est pas un impôt ! Les études affirment aussi qu’environ 30% de l’écart de bonheur entre la France et les pays dits « les plus heureux au monde » (pays scandinaves et anglo-saxons) s’expliquerait par la moindre propension à donner des Français.

La Vie : La défiance des Français vis-à-vis de l’État peut-elle avoir un impact sur leurs dons ?

Mickaël Mangot : Oui, je le crois. On sait depuis longtemps que les gens donnent plus à des organismes quand ils considèrent ceux-ci comme efficaces. Une étude très récente a montré que les dons aux associations dépendaient aussi de la perception de l’efficacité de l’État et donc des impôts qu’il collecte. Lorsque ce dernier semble peu efficace, les intermédiaires que sont les associations en pâtissent également. L’impact sur le don est négatif quand les particuliers paient beaucoup d’impôts et qu’en plus, ils ont l’impression que leur argent est mal utilisé. Une attitude répandue, dans ce genre de situations, est de se passer des intermédiaires que sont les associations et de garder son argent pour soi ou pour s’occuper de ses proches.

L’économie du bonheur

Ce nouveau courant de recherche en économie s’inscrit dans la voie ouverte par des économistes iconoclastes des années 1970. Ceux-ci ont commencé à étudier les corrélations entre les différentes variables économiques et le niveau de bonheur des individus à travers le monde. Au même moment se sont développées la psychologie positive, qui étudie l’épanouissement des individus, ou encore la psychologie hédoniste, qui s’intéresse au plaisir et à la satisfaction. Ces courants prennent en compte davantage les émotions positives et le bien-être plutôt que les pathologies mentales.

© La Vie - 2016

Commentaire des lectures du dimanche

 

 

 

La prière et l'action

Les textes de ce dimanche nous rappellent qu’il faut prier régulièrement, sans nous décourager. La prière accompagne l’action et nous aide à affronter les problèmes et les difficultés de la vie.

Il y a peu de temps, un journaliste se moquait d’un prêtre qui demandait aux gens de prier alors qu’une tornade s’approchait de leur île dans les Caraïbes. Le journaliste affirmait que lorsqu’un danger est imminent, ce n’est pas le temps de prier mais de se préparer à faire face à la menace. En lisant cet article, on se rend compte que le journaliste en question ne sait pas vraiment ce qu’est la prière.

La prière n’est pas une formule magique qui nous permette de nous croiser les bras en attendant que Dieu fasse un miracle. Bien sûr, les gens peuvent espérer que la tornade change de direction et passe loin de leur île, mais la prière est là pour nous aider à bien nous préparer afin d’éviter le plus possible les effets destructeurs de la tornade. Une fois l’ouragan passé, la prière nous donne la force et le courage de réparer les dégâts pour revenir à une vie normale. Voilà le but de la prière.

Et cela s’applique à tous les événements importants de notre vie : l’éducation des enfants et des petits enfants, la perte d’emploi, la maladie, l’effet débilitant de la vieillesse, les conséquences d’un accident, etc. La prière nous aide à faire face aux événements de la vie, tout en sachant que même pendant les périodes les plus difficiles, Dieu nous accompagne.

Si, par exemple, quelqu’un prie pour arrêter de fumer, pour guérir de l’alcoolisme, pour faire face à un problème familial, cette personne ne peut s’attendre à un miracle. Mais la prière la soutiendra dans sa décision d’agir. Ce sera difficile mais nous savons que Dieu est avec nous. Ensemble nous pouvons réussir à surmonter les obstacles.

La prière nous invite donc à agir avec courage face à une situation dangereuse. Dans la première lecture d’aujourd’hui, nous avons l’exemple de Moïse qui prie pendant que Josué engage le combat contre les Amalécites. « Moïse dit à Josué : va combattre les Amalécites. Moi, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main ». Pour Moïse et pour Josué, la prière et l’action vont main dans la main.

« Prier pour obtenir la victoire et refuser de se battre est preuve de mauvaise éducation, dit Dieu » (Charles Péguy). Nous prions pour ne pas céder à la fatigue et pour avoir le courage de réagir avec détermination. La prière n’est pas un analgésique qui nous permette d’oublier nos problèmes. Au contraire, elle nous aide à les comprendre et nous donne la force de trouver des réponses adéquates.

J’ai connu des gens en phase terminale de cancer qui ont lutté jusqu’à la dernière minute et ont trouvé du sens à leur maladie et à leurs souffrances. Avec la confiance qu’ils avaient en Dieu, ils ont lutté avec énergie sans ne jamais perdre l’espérance qui les animait.

Il ne s’agit pas ici de choisir entre la contemplation et l’action. Il nous faut vivre ces deux réalités à la fois. La prière est nécessaire pour soutenir notre action. Saint Benoît, le fondateur des Bénédictins, a voulu établir la vie monastique sur la prière et le travail (« ora et labora »). Et saint Ignace de Loyola proposait à ses Jésuites d’être des « contemplatifs dans l’action ».

Souvent, nous courons à droite et à gauche, pris dans l’engrenage de la consommation et de la vitesse. Nous n'avons plus le temps de nous arrêter, sauf au moment de l'infarctus. « Vous savez, moi, avec mes études, mon travail, ma vie sociale, mes sports, mes engagements, je n'ai pas le temps de prier. Le dimanche matin est mon seul temps de repos... Vous comprenez pourquoi je ne vais pas à la messe. »

Prier n’est pas une perte de temps, c’est une manière intelligente de remettre en perspective les nombreuses activités de notre vie de tous les jours.

La prière est la meilleure façon de retrouver un certain équilibre, tout en gardant un contact régulier avec Dieu. Elle nous rappelle que le Seigneur nous accompagne dans notre pèlerinage de vie. Nous ne sommes jamais seuls à faire face aux difficultés que nous rencontrons.

De toutes les formes de prière, l’invocation communautaire est probablement la meilleure et la plus efficace. C’est pourquoi l’Eucharistie a toujours été privilégiée par les chrétiens. À l’eucharistie, le jour du Seigneur, nous sommes réunis « en église » pour écouter ce que Dieu veut nous dire et recevoir la force du Seigneur. Ce ressourcement ecclésial nous permet ensuite de retourner à nos familles pour affronter toutes les éventualités qui se présentent à nous.

© Cursillo

 

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Date de dernière mise à jour : 2016-10-14