Au-delà

L’au-delà : paradis, purgatoire et enfer

 

Introduction …

 Qu’y a-t-il après la mort ? Humainement, scientifiquement nous n’en savons quasiment rien … Quelques expériences de « mort imminente », (NDE) en ont semble-t-il soulevé un peu le voile. Les sociétés et surtout les religions abordent ce sujet de façons bien différentes. Certains pensent qu’après la mort il n’y a plus rien, d’autres pensent que l’âme se réincarne d’autres encore pensent que l’âme ressuscite pour la vie éternelle. Le propos de ces quelques pages n’est pas de définir qui a raison ou tort, mais simplement d’aborder la foi chrétienne en ce domaine, prenant le temps de voir ce que la bible et l’Eglise en disent.

Pour le chrétien en effet ce sujet est d’importance car il croit en la résurrection, donc à la vie après la mort, et ce simple acte de foi, définit la vie ici bas comme un passage, et non comme une finalité en soi. Cet acte de foi implique aussi que le vécu d’ici-bas n’est pas sans conséquence pour l’au-delà, le chrétien ne pourra donc vivre n’importe comment.

La foi chrétienne enseigne qu’il y a trois états après la mort deux sont définitifs: le paradis, et l’enfer, le troisième lui, est temporaire, il s’agit du purgatoire 

 Que sont donc ces trois états ? Qui les vit ? Peut-on se préparer dès maintenant à cette vie après la mort ?  

 Voyons donc ce que nous en disent la bible et l’Eglise

Jugement particulier

Pour bien comprendre ce que sont ces trois états il nous faut d’abord redéfinir brièvement la foi chrétienne.

Dieu a crée l’homme à son image, pour qu’il vive éternellement avec lui. Mais l’homme dans sa liberté, a péché. Par le péché il s’est coupé de la grâce de Dieu, et donc de la vie éternelle avec Dieu. Cependant Dieu n’a pas voulu la mort définitive de l’homme pécheur, aussi a-t-il envoyé son Fils unique Jésus Christ, qui par son sacrifice d’amour sur la croix, a vaincu la mort et ouvert la porte de la vie éternelle.

Dieu a créé l’homme comme un être responsable, si la vie éternelle lui reste offerte, il doit l’accepter, et cette acceptation se manifeste par une vie de foi en la parole de Dieu donc par une vie d’obéissance et d’amour à Dieu. Ainsi donc la foi entrainant les œuvres, a sa mort l’homme se trouve en présence de Dieu face à tout ce qu’il a vécu.

C’est ce que nous souligne entre autre la parole de Jésus en Jean 12/47.50

Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde pas, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde.48  Qui me rejette et n'accueille pas mes paroles a son juge : la parole que j'ai fait entendre, c'est elle qui le jugera au dernier jour ;49  car ce n'est pas de moi-même que j'ai parlé, mais le Père qui m'a envoyé m'a lui-même commandé ce que j'avais à dire et à faire connaître ;50  et je sais que son commandement est vie éternelle. Ainsi donc ce que je dis, tel que le Père me l'a dit je le dis."

L’église aussi affirme cela en son catéchisme :

1021 La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au  rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ (cf. 2 Tm 1, 9-10). Le Nouveau  Testament parle du jugement principalement dans la perspective de la rencontre  finale avec le Christ dans son second avènement, mais il affirme aussi à plusieurs  reprises la rétribution immédiate après la mort de chacun en fonction de ses  œuvres et de sa foi. La parabole du pauvre Lazare (cf. Lc 16, 22) et la parole du  Christ en Croix au bon larron (cf. Lc 23, 43), ainsi que d’autres textes du  Nouveau Testament (cf. 2 Co 5, 8 ; Ph 1, 23 ; He 9, 27 ; 12, 23) parlent d’une  destinée ultime de l’âme (cf. Mt 16, 26) qui peut être différente pour les unes et  pour les autres.

1022 Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès  sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une  purification (cf. Cc. Lyon : DS 857-858 ; Cc. Florence : DS 1304-1306 ; Cc.  Trente : DS 1820), soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel (cf.  Benoît XII : DS 1000-1001 ; Jean XXII : DS 990), soit pour se damner  immédiatement pour toujours (cf. Benoît XII : DS 1002).

Paradis

Le paradis c’est la vie éternelle auprès de Dieu, avec Dieu dans une réelle union d’amour.

On entend parfois les gens dire … «  l’éternité au paradis ca risque d’être long…. et qu’est-ce que je vais y faire …  Passer mon temps à louer Dieu… je risque fort de m’y ennuyer ! »  Que c’est triste d’entendre cela ! Que ces gens ignorent à quel point Dieu les aime personnellement ! S’ils le savaient, ils vivraient déjà de cette relation d’amour et sauraient alors qu’avec Dieu on ne s’ennuie jamais, et que son amour est tellement grand qu’il y a plutôt lieu de lieu de penser que l’éternité ne sera certes pas trop longue pour vivre de cet amour ! Au paradis, l’âme n’est pas comme une statue immobile, ou encore comme un robot de louange, non l’âme est vivante, et aimante...bien plus vivante et bien plus aimante qu’elle ne l’a jamais été sur terre. L’âme est en communion avec Dieu mais aussi avec toutes les autres âmes, que celles-ci soient au paradis, au purgatoire ou encore sur terre !! Peut-on imaginer une relation d’amour, une communion d’amour avec des milliards d’âmes ? (voir enseignement sur la communion des saints) Humainement nous sommes trop individualistes pour cela, mais en Dieu, cela devient possible. Comment penser alors que l’on peut s’ennuyer dans une telle vie d’amour ? Dans l’amour, dans l’amour vrai, on ne s’ennuie jamais !

Sainte Thérèse de Lisieux l’avait bien compris lorsqu’elle disait «  Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre. »

On entend aussi parfois dire : « Au ciel je veux retrouver ma femme, mon mari, mon fils…etc. » sous entendu, « Je veux être .avec eux, vivre avec eux une relation privilégiée comme sur terre …. » Mais la réponse de Jésus est différente de cette aspiration :

Jésus leur dit : "N'êtes-vous pas dans l'erreur, en ne connaissant ni les Ecritures ni la puissance de Dieu ?25  Car, lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux.  Marc 12/24.25

Au ciel donc, on ne prend ni mari ni femme ! Cela ne veut pas dire qu’on ne connaitra plus ceux que l’on aura aimés sur terre, cela veut dire que l’on aimera toutes les âmes avec la même intensité, et d’une intensité bien plus grande que ce que notre cœur pouvait nous permettre de vivre sur terre !

Qui va vivre ce paradis ? Toutes les âmes qui sont purifiées de tous péchés. Celles qui ne sont pas pures doivent d’abord être purifiées, elles passent donc par cet état que nous appelons purgatoire.

Qui ne pourra jamais vivre ce paradis, donc vivre dans la plénitude de Dieu ? Les âmes qui le refusent obstinément et qui choisissent de vivre éternellement hors de Dieu.  Celles qui, ici bas ont choisi délibérément le mal et qui même devant Dieu, devant l’amour de Dieu ne veulent pas de sa miséricorde. On se demande comment une âme peut se fermer à ce point là ! C’est que Dieu dans son amour, ne s’impose pas à l’âme, il désire son amour libre ! Ces âmes là, ne vont ni au purgatoire, qui est la purification avant le paradis, ni au paradis puisqu’elles ne veulent pas de Dieu, elles vont en enfer, c’est à dire qu’elles vivent dès lors sans Dieu.

 Voici ce que dit le catéchisme de l’Eglise catholique au sujet du paradis   

1023 Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont  parfaitement purifiées, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours  semblables à Dieu, parce qu’ils le voient " tel qu’il est " (1 Jn 3, 2), face à face  (cf. 1 Co 13, 12 ; Ap 22, 4) :

De notre autorité apostolique nous définissons que, d’après la disposition générale de Dieu,  les âmes de tous les saints (...) et de tous les autres fidèles morts après avoir reçu le saint  Baptême du Christ, en qui il n’y a rien eu à purifier lorsqu’ils sont morts, (...) ou encore, s’il  y a eu ou qu’il y a quelque chose à purifier, lorsque, après leur mort, elles auront achevé de  le faire, (...) avant même la résurrection dans leur corps et le Jugement général, et cela depuis l’Ascension du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ au ciel, ont été, sont et seront au ciel, au Royaume des cieux et au Paradis céleste avec le Christ, admis dans la société des saints anges. Depuis la passion et la mort de notre Seigneur Jésus-Christ, elles ont vu et voient l’essence divine d’une vision intuitive et même face à face, sans la médiation d’aucune créature (Benoît XII : DS 1000 ; cf. LG 49).

1024 Cette vie parfaite avec la Très Sainte Trinité, cette communion de vie et d’amour avec Elle, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux est appelée " le ciel ". Le ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur suprême et définitif.

1025 Vivre au ciel c’est " être avec le Christ " (cf. Jn 14, 3 ; Ph 1, 23 ; 1 Th 4, 17). Les élus vivent " en Lui ", mais ils y gardent, mieux, ils y trouvent leur vraie identité, leur propre nom (cf. Ap 2, 17) :

Car la vie c’est d’être avec le Christ : là où est le Christ, là est la vie, là est le royaume. (S. Ambroise, Luc. 10, 121: PL 15, 1834A).

1026 Par sa mort et sa Résurrection Jésus-Christ nous a " ouvert " le ciel. La vie des bienheureux consiste dans la possession en plénitude des fruits de la rédemption opérée par le Christ qui associe à sa glorification céleste ceux qui ont cru en Lui et qui sont demeurés fidèles à sa volonté. Le ciel est la communauté bienheureuse de tous ceux qui sont parfaitement incorporés à Lui.

1027 Ce mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’Écriture nous en parle en images : vie, lumière, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis : " Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment " (1 Co 2, 9).

1028 A cause de sa transcendance, Dieu ne peut être vu tel qu’Il est que lorsqu’il ouvre lui-même son mystère à la contemplation immédiate de l’homme et qu’Il lui en donne la capacité. Cette contemplation de Dieu dans sa gloire céleste est appelée par l’Église " la vision béatifique " :

Quelle ne sera pas ta gloire et ton bonheur : être admis à voir Dieu, avoir l’honneur de  participer aux joies du salut et de la lumière éternelle dans la compagnie du Christ le  Seigneur ton Dieu, (...) jouir au Royaume des cieux dans la compagnie des justes et des  amis de Dieu, les joies de l’immortalité acquise (S. Cyprien, ep. 56, 10, 1 : PL 4, 357B).

1029 Dans la gloire du ciel, les bienheureux continuent d’accomplir avec joie la volonté de Dieu par rapport aux autres hommes et à la création toute entière. Déjà ils règnent avec le Christ ; avec Lui " ils régneront pour les siècles des siècles " (Ap 22, 5 ; cf. Mt 25, 21. 23).

Purgatoire

La bible et l’Eglise enseigne donc sans aucun doute possible que le paradis, le purgatoire et l’enfer existent bel et bien. Pour le paradis, nul n’y fait opposition, nous espérons tous y être un jour. Mais pour ce qui est du purgatoire, beaucoup le mettent en doute, parce que ce mot ne se trouve pas dans la bible explicitement. Pourtant qu’on le veuille ou non, que cela nous plaisent ou non, il existe !

Bien souvent, les gens le considèrent comme une punition. Combien de fois n’avons nous pas entendu dire : « Celui là il et bon pour le purgatoire ! » ou encore : « Avec tout ce qu’elle a fait, elle en a pour un bon bout de temps au purgatoire ! »… Mais c’est une erreur de percevoir le purgatoire comme une punition, une prison à l’image de notre justice humaine. Le purgatoire n’est pas à prendre comme une prison, mais comme un bain purificateur, un bain qui nous soigne de toutes nos souillures. Il y a là une grande différence ….entre la répression et la guérison !

Mais alors une question se pose : pourquoi avons-nous besoin d’être purifiés puisque le Christ est mort pour nos péchés ? Son sacrifice ne serait-il donc pas suffisant ? Si, le sacrifice du Christ est suffisant pour nous ouvrir les portes du paradis, sans cela nul n’y aurait accès.

Mais l’amour de Dieu pour chacun de ses enfants est en effet si grand qu’il les appelle à vivre concrètement de son amour, dans son amour ! Il ne fait pas de nous des assistés, mais des assistants, plus encore des enfants biens aimés ayant des droits … et des devoirs !

Malheureusement aujourd’hui, c’est une réalité que l’on oublie facilement, ou que l’on escamote, car on ne veut pas être trop dérangés dans notre conception de notre bonheur. Aussi, lorsque les gens meurent, bien souvent ils n’ont pas eu vraiment le temps non seulement de regretter toutes leurs fautes, de les confesser afin qu’elles leur soient pardonnées, mais encore de réparer les torts qu’ils ont commis. De fait, le catéchisme nous apprend que tous les péchés, même s’ils ont été pardonnés, ont causé du tort aux autres, provocant des blessures dans l’amour. Ces blessures doivent être réparées. Or ces blessures, la personne mourante n’a pas toujours su ou pu réparer de son vivant, elles sont donc alors comme autant de taches sur son cœur.

Le catéchisme  nous apprend ainsi qu’il y a deux sortes de peines dues aux péchés : la peine éternelle de l’enfer, qui est la damnation et la peine temporelle qui correspond à la réparation du purgatoire. L’absolution donnée par le prêtre dans le sacrement de réconciliation nous évite la peine éternelle mais elle ne dispense pas de réparer le mal fait à Dieu, à l’Eglise et à soi-même par le péché. En effet, si l’âme ne porte plus le péché, car elle en est pardonnée, il n’en reste pas moins que ses fautes ont occasionné bien des dégâts matériels parfois, affectifs et spirituels la plupart du temps. Aujourd’hui nous avons tendance à tout relativiser, nous faisons de Dieu un « papa gâteau » passant tout, mais nous oublions aussi qu’il est saint, et qu’il est juste et que sa sainteté et sa justice ne peuvent s’accommoder de souillures. D’une manière ou d’une autre que nous le voulions ou pas, nous aurons besoin de nous purifier de tout cela et de rétablir ainsi, dans l’amour, l’équilibre du Royaume.

Ainsi donc pour accéder auprès de Dieu, le « trois fois saint », le « toute pureté », le « tout amour », il faut que notre cœur aussi soit débarrassé de toutes ces taches, c’est pourquoi il doit être « lavé », purifié. Le passage du purgatoire sert à cela.

L’âme au purgatoire est comme un malade qui est sur la table d’opération ; elle ne peut rien pour elle même, sinon se laisser faire par le chirurgien  et ses aides. On comprend mieux ici l’importance de se convertir dès ici bas ! En effet tout ce qui n’aura pas été réparé ou purifié sur terre devra l’être dans l’au-delà.

C’est ce que Paul signifie lorsqu’il écrit aux hébreux : "En effet, notre Dieu est un feu consumant » (Hébreux 12./29)

C’est ce que nous pouvons comprendre aussi dans les béatitudes qui affirment : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu »( Matthieu 5/8)

Que se passe-t-il donc à notre mort? Dieu nous attend-il avec une balance pour mesurer notre péché et nous « matraquer » ensuite ? Non, loin de là, il est amour, il veut que nous vivions éternellement auprès de lui. Mais justement, c’est son amour pour nous, que nous voyons clairement ainsi que tout notre propre manque d’amour ! Alors, point n’est besoin de matraque. Non, la lumière est là, la vérité se fait et le besoin de nous purifier, afin de correspondre enfin à celui qui nous a tant aimé, nous fait désirer la purification, non comme une pénitence, mais comme un grand bain purificateur ! Ce n’est pas Dieu qui punit, c’est l’âme elle même qui demande à être purifiée afin de pouvoir rejoindre Celui qu’elle aime. Lorsque l’âme a enfin été purifiée de toute souillure, de tout manquement, alors elle peut accéder au paradis, c’est dire à la plénitude avec Dieu  auprès de Dieu.

Devant Dieu l’âme se reconnait sale, malade. Elle a besoin d’être purifiée, d’être guérie, libérée, mais là, elle ne peut rien pour elle-même elle ne peut que se laisser faire par l’amour, car seul l’amour guérit et délivre. L’amour de qui ? L’amour de Dieu et des autres âmes. C’est pourquoi l’Eglise enseigne l’importance de prier pour les défunts. C’est pour quoi elle invite a faire célébrer le sacrifice eucharistique pour les âmes du purgatoire. Certes nul ne sait si une âme est encore en purgatoire ou si ‘elle est enfin purifiée de tout péché. Mais si nous avons à cœur de faire célébrer une messe pour une âme défunte, il faut le faire ; si cette âme n’en a plus besoin pour elle-même, l’offrande de ce sacrifice sera au bénéfice d’une autre âme. L’amour de Dieu ne perd rien !

Il faut aussi noter que l’âme n’a que faire des fleurs que nous déposons sur sa tombe, ce qui lui importe c’est l’amour de notre cœur pour elle, et les prières que nous adressons à Dieu pour elle !

Ainsi donc l’Eglise nous enseigne que nous devons prier les uns pour les autres, que cela n’est pas seulement une possibilité, si j’en ai le cœur ou l’envie , mais que c’est un réel devoir de charité . Saint Paul disait : « Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la Loi du Christ »   (galates 6/2). Généralement nous limitons cette phrase au monde des vivants mais il concerne aussi l’au-delà, car le Royaume de Dieu est UN, l’Eglise est UNE … et les âmes du purgatoire ont besoin de notre aide.

Certains peuvent se demander quelle prière faire pour les âmes du purgatoire. Toute prière est bonne, tant qu’elle est faite avec le cœur. Mais il n’en reste pas moins que la meilleure est l’offrande du sacrifice même du Christ qui est l’Eucharistie. Et tant qu’à faire dire une messe pour un défunt autant y participer aussi (à moins d’une réelle impossibilité). La communion en effet c’est chacun de nous qui sommes appelés à la vivre, nous ne pouvons pas nous contenter de déléguer les autres pour cela !

Que dit l’Église dans son catéchisme, à propose du purgatoire ?

1030 Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel.

1031 L’Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. L’Église a formulé la doctrine de la foi relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence (cf. DS 1304) et de Trente (cf. DS 1820 ; 1580). La tradition de l’Église, faisant référence à certains textes de l’Écriture (par exemple 1 Co 3, 15 ; 1 P 1, 7), parle d’un feu purificateur :

 Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a  prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur (S. Grégoire le Grand, dial. 4, 39).

1032 Cet enseignement s’appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà la Sainte Écriture : " Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché " (2 M 12, 46). Dès les premiers temps, l’Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique (cf. DS 856 ;), afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu. L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts :

Portons-leur secours et faisons leur commémoraison. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père (cf. Jb 1, 5), pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ? N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont  partis et à offrir nos prières pour eux (S. Jean Chrysostome, hom. in 1 Cor. 41, 5 : PG 61, 361C).

Enfer

La bible nous met souvent en garde contre les conséquences du péché. Jésus lui-même en parle sans détour. Et il ne fait pas dans la demi-mesure !

Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la : mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas.45  Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le : mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.47  Et si ton oeil est pour toi une occasion de péché, arrache-le : mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne48  où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point.49  Car tous seront salés par le feu.50  C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres." Marc 9/47.50

C’est qu’il nous faut bien comprendre que si nous ne nous laissons pas transformer par Dieu alors nous le serons par le malin. Si le sel de Dieu ne fait pas de nous des vivants alors le sel du feu, c'est-à-dire du mal, fera de nous des morts ! Aucune âme ne peut rester neutre en sa vie, ou elle fait le bien ou elle ne le fait pas, ou elle se conduit selon le cœur de Dieu ou elle se conduit selon le mal ! Prenons le temps de bien regarder notre vie, non à la lumière de la pensée de ce monde, mais bien à la lumière de la parole de Dieu, à la lumière du cœur de Dieu et voyons en toute honnêteté, quel est le sel qui parfume notre vie …. Car il est sur que cela aura une incidence après notre mort !  

Ne nous disons pas  « …Oh ce n’est pas bien grave ! Et puis je pourrais changer de vie plus tard,… ou je pourrais me confesser plus tard ! » … Qui peut savoir exactement l’heure de sa mort ? Qui peut être sur d’avoir le temps de la conversion avant de mourir ?… la conversion se vit aujourd’hui, et au jour le jour, jusqu’à l’heure de notre mort … pensons y bien, et ne jouons pas avec le feu !

Mais voyons ce que nous dit l’enseignement de l’Eglise sur l’enfer.

1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".

1034 Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il " enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).

1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.

1036 Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14) :

Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous  restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG  48).

1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :

Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la  damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).

Conclusion

Le Christ est mort sur la croix et il est ressuscité pour que nous ayons la vie éternelle.  Mais encore nous faut-il vraiment conformer notre vie à cet acte de foi car comme Jésus le dit lui-même : ce n’est pas en disant Seigneur ! Seigneur ! Que l’on entre dans le royaume des cieux mais c’est en faisant les œuvres de Dieu !

De savoir, et même de croire, qu’après la mort il y a le paradis l’enfer ou le purgatoire ne nous sert de rien, si nous n’en tirons pas les conséquences pour notre vie ; et non pas notre vie dans 20ans, ou à notre retraite, (car serons-nous encore de ce monde à ce moment là ?), mais bien dans notre vie d’aujourd’hui.

On ne peut revenir pour changer le passé, mais on peut toujours s’arrêter dans notre présent pour décider de construire vraiment notre avenir, pour décider, de le vivre en Dieu avec sa grâce ! N’attendons pas l’heure de notre mort pour nous convertir, il pourrait bien être trop tard ! Œuvrons déjà maintenant, ouvrons-nous à l’amour de Dieu pour qu’il devienne vraiment le sel de notre vie.

 

Myriam de Gemma

Novembre 2011

 

Commentaires (2)

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Date de dernière mise à jour : 2015-11-25