PKO 21.04.2013


Dimanche 21 avril 2013 – 4
ème Dimanche de Pâques – Année C

Bulletin gratuit de liaison de la communauté de la Cathédrale de Papeete n°27/2013

HUMEURS

« Vous êtes aussi con que votre curé ! »

Dimanche dernier la Cathédrale a ouvert ses portes au concert organisé par Musique En Polynésie, un concert de grande qualité, apprécié par le public.

Malheureusement, un incident à la sortie du concert, est venu ternir ce magnifique moment… et nous ne pouvons le taire car il fut public et méprisant pour nos bénévoles et irrespectueux pour le sanctuaire qu’est la Cathédrale.

Afin de permettre aux musiciens de répéter à la tribune avec l’orgue, les bénévoles de la Cathédrale se sont rendus disponibles, samedi et dimanche, … et étaient encore présents lors du concert…

Au terme de celui-ci, les bénévoles responsables de la tribune ont remis en place bancs et chaises pendant qu’en bas les musiciens s’entretenaient avec quelques personnes du public. Le responsable de l’orgue s’assura que rien d’autre hormis le sac de Mr Soustrot ne restait à la tribune et le lui descendit et là… notre trompettiste le voyant avec son sac lui dit : « Vous êtes aussi con que votre curé ! » Les personnes présentent, y compris l’organiste, en furent stupéfaites. Mépris pour ceux qui ont donné gratuitement leur temps afin d’être à sa disposition, irrespect pour le sanctuaire qui l’accueille… que Mr Soustrot partage ou non notre foi, les fidèles se sont sentis blessés et meurtris…

Depuis sa réfection en 2006, la Cathédrale ouvre largement ses portes pour accueillir les formations musicales qui veulent s’y produire. Les bénévoles n’hésitent pas à se plier en quatre pour faciliter leur travail. La Cathédrale est mise gracieusement à leur disposition… seules exigences : musiques ou chants religieux et entrée libre et gratuite… Aucune des chorales qui ont donné un concert depuis 2006 (Rhum-citron, CAPAT, Chorale de l’Université, Pro-Musica, Chœur de Nouméa…) n’ont jamais cherché a contourner ces exigences… au contraire.

Déjà en 2007, le M.E.P. avait nourri l’ambiguïté dans ses annonces au sujet de la gratuité… ce fut aussi le cas dans l’affiche annonçant ce concert…à cela s’ajoute maintenant l’attitude de Mr Soustrot qui nous laisse un goût amer…

« La musique adoucit les mœurs… mais pas celle de ce trompettiste ! »

                                                                   

En marge de l’actualité

Faire des choix radicaux

Le 21 avril, sera célébrée la 50ème journée mondiale de prière pour les vocations. Le thème choisi par le Saint Père est : « Les vocations, signe de l'espérance fondée sur la foi ».

« Le problème du nombre suffisant de prêtres - soulignait le Souverain Pontife Paul VI – touche de près tous les fidèles : non seulement parce que l'avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce ce problème est le signe précis et indéniable de la vitalité de la foi et de l'amour des communautésparoissiales et diocésaines particulières, et le témoignage de la santé morale des familles. Là où l'on vit généreusement selon l'Évangile, là jaillissent de nombreuses vocations à l'état clérical et religieux ». (Paul VI, Radio message du 11 avril 1964)

Ce rendez-vous annuel significatif du quatrième dimanche de Pâques a favorisé un engagement fort pour mettre toujours plus au centre de la spiritualité, de l'action pastorale et de la prière des fidèles, l'importance des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée...

Aujourd'hui encore, vivant dans la communauté des disciples qui est l'Église, Jésus appelle à le suivre. Et cet appel peut nous rejoindre à n'importe quel moment. Aujourd'hui encore Jésus répète : « Viens ! Suis-moi ! » (Mc 10, 21)...

Les vocations sacerdotales et religieuses naissent de l'expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté...

Je souhaite que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l'attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus. Chers jeunes, n'ayez pas peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l'engagement généreux ! Ainsi vous serez heureux de servir... vous apprendrez à « rendre raison de l'espérance qui est en vous » (1 P 3, 15) !

Benedictus PP. XVI

Jésus est l’« avocat » de l’homme

Catéchèse de pape françois du mercredi 17 avril 2013

« Nous avons un avocat qui nous défend toujours, qui nous défend des pièges du diable, nous défend de nous-mêmes, de nos péchés ! Chers frères et sœurs, nous avons cet avocat », le « Christ », a déclaré le pape François lors de sa catéchèse, ce 17 avril 2013. Lors de l’audience générale, place Saint-Pierre, le pape a encouragé à avoir recours à cet « avocat » : « n’ayons pas peur d’aller à lui pour lui demander pardon, lui demander sa bénédiction, sa miséricorde ! Il nous pardonne toujours, il est notre avocat : il nous pardonne toujours ! Ne l’oubliez pas ! ».

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans le Credo, nous trouvons l’affirmation que Jésus « est monté au ciel, il est assis à la droite du Père ». La vie terrestre de Jésus atteint son sommet lors de l’événement de l’Ascension, c’est-à-dire quand il passe de ce monde au Père et est élevé à sa droite. Quelle est la signification de cet événement ? Quelles en sont les conséquences pour notre vie ? Que signifie contempler Jésus assis à la droite du Père ? À ce propos, laissons-nous guider par l’évangéliste Luc.

Partons du moment où Jésus décide d’entreprendre son dernier pèlerinage à Jérusalem. Saint Luc remarque : « Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem » (Lc 9, 51). Alors qu’il « monte » vers la ville sainte, où s’accomplira son « exode » de cette vie, Jésus voit déjà l’objectif, le Ciel, mais il sait bien que la voie qui le ramène à la gloire du Père passe à travers la Croix, à travers l’obéissance au dessein divin d’amour pour l’humanité. Le Catéchisme de l’Église catholique affirme que « l’élévation sur la croix signifie et annonce l’élévation de l’Ascension au ciel » (n. 661). Nous aussi, nous devons avoir clairement à l’esprit que, dans notre vie chrétienne, entrer dans la gloire de Dieu exige la fidélité quotidienne à sa volonté, même quand elle demande un sacrifice, quand elle demande parfois de changer nos programmes. L’Ascension de Jésus eut lieu concrètement sur le Mont des Oliviers, près du lieu où il s’était retiré en prière avant la passion pour rester en profonde union avec le Père : encore une fois, nous voyons que la prière nous donne la grâce de vivre fidèles au projet de Dieu.

À la fin de son Évangile, saint Luc rapporte l’événement de l’Ascension de manière très synthétique. Jésus conduisit les disciples « jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu » (24, 50-53) ; ainsi parle saint Luc. Je voudrais remarquer deux éléments du récit. Tout d’abord, au cours de l’Ascension, Jésus accomplit le geste sacerdotal de la bénédiction et les disciples expriment sûrement leur foi par la prosternation, ils s’agenouillent en baissant la tête. Cela est un premier point important : Jésus est le prêtre unique et éternel qui avec sa passion est passé par la mort et le sépulcre, qui est ressuscité et qui est monté au Ciel ; il est auprès de Dieu le Père, où il intercède pour toujours en notre faveur (cf. He 9, 24). Comme l’affirme Jean dans sa Première Lettre, Il est notre avocat : qu’il est beau d’entendre cela ! Quand quelqu’un est appelé chez le juge ou passe en procès, la première chose qu’il fait est de chercher un avocat pour qu’il le défende. Nous, nous en avons un qui nous défend toujours, il nous défend des menaces du diable, il nous défend de nous-mêmes, de nos péchés ! Très chers frères et sœurs, nous avons cet avocat : n’ayons pas peur d’aller à Lui pour demander pardon, pour demander sa bénédiction, pour demander miséricorde ! Il nous pardonne toujours, il est notre avocat : il nous défend toujours ! N’oubliez pas cela ! L’ascension de Jésus au Ciel nous fait alors connaître cette réalité si réconfortante pour notre chemin : dans le Christ, vrai Dieu et vrai homme, notre humanité a été conduite auprès de Dieu ; Il nous a ouvert le passage ; Il est comme un chef de cordée quand on escalade une montagne, qui est arrivé au sommet et qui nous guide à Lui en nous conduisant à Dieu. Si nous lui confions notre vie, si nous nous laissons guider par Lui nous sommes certains d’être entre des mains sûres, entre les mains de notre sauveur, de notre avocat.

Un deuxième élément : saint Luc rapporte que les Apôtres, après avoir vu Jésus monter au ciel, rentrèrent à Jérusalem « avec une grande joie ». Cela nous semble un peu étrange. En général, quand nous sommes séparés de nos parents, de nos amis, pour un départ définitif et surtout à cause de la mort, il y a en nous une tristesse naturelle, parce que nous ne verrons plus leur visage, nous n’entendrons plus leur voix, nous ne pourrons plus jouir de leur affection, de leur présence. En revanche, l’évangéliste souligne la profonde joie des apôtres. Mais pourquoi ? Justement parce que, avec le regard de la foi, ils comprennent que, bien que soustrait à leurs yeux, Jésus reste pour toujours avec eux, il ne les abandonne pas et, dans la gloire du Père, il les soutient, les conduit et intercède pour eux.

Saint Luc raconte l’événement de l’Ascension également au début des Actes des apôtres, pour souligner que ce fait est comme l’anneau qui rattache et relie la vie terrestre de Jésus à celle de l’Église. Ici, saint Luc évoque aussi la nuée qui soustrait Jésus à la vue des disciples, qui restent à contempler le Christ pendant son ascension vers Dieu (cf. Ac 1, 9-10). Deux hommes vêtus de blancs interviennent alors et les invitent à ne pas rester immobiles à regarder le ciel, mais à nourrir leur vie et leur témoignage de la certitude que Jésus reviendra de la même manière qu’ils l’ont vu monter au ciel (cf. Ac 1, 10-11). C’est précisément l’invitation à partir de la contemplation de la Seigneurie du Christ, pour avoir de Lui la force de porter et de témoigner l’Évangile dans la vie de tous les jours : contempler et agir, ora et labora enseigne saint Benoît, sont tous deux nécessaires à notre vie de chrétiens.

Chers frères et sœurs, l’Ascension n’indique pas l’absence de Jésus, mais nous dit qu’il est vivant au milieu de nous de manière nouvelle ; il n’est plus dans un lieu précis du monde comme il l’était avant l’Ascension ; à présent, il est dans la Seigneurie de Dieu, présent en tout lieu et en tout temps, proche de chacun de nous. Dans notre vie, nous ne sommes jamais seuls : nous avons cet avocat qui nous attend, qui nous défend. Nous ne sommes jamais seuls : le Seigneur crucifié et ressuscité nous guide ; avec nous, il y a beaucoup de frères et sœurs qui, dans le silence et dans l’anonymat, dans leur vie de famille et de travail, dans leurs problèmes et difficultés, dans leurs joies et espérances, vivent quotidiennement la foi et apportent, avec nous, au monde la Seigneurie de l’amour de Dieu, en Jésus Christ ressuscité, monté au Ciel, avocat de notre cause. Merci.

APPEL

J’ai appris avec tristesse le violent séisme qui a frappé les populations de l’Iran et du Pakistan, en provoquant la mort, la souffrance et la destruction. J’élève une prière à Dieu pour les victimes et pour tous ceux qui sont dans la douleur et je désire manifester ma proximité au peuple iranien et au peuple pakistanais.

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Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi

Message pour la 50ème Journée mondiale de prière pour les Vocations

« Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi » : c’est le thème du message de Benoît XVI pour la 50èmeJournée Mondiale de Prière pour les Vocations célébrée ce dimanche, 21 avril 2013, quatrième dimanche de Pâques. « Les vocations sacerdotales et religieuses naissent de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté », explique Benoît XVI.

Chers frères et sœurs, bonjour !

En cette 50ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, célébrée le 21 avril 2013, quatrième dimanche de Pâques, je voudrais vous inviter à réfléchir sur le thème : « Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi », qui s’inscrit bien dans le contexte de l’Année de la Foi et dans le 50ème anniversaire de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II. Le Serviteur de Dieu Paul VI, pendant l’Assemblée conciliaire, institua cette Journée d’invocations unanimes adressées à Dieu le Père pour qu’il continue d’envoyer des ouvriers pour son Église (cf. Mt 9,38). « Le problème du nombre suffisant de prêtres – soulignait alors le Pontife – touche de près tous les fidèles : non seulement parce que l’avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce que ce problème est le signe précis et indéniable de la vitalité de la foi et de l’amour des communautés paroissiales et diocésaines particulières, et le témoignage de la santé morale des familles chrétiennes. Là où l’on vit généreusement selon l’Évangile, là jaillissent de nombreuses vocations à l’état clérical et religieux » (Paul VI, Radio message, 11 avril 1964).

Ces dernières décennies, les diverses communautés ecclésiales répandues dans le monde entier se sont retrouvées spirituellement unies chaque année, le quatrième dimanche de Pâques, pour implorer de Dieu le don de saintes vocations et pour proposer à nouveau à la réflexion de tous l’urgence de la réponse à l’appel divin. Ce rendez-vous annuel significatif a favorisé, en effet, un engagement fort pour mettre toujours plus au centre de la spiritualité, de l’action pastorale et de la prière des fidèles, l’importance des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.

L’espérance est attente de quelque chose de positif pour l’avenir, mais qui en même temps doit soutenir notre présent, souvent marqué par les insatisfactions et les insuccès. Où se fonde notre espérance ? En regardant l’histoire du peuple d’Israël racontée dans l’Ancien Testament, nous voyons émerger, même dans les moments de plus grande difficulté comme ceux de l’exil, un élément constant, rappelé en particulier par les prophètes : la mémoire des promesses faites par Dieu aux Patriarches ; mémoire qui requiert d’imiter l’attitude exemplaire d’Abraham, rappelée par l’Apôtre Paul, « espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples, selon qu'il fut dit: telle sera ta descendance » (Rm 4,18). Une vérité éclairante et consolante qui émerge de toute l’histoire du salut est la fidélité de Dieu à l’alliance, dans laquelle il s’est engagé et qu’il a renouvelée chaque fois que l’homme l’a trahie par l’infidélité, le péché, de l’époque du déluge (cf. Gn 8,21-22) à celle de l’exode et de la traversée du désert (cf. Dt 9,7); fidélité de Dieu qui est allée jusqu’à sceller la nouvelle et éternelle alliance avec l’homme, à travers le sang de son Fils, mort et ressuscité pour notre salut.

À tout moment, surtout dans les moments les plus difficiles, c’est toujours la fidélité de Dieu, authentique force motrice de l’histoire et du salut, qui fait vibrer les cœurs des hommes et des femmes et qui les confirme dans l’espérance de rejoindre un jour la « Terre promise ». Là se trouve le fondement sûr de toute espérance: Dieu ne nous laisse jamais seuls et il est fidèle à la parole donnée. Pour cette raison, en toute situation, heureuse ou défavorable, nous pouvons nourrir une solide espérance et prier avec le psalmiste : « En Dieu seul repose-toi, mon âme, de lui vient mon espoir » (Ps 62,6). Espérer signifie donc se confier dans le Dieu fidèle, qui garde les promesses de l’alliance. Foi et espérance sont ainsi étroitement unies. « De fait “espérance” est un mot central de la foi biblique – au point que, dans certains passages, les mots “foi” et “espérance” semblent interchangeables. Ainsi, la Lettre aux Hébreux lie étroitement à la “plénitude de la foi” (10, 22) “l'indéfectible profession de l'espérance” (10, 23). De même, lorsque la Première Épître de Pierre exhorte les chrétiens à être toujours prêts à rendre une réponse à propos du logos – le sens et la raison – de leur espérance (cf. 3, 15), “espérance” est équivalent de “foi” » (Enc. Spe salvi, n. 2).

Chers frères et sœurs, en quoi consiste la fidélité de Dieu à laquelle nous devons nous confier avec une ferme espérance ? En son amour. Lui, qui est Père, répand son amour dans notre être le plus profond, par l’Esprit Saint (cf. Rm 5,5). Et cet amour précisément, manifesté pleinement en Jésus Christ, interpelle notre existence, requiert une réponse sur ce que chacun veut faire de sa propre vie, sur ce qu’il est disposé à mettre en jeu pour la réaliser pleinement. L’amour de Dieu suit parfois des chemins impensables, mais rejoint toujours ceux qui se laissent trouver. L’espérance se nourrit donc de cette certitude : « Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1 Jn 4,16). Et cet amour exigeant, profond, qui dépasse la superficialité, nous donne courage, nous fait espérer dans le chemin de la vie et dans l’avenir, nous fait avoir confiance en nous-mêmes, dans l’histoire et dans les autres. Je voudrais m’adresser tout particulièrement à vous les jeunes et vous redire : « Que serait votre vie sans cet amour ? Dieu prend soin de l’homme de la création jusqu’à la fin des temps, lorsqu’il mènera à bien son projet de salut. Dans le Seigneur ressuscité nous avons la certitude de notre espérance ! » (Discours aux jeunes du diocèse de San Marino-Montefeltro, 19 juin 2011).

Comme il advint dans le cours de son existence terrestre, aujourd’hui encore Jésus, le Ressuscité, marche au long des routes de notre vie, et nous voit plongés dans nos activités, avec nos désirs et nos besoins. C’est justement dans le quotidien qu’il continue de nous adresser sa parole ; il nous appelle à réaliser notre vie avec Lui, le seul qui soit capable d’étancher notre soif d’espérance. Aujourd’hui encore, Vivant dans la communauté des disciples qui est l’Église, il appelle à le suive. Et cet appel peut nous rejoindre à n’importe quel moment. Aujourd’hui encore Jésus répète : « Viens ! Suis-moi ! » (Mc10,21). Pour accueillir cette invitation, il faut ne plus choisir soi-même son propre chemin. Le suivre signifie immerger sa propre volonté dans la volonté de Jésus, lui donner vraiment la priorité, le mettre à la première place par rapport à tout ce qui fait partie de notre vie : la famille, le travail, les intérêts personnels, soi même. Cela signifie Lui remettre notre propre vie, vivre avec Lui dans une intimité profonde, entrer à travers Lui en communion avec le Père dans l’Esprit Saint et, en conséquence, avec les frères et sœurs. Cette communion de vie avec Jésus est le «lieu» privilégié où l’on fait l’expérience de l’espérance et où se réalisera une vie libre et remplie !

Les vocations sacerdotales et religieuses naissent de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté. Il est donc nécessaire de grandir dans l’expérience de la foi, comprise comme relation profonde avec Jésus, comme écoute intérieure de sa voix, qui résonne en nous. Ce chemin, qui rend capable d’accueillir l’appel de Dieu, peut advenir à l’intérieur de communautés chrétiennes qui vivent un intense climat de foi, un témoignage généreux d’adhésion à l’Évangile, une passion missionnaire qui conduit au don total de soi pour le Royaume de Dieu, alimenté par la fréquentation des Sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et par une fervente vie de prière. Cette dernière « doit, d'une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D'autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l'Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste » (Enc. Spe salvi, n. 34).

La prière constante et profonde fait croître la foi de la communauté chrétienne, dans la certitude toujours renouvelée que Dieu n’abandonne jamais son peuple et qu’il le soutient en suscitant des vocations spéciales, au sacerdoce et à la vie consacrée, pour qu’elles soient signes d’espérance pour le monde. Les prêtres et les religieux, en effet, sont appelés à se donner d’une manière inconditionnée au peuple de Dieu, dans un service d’amour de l’Évangile et de l’Église, un service de cette ferme espérance que seule l’ouverture à l’horizon de Dieu peut donner. Ainsi, avec le témoignage de leur foi et avec leur ferveur apostolique, ils peuvent transmettre, particulièrement aux nouvelles générations, le vif désir de répondre généreusement et promptement au Christ qui appelle à le suivre de plus près. Quand un disciple de Jésus accueille l’appel divin pour se dédier au ministère sacerdotal ou à la vie consacrée, se manifeste un des fruits les plus mûrs de la communauté chrétienne, qui aide à regarder avec une particulière confiance et espérance vers l’avenir de l’Église et vers sa mission d’évangélisation. Cela nécessite toujours en effet de nouveaux ouvriers pour la prédication de l’Évangile, pour la célébration de l’Eucharistie, pour le Sacrement de la Réconciliation. Par conséquent, que ne manquent pas les prêtres zélés, qui sachent accompagner les jeunes comme « compagnons de voyage » pour les aider à reconnaître, sur le chemin souvent tortueux et obscur de la vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie (cf. Jn 14,6) ; pour leur proposer, avec courage évangélique, la beauté du service de Dieu, de la communauté chrétienne, des frères ! Des prêtres qui montrent la fécondité d’un engagement enthousiasmant, donnant un sens plénier à leur propre existence, parce que fondé sur la foi en celui qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4,19) ! Je souhaite également que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l’attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus. Chers jeunes, n’ayez pas peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l’engagement généreux ! Ainsi vous serez heureux de servir, vous serez témoins de cette joie que le monde ne peut donner, vous serez les flammes vives d’un amour infini et éternel, vous apprendrez à « rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1 P 3, 15) !

Du Vatican, le 6 octobre 2012

BENOÎT XVI

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L’onction des prêtres pour le peuple de Dieu

Nouveau directoire pour le ministère de la vie des prêtres

« L’onction reçue par les prêtres est pour le peuple », explique le cardinal Piacenza, qui invite les prêtres à « travailler sur [leur] humanité, sur [leurs] limites, sur [leurs] défauts parfois persistants », non pas « par manie narcissique d’une perfection ascétique » mais « par amour de Dieu et des âmes ». Le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, a présenté la nouvelle édition du Directoire pour le ministère de la vie des prêtres, aux responsables de la formation permanente des prêtres réunis à Cracovie, en Pologne, mardi 16 avril 2013. Voici le texte de présentation de ce document.


PRÉSENTATION

Le phénomène de la « sécularisation » autrement dit, la tendance à vivre dans une projection horizontale, en ignorant ou en neutralisant la dimension transcendante de l’existence tout en acceptant volontiers le discours religieux, concerne tous les baptisés. Ce phénomène a pris tellement d’ampleur au cours des dernières décennies qu’il a obligé ceux qui, par mandat divin, ont pour tâche de guider l’Église, à adopter une position claire. Une de ces répercussions est l’éloignement de la pratique religieuse accompagné d’un refus – parfois conscient, parfois induit par des habitudes imposées sournoisement par une culture décidée à déchristianiser la société civile – tant du déposta fidei tel qu’il est authentiquement enseigné par le Magistère catholique, que de l’autorité et du rôle des ministres sacrés appelés par le Christ (Mc 3, 13-19) à coopérer à son dessein salvifique et à conduire les hommes à l’obéissance de la foi (Sir 48, 10 ; He 4, 1-11 ; Catéchisme de l’Église Catholiquen. 144ss.) D’où l’engagement particulièrement déployé par Benoît XVI, dès le tout début de son pontificat, à revaloriser la doctrine catholique comme une présentation cohérente de la sagesse révélée authentiquement par Dieu et qui a trouvé dans le Christ son accomplissement, doctrine dont la valeur véridique est à la portée de l’intelligence de tous les hommes (CCC, n. 27ss.).

S’il est vrai que l’Église existe, vit et se perpétue dans le temps dans sa mission évangélisatrice (cf. Conc. Œcum. Vat.II, Décret Ad Gentes), il apparaît clairement que l’effet le plus délétère de cette sécularisation déferlante est la crise du ministère sacerdotal. Celle-ci se manifeste d’une part, par une diminution sensible des vocations et, de l’autre, par la diffusion à la fois d’une perte du sens du caractère surnaturel de la mission sacerdotale et par la propagation de formes inauthentiques qui souvent, dans leurs manifestations extrêmes, ont créé des situations de grandes souffrances. C’est pour cette raison que la réflexion sur le futur du sacerdoce coïncide avec le futur de l’évangélisation et par conséquent, avec le futur de l’Église elle-même. En 1992, le bienheureux Jean-Paul II avait déjà amplement exposé ce que nous sommes en train d’affirmer dans l’exhortation post-synodale Pastores dabo vobis et avait insisté pour que ce problème soit pris au sérieux. Parmi toutes les initiatives prises ensuite, il convient de rappeler d’une manière spéciale la promulgation de l’Année sacerdotale 2009-2010 en concomitance avec le 150ème anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, patron des curés et des prêtres ayant charge d’âmes.

C’est pour toutes ces principales raisons qu’après une longue série de consultations et d’avis, nous nous sommes trouvés impliqués dans la rédaction de la première édition du Directoire pour le ministère et la vie des prêtres en 1994, un instrument apte à éclairer et servir de guide dans l’engagement du renouvellement spirituel des ministres sacrés, apôtres toujours plus désorientés, plongés dans un monde difficile et en continuelle mutation. L’expérience bénéfique de l’Année sacerdotale (dont l’écho est encore tout proche), la promotion d’une « nouvelle évangélisation », les indications récentes et précieuses du magistère de Benoît XVI, et, hélas, les blessures douloureuses qui ont atteint l’Église suite au comportement de certains de ses ministres, nous ont amenés à envisager une nouvelle édition du Directoire pour mieux répondre au moment historique que nous vivons actuellement. Nous avons conservé la structure originale du document ainsi que, bien entendu, l’enseignement pérenne de la théologie et de la spiritualité du sacerdoce catholique. Les intentions en sont clairement spécifiées dans sa brève introduction : « Il semble dès lors opportun de rappeler quelques éléments doctrinaux fondamentaux qui se trouvent au centre de l’identité, de la spiritualité et de la formation permanente des prêtres pour les aider à approfondir l’essence de leur identité et à grandir dans leur relation exclusive avec Jésus, le Christ, Chef et Pasteur. Toute la personne du prêtre ne pourra qu’en retirer des bienfaits sur le plan de l’être et de l’agir ». Ce texte ne sera pas une élaboration stérile dans la mesure où il sera concrètement accueilli par ses destinataires directs. « Ce Directoire est un document d’édification et de sanctification pour les prêtres qui vivent dans un monde en grande partie sécularisé et indifférent ».

Il convient de reprendre certains thèmes traditionnels qui ont, petit à petit, été relégués dans l’ombre ou parfois même rejetés en faveur d’une vision fonctionnaliste du prêtre comme « professionnel du sacré », ou d’une conception « politique » qui ne lui reconnaît dignité et valeur que dans la mesure où il est actif dans le social. Tout cela a fréquemment dévalorisé la dimension plus spécifique que l’on pourrait définir « sacramentelle », du ministre qui, lorsqu’il dispense les trésors de la grâce divine, devient un autre Christ, mystérieuse présence dans le monde, tout en conservant les limites d’une humanité blessée par le péché.

Avant toute chose, la relation du prêtre avec le Dieu-Trinité. La révélation de Dieu comme Père, Fils et Esprit Saint est liée à la manifestation de Dieu comme l’Amour qui crée et sauve. Or donc, si la rédemption est une sorte de création et son prolongement (on la déclare en effet « nouvelle »), alors le prêtre, ministre de la rédemption, étant par son être source de vie nouvelle, devient lui-même instrument de la nouvelle création. Cela seul suffirait pour réfléchir sur la grandeur du ministre ordonné, indépendamment de ses capacités et de ses talents, de ses limites et de ses misères. C’est ce qui poussa saint François d’Assise à déclarer dans son testament : « Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. Je ne veux pas considérer en eux le péché ; car c’est le Fils de Dieu que je discerne en eux et ils sont réellement mes seigneurs. Si je fais cela, c’est parce que, du très haut Fils de Dieu, je ne vois rien de sensible en ce monde, si ce n’est son Corps et son Sang très saints, que les prêtres reçoivent et dont ils sont les seuls ministres ». Ce Corps et ce Sang qui régénèrent le genre humain.

Un autre point important sur lequel on insiste peu d’habitude mais d’où découlent toutes les implications pratiques, est celui de la dimension ontologique de la prière dans laquelle la liturgie des Heures joue un rôle particulier. On souligne souvent que du point de vue liturgique elle est une sorte de prolongement du sacrifice eucharistique (Psaume 49 : « Qui offre le sacrifice d’action de grâce, celui-là me rend gloire ») et sur le plan juridique, un devoir incontournable. Mais dans la vision théologique du sacerdoce ordonné comme participation ontologique à la personne du Christ, Chef et Tête, la prière du ministre sacré, quelle que soit sa condition morale, est à tous les effets prière du Christ, avec la même dignité et la même efficacité. En outre, de par l’autorité que les pasteurs ont reçu du Fils de Dieu, de « lier » le ciel pour les questions décidées sur terre pour le bénéfice de la sanctification des croyants (cf.Mt 18,18), celle-ci satisfait pleinement le commandement du Seigneur de prier toujours, en tout moment, sans se lasser (Lc 18,1; 21, 36). Ceci est un point sur lequel il convient d’insister. « Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce » (Jn 9, 31). Qui donc, plus que le Christ en personne honore le Père et accomplit parfaitement sa volonté ? Si donc le prêtre agit in persona Christi, dans ses activités de participation à la rédemption – avec toutes ses particularités selon qu’il s’agit de l’enseignement, de l’orientation des fidèles vers le salut et de leur sanctification –, rien dans sa nature pécheresse ne peut offusquer la puissance de sa prière. Cela évidemment ne doit pas nous induire à minimiser l’importance pour tout ministre d’un comportement moral sain et droit (comme d’ailleurs pour tout baptisé), dont la mesure doit être la sainteté de Dieu (Lv 20, 8 ; 1P 1,15-16). Bien au contraire, cela doit souligner que le salut vient de Dieu qui a besoin de prêtres pour le perpétuer dans le temps. Ceci ne demande pas des pratiques ascétiques compliquées ni des formes particulières de spiritualité pour que tous les hommes puissent jouir, en particulier grâce à la prière des pasteurs choisis pour eux, des effets bénéfiques du sacrifice du Christ.

Une fois de plus nous insistons sur l’importance de la formation du prêtre qui doit être intégrale, sans privilégier un aspect au détriment d’un autre. L’essence de la formation chrétienne, de toute manière, ne peut pas être comprise comme « un entrainement » qui touche les facultés spirituelles humaines (intelligence et volonté) dans, pour ainsi dire, leur manifestation extérieure. Il s’agit là de la transformation de l’être même de l’homme, et tout changement ontologique ne peut venir que de Dieu, par l’action de son Esprit dont la fonction, comme nous le dit le Credo, est de « donner la vie ». « Former » signifie donner l’aspect de quelque chose et dans notre cas de Quelqu’un. « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux qu’il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l’image de son Fils » (Rm 8,28-29). La formation spécifique du prêtre requiert donc, parce qu’il est, comme nous l’avons dit plus haut, une sorte de « co-créateur », un abandon singulier à l’action de l’Esprit Saint, en évitant, tout en valorisant ses propres talents, de tomber dans le piège de l’activisme et de penser que l’efficacité de son action pastorale dépend de ses propres prouesses. Un tel abandon redonnera confiance à ceux qui, dans un monde largement sécularisé et sourd aux instances de la foi, pourraient rapidement glisser dans le découragement et, de ce fait, dans une médiocrité pastorale, dans la tiédeur et, enfin, dans la mise en cause de cette mission qu’ils avaient accueillie au début avec un enthousiasme très sincère.

Une bonne connaissance des sciences humaines (en particulier de la philosophie et de la bioéthique) pour relever à tête haute les défis du laïcisme ; la valorisation et l’utilisation des moyens de communication de masse comme concours efficace pour annoncer la Parole ; la spiritualité eucharistique comme élément spécifique de la spiritualité sacerdotale (l’Eucharistie est le sacrement du Christ, amour total et inconditionné pour le Père et les frères et doit l’être également pour celui qui est participation du Christ-don) et dont dépend le sens du célibat (auquel beaucoup s’opposent parce qu’ils ne le comprennent pas) ; la relation avec la hiérarchie ecclésiastique et la fraternité sacerdotale ; l’amour pour Marie, Mère des prêtres dont le rôle dans l’économie du salut est au premier plan, non pas comme un élément décoratif ou optionnel, mais essentiel. Ces points et bien d’autres encore seront examinés successivement dans le présent Directoire, dans une démarche claire et complète, utile pour purifier les idées équivoques ou déformées sur l’identité et la fonction du ministre de Dieu dans l’Église et dans le monde. Puisse-t-il être réellement utile à chaque prêtre et l’aider à se sentir fier d’être un membre spécial de ce merveilleux plan d’amour de Dieu qu’est le salut du genre humain.

Mauro Card. Piacenza  -
Préfet

Celso Morga Iruzubieta -
Secrétaire

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Le Beau Pasteur

Commentaire de l’évangile du 4ème Dimanche de Pâques – Année C

 Ce dimanche, d’une fête unique qui dure jusqu’à la Pentecôte, nous parle de la vie éternelle. Le temps pascal n’en finit pas de nous faire découvrir tout ce qui nous advient par le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur. Quelle facette de ce joyau découvrons-nous aujourd’hui ?

La vie éternelle nous est donnée par Jésus, notre Bon Pasteur. On appelle  souvent « pasteurs » les ministres du culte tant catholique que protestant. On devrait plutôt les comparer à des chiens de berger, généralement dévoués et généreux, mais hélas mordants parfois aussi. Non, il n’y a qu’un seul véritable Pasteur : c’est Jésus.

Et c’est lui donne la vie éternelle à ses brebis, c’est-à-dire ceux qui accueillent sa Parole avec joie. Ceux qui, d’une attention aimante et humble, écoutent le « point de vue » de Dieu sur toutes choses. Savoir écouter est le signe d’un amour authentique, cet amour qui ouvre le cœur et le rend prêt à recevoir toutes les richesses de vie offertes par le Bon Berger. En ce dimanche de prière pour les vocations, sachons plonger dans notre cœur pour y redécouvrir l’appel que nous adresse le « Beau Pasteur ».

Ses brebis sont connues du Seigneur, avec tout ce que ce verbe biblique renferme de force de communion intime. Jésus nous connaît dans ce merveilleux toi-et-moi de l’amour. Il est Celui dont le bâton de berger n’est pas là pour contraindre, mais pour rassurer et affermir nos pas tout au long de notre chemin terrestre.

Les brebis enfin suivent le Seigneur. Il ne s’agit pas seulement d’entendre la Parole. Il faut encore la laisser transformer nos vies. Il s’agit de suivre Jésus, de mettre nos pas dans les siens, de partager nos deux destins, de nous attacher de toute notre vie à Celui qui nous aime et que nous aimons.

La vie éternelle est un don extraordinaire. Nous sommes sans doute habitués depuis l’enfance à entendre cette expression, et nous risquons de ne plus nous en étonner. La vie éternelle, c’est être dans la main de Dieu. Une main paternelle et tendre qui essuie toute larme de nos yeux (deuxième lecture). Une main protectrice : jamais nous ne périrons, nous ne souffrirons plus de la faim, de la soif, de la douleur. Une main forte, puis que le Père est plus grand que tout. Personne ne peut nous arracher de sa main. Quelle formidable espérance !

Et toi qui es en butte à la contradiction de ton entourage, comme Paul et Barnabé à Antioche de Pisidie, que crains-tu ? Toi qui es violemment tenté, n’oublie pas : le mal ne peut t’arracher de la main du Christ, parce « mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout ». Quelle délicatesse ! Le Père nous a donnés au Fils !

La vie éternelle, c’est être introduit par Lui dans l’intimité du Père. Personne ne peut nous arracher à cet Amour. Car cet amour surgit de la source vive, de la communion parfaite du Père et du Fils : « le Père et moi, nous sommes UN ».

Un jour nous verrons Dieu tel qu’il est, dans son unité. « L’Agneau se tient au milieu du trône », observe le visionnaire de l’Apocalypse. Et notre Pasteur nous conduira au Père, source de toute vie. Déjà il nous offre l’avant-goût de cette communion en nous partageant son Pain et son Vin de Vie éternelle.

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