Luc 8,16-18

Luc8 17aawÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc 8,16-18.

Comme la foule se rassemblait autour de Jésus, il disait en parabole : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir. »

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Nous entendons la parole de Dieu, nous la lisons, mais l’écoutons nous vraiment ? La laissons-nous pénétrer au fond de notre cœur afin qu’elle transforme notre vie ? Afin qu’elle devienne le ferment de la vie de Dieu en nous ?  La parole de Dieu n’est pas une parole morte, c’est une parole agissante ; la pensée de Dieu n’est pas une pensée philosophique, elle est puissance de vie.  Mais il faut s’y ouvrir, il faut lui tendre l’oreille, et lui ouvrir notre cœur.

La parole ne Dieu ne se décortique pas seulement au niveau intellectuel, elle se savoure intérieurement. C’est à cette condition qu’elle peut produire son fruit de vie en nous.

La parole de Dieu ne se prend pas en petite partie, elle ne se partage pas, en ce que je veux bien prendre et ce que je refuse d’accepter ou de comprendre, elle se prend en son entier. Elle ne peut non plus être tirée de son contexte pour la réduire à notre volonté, à nos désirs personnels. La parole de Dieu est UNE, Il faut la recevoir comme telle, en demandant à Dieu la grâce de nous en  faire saisir ce qui nous dépasse. La pensée de Dieu est insondable pour l’homme, on ne peut la saisir qu’avec sa grâce. Mais pour cela il nous faut être à l’écoute, avec notre cœur, avec le désir même de nous laisser bousculer, déranger dans nos petites conceptions personnelles.

Dieu se révèle à nous, mais voulons-nous vraiment le voir, le rencontrer?  Dieu veut que nous vivions avec lui, mais nous le voulons-nous ou voulons-nous le réduire à notre service, à notre pensée ?  L’évangile de ce jour nous met en garde. Ouvrons nous à Dieu et à sa parole de tout notre cœur, car si nous en restons à une approche extérieure, à une approche intellectuelle, alors ce que nous croyons avoir, ce que nous croyons savoir de Dieu risque fort de disparaitre comme étant erroné !

Il est important de se laisser éclairer  par la parole de Dieu, car c’est ainsi que nous éclairerons le monde. Regardez une lampe, elle éclaire plus ou moins bien, suivant sa qualité, sa puissance … Il en est de même pour le chrétien, il ne peut éclairer que selon la lumière qu’il a reçue intérieurement en son cœur ! Or nous sommes tous appelés à être témoins de l’amour de Dieu,  par notre vie de tous les jours …. Quels témoins sommes-nous ?   Peut-être est-il temps de nous laisser toucher par la parole de Dieu, afin de rayonner, non plus comme de petites loupiottes de chevet, mais comme de véritables phares  au milieu des récifs de ce monde !

Myriam de Gemma
Septembre 2012

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«On la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière»

Aujourd'hui, cet Évangile si bref est riche en thèmes qui attirent notre attention. En premier lieu, “faire la lumière”: tout est évident aux yeux de Dieu! Deuxième grand thème: les Grâces sont entrelacées, la fidélité à l'une attire les autres: «Gratia pro Gratia» (Jn 1,16). Enfin, voici un langage humain pour des choses divines et perdurables.

Lumière pour ceux qui entrent dans l'Église! Depuis des siècles, les mères chrétiennes ont enseigné dans l'intimité leurs enfants par des paroles expressives, mais surtout avec la “lumière” de leur bon exemple. Elles ont aussi semé avec cette franchise typique du peuple et de l'Évangile, recueillie dans nombre de dictons pleins de sagesse et de foi. L'un d'entre eux dit ceci: «Illuminer et non disséminer». Saint Matthieu nous dit: «(…) elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,15-16).

Notre examen de conscience en fin journée peut se comparer aux comptes de l'épicier qui fait sa caisse pour voir le produit de son travail. Il ne commence pas en se demandant: —Combien ai-je perdu? Mais plutôt: —Qu'est-ce que j'ai gagné? Puis: —Comment pourrais-je gagner davantage demain, que puis-je améliorer? La révision de notre journée finit dans l'action de grâces et, par contraste, en un acte d'amour douloureux. —Je souffre de ne pas avoir aimé plus et j'espère, plein d'ardeur, étrenner demain un nouveau jour pour plaire davantage à Notre Seigneur, qui toujours me voit, m'accompagne et m’aime tant. —Je veux apporter plus de lumière et diminuer la fumée du feu de mon amour.

Dans les soirées familiales, parents et grands-parents ont forgé —et forgent encore— la personnalité et la piété des enfants d'aujourd'hui et des hommes de demain. Ça en vaut la peine! C'est urgent! Marie, Étoile du matin, Vierge de l'aube qui précède Jésus, Lumière du Soleil, guide-nous et donne-nous la main. «Ô Vierge bienheureuse! Il est impossible que se perde celui sur qui tu as posé ton regard» (Saint Anselme).

 Abbé Joaquim FONT i Gassol (Igualada, Barcelona, Espagne)

 

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Date de dernière mise à jour : 2019-09-23