Matthieu 10,34-11,1

Matthieu 16 24aawÉvangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu10,34-11,1

 "N'allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu opposer l'homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa famille. "Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi. Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n'est pas digne de moi. Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. "Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. "Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste en tant que juste recevra une récompense de juste. "Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense."  Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.

separ bible

Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Jésus ne prône pas la guerre loin de là ! Il est amour et ce baptême de feu dont il parle ici c’est sa Passion, son sacrifice d’amour sur la croix pour le salut des âmes. Mais justement l’amour ne laisse pas indifférent soit on l’accepte soit on le refuse. Et Dieu nous laisse cette pleine liberté de l’accepter ou de le refuser.

Cette liberté ne poserait pas de problème majeurs dans les relations humaines, si l’homme était assez sage pour respecter lui aussi la liberté des autres, et particulièrement de ceux qui lui sont proches ; mais généralement cette sagesse là, fait défaut et l’homme sous couvert de respect, de religion, de bon droit, de traditions et que sais-je encore, entre en guerre et se met à torturer ceux là même qu’il devrait aimer.

Jésus ne se fait pas d’illusion quand à cette faiblesse humaine, et s’il le dit, c’est pour bien avertir ces disciples qu’ils doivent être prêts eux aussi a se trouver en but à l’incompréhension, des autres, à leur persécution même.

Etre chrétien n’est pas avoir une vie exempte de souffrance, c’est avoir une vie ou l’on aime Dieu et les autres plus que soi même. Etre chrétien c’est vivre le défi de l’amour au cœur de notre monde.

Myriam de Gemma
Octobre 2012

Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n'est pas digne de moi

Nous croyons en Dieu et en Jésus. Nous disons, nous aussi, aimer et respecter Jésus et son œuvre de salut…. Mais à condition que cela ne nous coute rien ou presque rien ! 

Combien de fois ne nions-nous pas, dans notre vie, le message de la croix ? Combien de fois ne nous révoltons-nous pas devant la maladie, la souffrance ? Pourtant Jésus est clair !

Il n’a jamais dit que croire en lui nous éviterait tout problème ou toute souffrance !

La vie chrétienne ne se vit pas dans du coton ! Elle se heurte à toutes les intempéries de notre monde car c’est bien au cœur du monde que nous sommes appelés à vivre en vrais disciples du Christ, en acceptant ce qui ne peut être évité et en ayant le courage de notre foi dans un contexte où tout pourrait nous attirer loin de Dieu …

La vie chrétienne demande effort et dépassement de soi, pour l’amour de Dieu et des autres. C’est la grande leçon de cet évangile …. Allons-nous l’entendre ?

La vie est don de Dieu et Jésus vient nous montrer de quelle façon la vivre, car elle n’est pas une finalité en soi mais elle nous ouvre sur la vie éternelle. A notre mort nous serons jugés, non pas sur ce que nous aurons amassé, non pas sur notre notoriété ou notre réussite sociale, mais bien sur la foi que nous aurons vécue et sur l’amour que nous aurons partagé. 

Quand Jésus parle de prendre sa croix, il ne nous dit pas de nous engager dans une vie de pénitence inconsidérée, il nous dit simplement de savoir nous dépasser, et de renoncer à notre volonté propre pour entrer dans celle de Dieu.

Renoncer à soi même, à sa volonté propre est une croix, une croix qui ne peut se porter que dans l’amour de quelque chose de plus grand que ce que l’on lâche, de quelqu’un de plus grand que nous mêmes et qui est Dieu. Porter sa croix n’a donc rien de masochiste, de doloriste c’est un choix de conduite par amour de Dieu et des âmes.

Myriam de Gemma
Février 2017

 

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 2019-07-14