Luc 1,39-45

Luc 1 39 56awÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-45.

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

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Toute à la parole qu'elle a entendu de l’ange, Marie, se met en route pour aller aider sa cousine avant la naissance de Jean Baptiste ! Elle sait bien que cette parole n'est pas simplement pour la renseigner, mais pour l'appeler à aider, à aimer donc concrètement sa cousine ! Alors, sans traîner  sans bruit elle part.son cœur est dans la joie de rendre service

 Il n'est pas dans ses intentions, de "crier" sa grâce à sa cousine, mais Dieu est Dieu et c'est lui même qui révèle à Elisabeth la merveille qui s'opère en Marie ! Et Marie ne va pas en tirer gloire mais elle va glorifier le Seigneur, le Tout Puissant qui s'est penché sur sa petitesse ....  Humilité du cœur de Marie !

 Elisabeth elle, accueille avec joie la venue de Seigneur en Marie, et pour toutes les deux cet accueil se fait dans la joie, mais aussi dans la simplicité, l’humilité, la discrétion même.

 Et nous ? Savons-nous accueillir vraiment le Seigneur qui se fait présent à notre cœur ? Présent dans notre vie ?  Savons-nous accueillir le Seigneur qui se fait présent dans le cœur des autres et dans leur vie ?

Myriam de Gemma
Décembre 2016

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«Heureuse celle qui a cru»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile correspond au 2ème mystère joyeux: «La visitation de Marie à sa cousine Elisabeth». Il s'agit d'un vrai mystère! Une explosion de joie profonde comme jamais l'histoire ne nous l'avait jamais raconté auparavant! La joie de Marie qui vient de devenir mère, par la grâce et l'action de l'Esprit Saint! Le mot “gaudium” exprime une joie profonde, intime qui ne se dévoile pas à l'extérieur. Pourtant, les montagnes de Judée se sont remplies de joie. Marie exulte comme une mère qui vient d'apprendre qu'elle attend un enfant… et quel Enfant! Un fils pèlerin, avant même la naissance, qui se rend par des sentiers rocheux à Ain Karen, enveloppé dans le cœur et les bras de Marie.

Joie dans l'âme et le visage d'Elisabeth, et l'enfant qui tressaille d'allégresse dans son ventre. Les paroles même de la cousine de Marie se transmettront dans les âges: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni» (Lc 1,42). La prière du rosaire comme source de joie, est une des nouvelles perspectives dévoilées par Jean Paul II dans sa lettre apostolique "Le rosaire de la Vierge Marie".

L'allégresse est inséparable de la foi. «Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi?» (Lc 1,43). La joie de Dieu et de Marie s'est dispersée dans le monde. Pour la laisser passer, il suffit de nous ouvrir par la foi à l'action constante de Dieu dans notre vie, devenir pèlerins avec l'Enfant, avec Celle qui a cru, et se tenir à la main forte et amoureuse de saint Joseph. Par les chemins de la terre, par les routes, sentiers ou chemins boueux, un chrétien porte en lui, toujours, deux dimensions de la foi: l'union avec Dieu et le service aux autres. Le tout bien rassemblé: avec une unité de vie qui empêche qu'il ait une solution de continuité entre une chose et l'autre.

Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne)

 

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Date de dernière mise à jour : 2017-12-20