PKO 07.12.2012

Vendredi 7 décembre 2012 – Solennité de l’Immaculée Conception

Bulletin gratuit de liaison de la communauté de la Cathédrale de Papeete n°61/2012

MESSAGE FINAL DU SYNODE DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

L’Étoile de Marie illumine le désert

Arrivé à la fin de cette belle expérience de communion entre des évêques du monde entier et de la collaboration au ministère du successeur de Pierre, nous entendons résonner pour nous, dans toute son actualité, le commandement de Jésus à ses apôtres : « Allez et faites des disciples de toutes les nations […] Et voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19-20). La mission, cette fois, ne concerne pas seulement une extension géographique, mais cherche à rejoindre les replis les plus cachés du cœur de nos contemporains, pour les porter à la rencontre avec Jésus, le Vivant qui se rend présent dans nos communautés.

Cette présence emplit de joie notre cœur. Pleins de reconnaissance pour les dons reçus de lui en ces jours, nous faisons monter un chant de louange : « Mon âme exalte le Seigneur […] Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1,46.49). Les paroles de Marie sont aussi les nôtres : le Seigneur a vraiment fait des merveilles au long des siècles pour son Église dans les diverses parties du monde et nous le magnifions, certains qu’il ne manquera pas de prendre en charge notre pauvreté pour y déployer, aujourd’hui encore, la puissance de son bras et nous soutenir sur le chemin de la nouvelle évangélisation.
La figure de Marie nous oriente sur le chemin. Celui-ci peut nous sembler, comme nous a dit Benoît XVI, un itinéraire à travers le désert, et nous savons qu’il faut le parcourir en emportant avec nous l’essentiel : la compagnie de Jésus, la vérité de sa parole, le pain eucharistique qui nous nourrit, la fraternité de la communion ecclésiale, l’élan de la charité. C’est l’eau du puits qui fait fleurir le désert. Et, comme dans la nuit du désert les étoiles se font plus brillantes, ainsi dans le ciel de notre chemin resplendit avec force la lumière de Marie, Étoile de la nouvelle évangélisation à qui nous nous remettons avec confiance.

© Libreria Editrice Vaticana – 2012

                                                                  

En marge de l’actualité

SYNODE POUR LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

Proposition n°58

Marie, Étoile de la Nouvelle Évangélisation

Le Concile Vatican II a parlé de la Vierge Marie dans le cadre du mystère du Christ et de l’Église (Lumen Gentium 52-68) et elle a été déclarée par Paul VI « l’Étoile de l’Evangélisation ».

Elle est donc le modèle de la foi, de l’espérance et de la charité. Elle est la première aide qui conduit les disciples au Maître (cf. Jn 2). Dans la Chambre Haute, elle est la Mère des croyants (cf. Ac 1,14).


En tant que Mère du Rédempteur, Marie devient un témoin de l’amour de Dieu. Elle accomplit librement la volonté de Dieu. Elle est la femme forte, qui, avec Jean, reste au pied de la croix. Elle intercède toujours pour nous, et accompagne les fidèles dans leur voyage jusqu’à la croix du Christ.

En tant que Mère et Reine, elle est un signe d’espérance pour les personnes qui souffrent ou qui sont dans le besoin. Aujourd’hui, elle est la « Missionnaire » qui va nous aider dans les difficultés de notre époque, et par sa proximité, elle ouvre les cœurs des hommes et des femmes à la foi.

Nous fixons notre regard sur Marie. Elle va nous aider à proclamer le message du salut à tous les hommes et les femmes de façon à ce qu’ils deviennent à leur tour des acteurs de l’évangélisation. Marie est la mère de l’Eglise. Par sa présence, puisse l’Eglise devenir la maison de beaucoup et la Mère de tous les peuples.

© Libreria Editrice Vaticana – 2012

La vie terrestre de Marie : « Une victoire sur le péché »

Allocution du pape Benoît XVI place d’Espagne le 8 décembre 2011

Toute la vie terrestre de Marie a été « une victoire sur la mort, parce qu’elle a été complètement dépensée au service de Dieu, dans l’oblation totale de soi pour Lui et pour le prochain. C’est pourquoi Marie est elle-même un hymne à la vie », a affirmé Benoît XVI à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. « La seule embûche que l’Église puisse et doive craindre, c’est le péché de ses membres », a-t-il évoqué en parlant de la figure du « dragon » de l'Apocalypse. Il a invité à la confiance et à avoir recours à Marie, surtout dans la situation mondiale actuelle.

Chers frères et sœurs,

La grande fête de Marie Immaculée nous invite chaque année à nous retrouver ici, sur une des plus belles places de Rome, pour lui rendre hommage à Elle, la Mère du Christ, et notre Mère. Je vous salue affectueusement vous tous ici présents, ainsi que ceux qui sont unis à nous par la radio et la télévision. Et je vous remercie de votre participation à ma prière.
Au sommet de la colonne que nous entourons, Marie est représentée par une statue rappelant en partie le passage de l’Apocalypse qui vient d’être proclamé : « Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme revêtue de soleil, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles » (Ap 12, 1). Quelle est la signification de cette image ? Elle représente en même temps Notre Dame et l’Église.

Avant tout, la « femme » de l’Apocalypse est Marie elle-même. Elle apparaît « revêtue de soleil », c’est-à-dire revêtue de Dieu : la Vierge Marie est en effet tout entourée de la lumière de Dieu et elle vit en Dieu. Ce symbole des vêtements lumineux exprime clairement une situation qui concerne tout l’être de Marie : Elle est la « pleine de grâce », comblée de l’amour de Dieu. Et « Dieu est lumière », dit encore saint Jean (1 Jn 1, 5). Et voici alors que la « pleine de grâce », l’« Immaculée », reflète par toute sa personne la lumière du « soleil » qui est Dieu.
Cette femme tient la lune sous ses pieds, symbole de la mort et de la mortalité. En effet, Marie est pleinement associée à la victoire de Jésus-Christ, son Fils, sur le péché et sur la mort ; elle est libre de toute ombre de mort et totalement comblée de vie. De même que la mort n’a plus aucun pouvoir sur le Christ ressuscité (cf. Rm 6,9), de même, par une grâce et un privilège singuliers du Dieu tout-puissant, Marie l’a laissée derrière elle, elle l’a dépassée. Et cela se manifeste dans les deux grands mystères de son existence : au début, le fait d’avoir été conçue sans péché originel : c’est le mystère que nous célébrons aujourd’hui ; et, à la fin, le fait d’avoir été portée, dans son âme et dans son corps, au ciel, dans la gloire de Dieu. Mais toute sa vie terrestre aussi a été une victoire sur la mort, parce qu’elle a été complètement dépensée au service de Dieu, dans l’oblation totale de soi pour Lui et pour le prochain. C’est pourquoi Marie est elle-même un hymne à la vie : elle est la créature dans laquelle s’est déjà réalisée la parole du Christ : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10).

Dans la vision de l’Apocalypse, il y a un autre détail : sur la tête de la femme revêtue de soleil il y a « une couronne de douze étoiles ». Ce signe représente les douze tribus d’Israël et signifie que la Vierge Marie est au centre du Peuple de Dieu, de toute la communion des saints. Et ainsi, cette image de la couronne de douze étoiles nous introduit dans la seconde grande interprétation du signe céleste de la « femme revêtue de soleil » : en plus de représenter Notre Dame, ce signe personnifie l’Église, la communauté chrétienne de tous les temps. Elle est enceinte, dans le sens où elle porte en son sein le Christ et qu’elle doit le mettre au monde : voilà le travail de l’Église pèlerine sur la terre, qui, au milieu des consolations de Dieu et des persécutions du monde, doit apporter Jésus aux hommes.
Et c’est justement pour cela, parce qu’elle porte Jésus, que l’Église rencontre l’opposition d’un adversaire féroce, représenté dans la vision apocalyptique par un « énorme dragon rouge » (Ap 12,3). Ce dragon a cherché en vain de dévorer Jésus – l’« enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations » (Ap 12, 5) – en vain parce que Jésus, par sa mort et sa résurrection, est monté vers Dieu et il s’est assis sur son trône. C’est pourquoi le dragon, défait une fois pour toutes dans le ciel, retourne ses attaques contre la femme – l’Église – dans le désert du monde. Mais à chaque époque, l’Église est soutenue par la lumière et par la force de Dieu, qui la nourrit dans le désert du pain de sa Parole et de la sainte Eucharistie. Et ainsi, à chaque tribulation, à travers toutes les épreuves qu’elle rencontre au cours des temps et dans les différentes parties du monde, l’Église souffre la persécution, mais se révèle victorieuse. Et c’est justement ainsi que la communauté chrétienne est la présence, la garantie de l’amour de Dieu contre toutes les idéologies de la haine et de l’égoïsme.

La seule embûche que l’Église puisse et doive craindre, c’est le péché de ses membres. En effet, alors que Marie est Immaculée, libre de toute tache du péché, l’Église est sainte mais en même temps marquée par nos péchés. C’est pourquoi le Peuple de Dieu qui avance dans le temps s’adresse à sa Mère céleste et lui demande son aide ; elle la demande pour que Celle-ci accompagne son chemin de foi, pour qu’Elle encourage l’engagement de la vie chrétienne et pour qu’Elle apporte son soutien à l’espérance. Nous en avons besoin, surtout en ce moment si difficile pour l’Italie, pour l’Europe, pour différentes parties du monde. Que Marie nous aide à voir qu’il y a la lumière au-delà du manteau de brouillard qui semble envelopper la réalité. C’est pourquoi nous aussi, spécialement en cette fête, nous ne cessons pas de demander son aide avec une confiance filiale : « Ô Marie, conçue sans péché, prie pour nous qui avons recours à toi ». Ora pro nobis, intercede pro nobis ad Dominum Iesum Christum !

© Libreria Editrice Vaticana – 2011

 

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