Tobie 1/ 1a. 2; 2/ 1-9

Tobie, de la tribu de la ville de Nephtali, fut déporté sous le règne de Salmanazar, roi d'Assyrie ; mais durant sa déportation, il ne quitta jamais le chemin de la vérité. Un jour de fête du Seigneur, où l'on faisait un bon repas dans la maison de Tobie, celui-ci dit à son fils : « Va chercher quelques hommes fidèles à Dieu, appartenant à notre tribu, pour qu'ils festoient avec nous. » Le fils s'en alla, mais revint lui annoncer qu'un Israélite, étranglé, gisait dans la rue. Tobie quitta aussitôt sa place à table ; sans même avoir commencé son repas, il se rendit auprès du corps. Il le prit et le porta en cachette dans sa maison, afin de l'ensevelir discrètement après le coucher du soleil. Lorsqu'il eut caché le corps, il mangea son pain dans le deuil et la crainte, en se rappelant cette parole du Seigneur transmise par le prophète Amos : Vos fêtes seront changées en deuil et en lamentation. Au coucher du soleil, il sortit pour enterrer le mort. Tous ses proches le critiquaient : « Tu as déjà été condamné à la peine capitale pour ce motif, tu as tout juste sauvé ta vie, et tu recommences à enterrer les morts ? » Mais Tobie, qui craignait Dieu plus que le roi, enlevait les corps de ses frères assassinés, les cachait dans sa maison et les enterrait au cours de la nuit.

 Tobie était un vrai croyant, un croyant pour qui la foi n’est pas faite que de mots mais est faite de gestes en accord avec le cœur.  Certes il a pris des risques humains énormes et le bon sens permet de se poser la question : « était-ce bien raisonnable ? » Mais cette question même est toute humaine et la foi va bien au-delà de la raison humaine car elle procède du cœur , de la relation d’amour que nous avons avec Dieu et par là même avec les autres .

Tobie nous renvoie ici à notre foi, à la force de notre foi!

Somme-nous des croyants « seulement en parole, »... Des croyants qui affirment les choses mais ne les vivent pas ?

Sommes-nous des croyants du dimanche, c'est-à-dire des consommateurs qui pratiquons le rite mais ne l’appliquons pas dans notre vie courante ?

 Ou bien sommes-nous vraiment des croyants convaincus, et des croyants amoureux de Dieu au point de savoir prendre des risques face au monde, pour vivre ce que nous croyons ?

 C’est à chacun de nous de répondre à cette question !

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