Luc 4,1.13

Matthieu4 1 11awÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,1.13

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. » Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »  Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

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Le jeûne est une épreuve. Non pas une épreuve légale obligée, mais une épreuve de foi et d’amour.

 La première question à se poser est : pourquoi est-ce que nous jeûnons ? Si c’est uniquement parce que l’Eglise nous en fait une obligation, alors nous passons à côté du véritable sens du jeûne.

En effet si l’Eglise nous appelle à jeûner, c’est pour que nous nous reconnaissions pécheurs, que nous marquions notre repentance, notre désir de conversion, que nous appelions la miséricorde de Dieu du fond de notre misère intérieure et que dans l’amour nous puissions offrir à Dieu quelque chose qui nous coûte au moins un peu. Le jeûne s’inscrit donc dans une démarche de vérité et d’amour en face de Dieu.

 Par ailleurs si nous mettons de côté l’argent économisé par notre jeûne, pour le donner à ceux qui n’ont rien, alors nous rentrons dans la charité fraternelle. Et nous savons bien que nous ne pouvons pas dire à Dieu que nous l’aimons si concrètement nous n’aimons pas les autres ….  

…. Aujourd’hui pour nous chrétiens, l’Eglise Catholique ne prescrit le jeûne que deux fois par an, le mercredi des Cendres (entrée en Carême) et le vendredi Saint (célébration de la mort du Christ), par l’absence de viande et d’alcool à midi et une légère collation le matin et le soir. Ceci est le minimum légal, et cela même le pratiquons-nous en vérité de corps mais surtout de cœur ? Avec quel esprit le vivons-nous ? Il semble qu’il soit devenu important aujourd’hui de  retrouver le sens exact du jeûne et la bonne manière de le vivre ; afin non seulement de nous rapprocher de Dieu mais encore de chacun de ses enfants par l’esprit de partage qui doit normalement en découler.

Pour aller plus loin, voir : l’enseignement sur le carême  

Myriam de Gemma
Février 2017.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 2019-03-11