KerAnna 01.2019

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Avec Sainte Anne, veiller et aimer !N° 0
1/3ème année 
  Janvier 2019

Bonne année à tous !

Tous nos vœux de bonne santé et de bonne sainteté, et que Sainte Anne renouvelle notre désir de veiller et d’aimer avec elle. Une messe a été célébrée à Ste Anne d’Auray pour nous tous !

La « bouchée » du mois :  Conçu du Saint Esprit

• Nous avons suivi, tout au long de 2018, la première partie de notre parcours sur la foi, celle qui traite de Dieu, de la création, du premier péché.

• Et nous avons vu en décembre que Dieu n’avait jamais cessé d’aimer les humains, et qu’il avait commencé avec eux une histoire d’amour. Une histoire qui s’est déployée au fil des siècles et dont le point culminant fut la naissance du Christ. C’est ce qu’on appelle le mystère de l’Incarnation. Mais de quoi s’agit-il au juste ?

1. Au commencement était le Verbe :

• Ce Verbe, dont St Jean nous parle à la Messe de Noël, c’est la deuxième Personne de la Trinité, le Fils de Dieu, que le Père engendre de toute éternité. C’est donc, si l’on peut dire, une « partie » de Dieu lui-même, qui contemple et aime le Père avec bonheur et que le Père aime et contemple avec bonheur.

• Les choses auraient pu en rester là. Dieu s’était au fil des siècles formé un peuple - le peuple d’Israël - pour qu’il soit son témoin au milieu des nations, Il avait fait pour lui des miracles et lui avait donné Sa Torah, Sa Parole de Sagesse, notre Ancien Testament. Mais Dieu, pour parfaire son plan B, a voulu aller plus loin : il a voulu devenir lui-même l’un des nôtres, l’un de son peuple.

2. Par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie

• Que s’est-il passé ? L’Esprit Saint, qui est Dieu lui aussi, est à la fois l’amour qui relie le Père et le Fils et l’amour qui œuvre en leur nom dans le monde.

• Il vient donc réaliser en Marie le désir profond de Dieu : Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus (Lc 1, 30-31).

• Et Il ne le fait qu’à partir du moment où la Vierge Marie dit « oui », car Dieu ne nous force jamais et n’agit qu’à partir de notre liberté, de notre oui, de notre amour: Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole (Lc 1,38).

• L’Esprit Saint dépose alors en Marie, de manière mystérieuse et non sexuelle le germe divin qui va la féconder, et elle va comme toute maman porter son bébé pendant neuf mois.

Nous verrons la prochaine fois les caractéristiques uniques de ce bébé si semblable aux autres et en même temps si différent.

Le Saint du mois

L’Église fête, le 23 janvier, l’un de mes très grands amis, le bienheureux Henri Suso (1295-1366). C’est le seul saint de l’histoire de l’Église à qui la Sagesse soit apparue en personne, et de nombreuses fois, sous forme humaine.

Heinrich von Berg naît le 21 mars 1295 en Allemagne, au bord du Lac de Constance, vraisemblablement à Überlingen. Il avait reçu, comme il le dira lui-même, une nature « tendre et aimante ». Son père est sévère et violent, sa mère douce et très croyante, en sorte qu’il choisira de porter son nom de famille, Seuse (en latin Suso), qui veut dire « doux ».

• Il entre à 13 ans chez les Dominicains de Constance, où sa vie religieuse commence par des hauts et des bas. Il est complexé et tourmenté. Mais à 18 ans, une vision va orienter et stabiliser toute sa vie : il voit une belle dame qui se présente à lui comme étant la « Sagesse éternelle » et lui dit : « Mon Fils, donne-moi ton cœur ! » (Pr 23,26) ; il comprend que cette Sagesse éternelle n’est autre que l’Essence divine qui s’est incarnée en Jésus. Et il prend dès lors le nom de « Serviteur de la Sagesse Éternelle ».

• À l’âge de 24 ans, il part pour trois ans à Strasbourg pour approfondir sa philosophie et sa théologie, puis à 29 ans, il effectue trois années supplémentaires à Cologne, où il a Maître Eckhart comme professeur et Jean Tauler comme condisciple.

• Au retour, il est nommé professeur, mais on l’accuse d’enseigner certaines théories d’Eckhart jugées trop avancées, en sorte qu’il est convoqué à Maastricht, en 1330, au Chapitre Général de son Ordre. Il a aussi à souffrir de sa sœur, qui a mal tourné, et de nombreuses calomnies en tous genres, de manipulations.

• Surtout, il devient saint. Il surmonte ses complexes et ses nombreuses contrariétés extérieures par la patience et la confiance. Et après une période d’intenses pénitences - il porte, par exemple, un cilice hérissé de 150 clous et dort sur une vieille porte -, le Seigneur lui fait comprendre que c’est l’amour qui doit tout mener, et il jette ses « instruments » dans le Rhin.

• Et il a soif  d’aimer et de faire aimer le Christ toujours plus. Il ne craint pas de faire usage du cœur, de l’affectivité. Il grave le nom du Christ (IHS) sur sa poitrine, il écrit les paroles du In dulci jubilo que nous chantons à Noël, il invente la forme la plus ancienne du Chemin de Croix, avec 100 stations, et il écrit aussi des livres, dont « Le Livre de la Sagesse Éternelle » et « L’Horloge de la Sagesse » qui deviennent des best-sellers. Et il prêche de nombreuses retraites dans des couvents de Souabe, d’Alsace et de Suisse, où il devient un directeur spirituel fin et recherché. On l’appelle Frater Amandus, le « Frère que l’on ne peut qu’aimer ».

• En 1348, en raison de querelles entre l’empereur et le pape, son couvent ferme, et il est envoyé dans celui d’Ulm, où il demeurera jusqu’à sa mort, le 25 janvier 1366. Le Concile de Constance (1414-1418) le considèrera comme bienheureux, ce qui sera enfin  officialisé par Grégoire XVI en 1831.

• Peut-être pourrions-nous faire nôtre ce conseil qu’il a si bien vécu lui-même : Que nous soyons au repos ou que nous allions, que nous mangions ou que nous buvions,  gravons l’image de Jésus dans notre cœur. Ayons son doux et tendre nom dans notre bouche, et pensons si intensément à lui le jour que nous en rêvions la nuit (Lettre 28).

La pratique du mois

Juste une petite idée : Henri Suso aimait beaucoup les fruits, et surtout les pommes. Lorsqu’il en mangeait (après s’en être privé pendant deux ans !), il les coupait en quatre quartiers et mangeait les trois premiers en l’honneur de la Trinité et le quatrième en souvenir de l’amour avec lequel la Ste Vierge nourrissait l’Enfant Jésus.

C’est tout simple, cela marche même avec des carrés de chocolat ou tout autre chose, et cela nous remet plusieurs fois par jour dans la Présence et dans l’amour.

L’intercession du mois

Avec sainte Anne et le bienheureux Henri Suso, prions :

- pour obtenir la Sagesse et pour en vivre,

- pour l’unité des Chrétiens (semaine du 18 au 25 janvier),

- pour les JMJ au Panama (du 22 au 27 janvier),

- aux intentions du pape François pour ce mois :

Pour les jeunes, en particulier ceux d’Amérique Latine,

afin qu’à l’exemple de Marie ils répondent à l’appel du Seigneur pour communiquer au monde la Joie de l’Evangile.

- et toujours aux intentions de tous les amis de KerAnnA.

Pour recevoir ce feuillet par mail, s’adresser à : frat.keranna@gmail.com

 

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Date de dernière mise à jour : 2019-11-08