Jean 10,1-10

Jean 10 1 10awÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10

Jésus parlait ainsi aux pharisiens : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. » Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »

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Jésus Fils de Dieu est seigneur et sauveur. Il est effectivement le bon berger qui veut que tout homme puisse vivre de la vie éternelle. Pour cela il a donné sa parole, il a montré le chemin. Il a même donné sa vie pour sauver les hommes. Il n’a pas demandé aux hommes de mourir pour lui, pour ses idées !

Aujourd’hui de nombreux faux prophètes existent, appelant à suivre leur propre parole au lieu de suivre celle du Christ, appelant à les suivre, à vivre selon leurs directives, quitte à ne plus être libres de voir sa famille, de rencontrer qui l’on veut, de manger ou de boire de tout raisonnablement …. Ces bergers là, imposent leur conception de la vie, imposent de vivre pour eux, de défendre leur idéologie, mais eux-mêmes ne prennent aucun risque, aucune contrainte !

Ce sont des mercenaires qui « égorgent » leurs brebis pour en vivre ! Le Christ a pris le chemin inverse ; il a donné son enseignement mais il laisse la liberté à chacun de le suivre ou non. Il n’a pas demandé a ses disciples de se crucifier à sa place, pour la cause, il a accepté la mort sur la croix pour sauver ses disciples et avec eux toutes les âmes !

Puissions-nous prendre le temps de nous arrêter et de réfléchir avant de courir après tout « beau parleur »  tout soi-disant visionnaire ou faiseur de miracles, pour comparer son message à celui du Christ ! Pour comparer la vie qu’il nous propose à celle que le Christ nous offre !  Jésus le bon berger parle à notre cœur pour que nous vivions de sa vie, de son amour dans la pleine liberté de notre cœur ! 

 Myriam de Gemma
Avril 2013

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«Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur. Les brebis écoutent sa voix et elles le suivent, car elles connaissent sa voix»

Aujourd'hui nous continuons de contempler l'une des images les plus belles et les mieux connues de la prédication de Jésus: le bon Berger, ses brebis et son bercail. Nous gardons tous le souvenir de ces santons du bon Pasteur que nous contemplions, quand nous étions petits. Une image chérie par les premiers fidèles et qui, dès le temps des catacombes, a fait partie de l'art sacré chrétien. Que des choses évoque ce jeune berger qui porte sa brebis blessée sur son épaule! Tant de fois nous nous sommes vus dans cette pauvre bête.

Tout récemment, nous avons célébré la fête de Pâques et, cette fois encore, nous nous sommes rappelé que Jésus ne parlait pas en langage figuratif lorsqu'Il nous disait que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Il l'a fait réellement: sa vie a été le gage de notre rédemption; avec sa vie Il a acheté la nôtre, et grâce a cette rançon nous avons été libérés: «Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé» (Jn 10,9). Nous trouvons ici la manifestation du grand mystère de l'amour ineffable de Dieu qui arrive à des extrêmes inimaginables pour sauver chaque créature humaine. Jésus a aimé au point de donner sa vie. Nous pouvons encore entendre les paroles de l'Évangile de saint Jean, quand il nous introduit au récit de la Passion: «Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout» (Jn 13,1).

Parmi les paroles de Jésus je voudrais insister sur celles-ci: «Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent» (Jn 10,14); mieux encore, «les brebis écoutent sa voix (…) et elles le suivent, car elles connaissent sa voix» (Jn 10,3-4). C'est vrai que Jésus nous connaît, mais, pouvons-nous en dire autant? Le connaissons aussi bien, l'aimons-nous, le remercions-nous comme il faut?

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas  (Girona, Espagne)

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 2019-05-12