KerAnna 08.2019

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Avec Sainte Anne, veiller et aimer !
N° 8/3ème année
Août 2019

Bonjour à tous !

Et bienvenue aux nouveaux. Dans la joie de contempler Marie dans les mystères de son assomption et de son couronnement.

La « bouchée » du mois :   À la droite du Père

Le mois dernier, nous avons « assisté » à l’Ascension de Jésus au Ciel, et nous avons vu ce que les disciples avaient fait juste après son départ. Aujourd’hui nous allons contempler Jésus au Ciel. Le Credo nous le dit : Il est assis à la droite du Père.

1. Au ciel :

• Depuis l’Ascension, Jésus se trouve au Ciel. L’œuvre du Salut est achevée. Il n’y a plus qu’à l’appliquer, et ce sera l’œuvre conjointe de l’Église et de l’Esprit. Nous y reviendrons.

• Mais Jésus, au Ciel, ne se tourne pas les pouces : il intercède sans cesse pour nous, comme le médiateur qui nous assure en permanence l’effusion de l’Esprit Saint (CEC 667).

2. Avec son corps :

• Et Jésus se trouve au Ciel avec son corps, son corps de gloire capable de traverser les murs, que les apôtres ont touché.

• Dieu n’a pas de corps, Jésus oui. Les anges peuvent donc maintenant contempler le Fils de Dieu dans toute sa gloire : ils le voient ressuscité, mais portant encore les signes de sa Passion, ses plaies  glorieuses qui sont comme un livre ouvert.

3. Assis à la droite du Père :

• Jésus est assis. Or, le seul lieu au Ciel pour s’asseoir est le Trône de Dieu. Donc Jésus siège dans la majesté de Dieu.

• Et Jésus est assis à la droite du Père. C’est la place d’honneur, qui indique que Jésus est héritier et Roi. Et c’est aussi, selon le symbolisme biblique, le côté de la grâce, la gauche étant celui de la rigueur. Oui, c’est bien par Jésus que nous vient la grâce !

4. Rejoint par Marie :

• Quelques années après Jésus, la Vierge Marie est elle aussi montée au Ciel avec son corps. Ce n’est pas écrit dans la Bible, mais cela fait partie du contenu de notre foi. Et elle y est devenue Reine. Ce sont les deux derniers mystères du Rosaire, que nous fêtons le 15 et le 22 de ce mois. Avec les Anges.

Le Saint du mois

• Le 26 août de cette année, nous fêterons les 200 ans de la naissance au Ciel d’un bienheureux italien, Dominique Barberi. Un autre de mes grands amis. C’est l’occasion de le découvrir.

• Il naît le 22 juin 1792 à Viterbe en Italie, à 65 km au nord-est de Rome. Ses parents sont fermiers et meurent tôt. Dominique est accueilli par un oncle et garde les moutons. Il sait lire, mais n’est pas scolarisé.

• Les ordres religieux ayant été interdits par Napoléon dans les États Pontificaux, il fait connaissance de Passionistes exilés, et les rejoint dès que la congrégation reprend la vie commune. Il sera désormais simple frère convers et s’acquittera des tâches domestiques.

• Sauf que … le Seigneur lui fait un jour comprendre qu’il a été choisi pour réaliser la vision de son fondateur St Paul de la Croix : aller évangéliser en l’Angleterre ! Concrètement, c’est impossible. Mais un jour, lors d’une récréation, on découvre qu’il a un don hors du commun pour commenter les Écritures. Il faut dire qu’il a utilisé le bref temps de la sieste pour étudier seul le latin et le grec dans de vieux livres trouvés au grenier ! On fait pour lui une exception et il devient séminariste, prêtre, professeur de philosophie (il écrira même en quelques mois une méthode de philo de plus de 1000 pages !) et de théologie. Puis il est nommé supérieur, conseiller et provincial. Tout en prêchant retraites et missions. Toujours pas d’Angleterre !

• Mais on lui demande d’aider un séminariste anglais ; puis il se lie d’amitié avec des anglais de passage, correspond avec d’autres en Angleterre, et obtient enfin le feu vert pour partir y fonder. Il commence par ouvrir une maison en Belgique, à Ère près de Tournai, en 1840. Et il sillonne le nord de la France. C’est du dôme en construction de la cathédrale de Boulogne qu’il aperçoit enfin les falaises de Douvres.

• Le Cardinal Wiseman l’invite à venir faire une fondation à Aston, à mi-chemin entre Manchester et Birmingham, pour y faire une fondation. Le P. Dominique, à 48 ans, s’empresse de prendre le bateau à Boulogne et arrive à Folkestone … pour y  voir brûler des effigies du pape dans des feux de joie !!! Nous sommes en effet le 5 novembre (1840), le jour de Guy Fawkes - toujours célébré de nos jours -, qui commémore un complot de 1606 attribué aux « papistes ». 

• La visite est positive, et Dominique y repart définitivement un an plus tard. Il accueille, il catéchise, il célèbre la messe et donne les sacrements dans un milieu hostile. Il est souvent caillassé en se rendant dans son église, mais son exemple interpelle. Et le 10 juin 1844, il a enfin le bonheur d’organiser à Aston la toute  première procession du Saint Sacrement de l’histoire de l’Angleterre. Il se lance aussi dans des missions paroissiales, dans les grandes villes industrielles que sont Manchester, Liverpool et Birmingham.

• Enfin, en 1845, après de longs échanges avec le Mouvement d’Oxford (un groupe d’anglicans qui voulaient renouer avec leurs racines catholiques), il reçoit plusieurs anglicans dans l’Église catholique, dont le théologien de renom John Henry Newman, futur Cardinal. Ce dernier, qui gardera toujours une petite lampe rouge dans son bureau devant le portrait du P.  Dominique, a été béatifié par Benoît XVI en 2010, et sera canonisé cette année, le 13 octobre, par le pape François. 

• Quant au P. Dominique, provincial à la fois de l’Angleterre (4 couvents) et de la Belgique, il avait permis qu’en ces froides contrées le vin coupé d’eau du petit-déjeuner soit remplacé par du café chaud … dont lui-même ne prenait pas ! Épuisé, il fera d’une crise cardiaque sur le quai d’une petite gare du sud de l’Angleterre et mourra dans un pub de la ville voisine de Reading où on l’avait transporté, le 26 août 1949. Il fut béatifié le 27 octobre 1963 par Paul VI. C’est au Bx Dominique que l’on doit l’expression de « frères séparés ». Et on rappellera la sagesse, l’humilité et la douceur avec laquelle il travaillait au retour de ses contemporains à la plénitude de la foi. « Seul le cœur peut parler au cœur », écrivait-il.

La pratique du mois

Avec sa sainteté, sa gaité et son affabilité étaient en elles-mêmes une homélie, nous rapporte Newman. Et nous ? Sommes-nous des chrétiens attirants ou des repoussoirs ? Sommes-nous pétris de ciel ou de fiel ?

L’intercession du mois

Avec sainte Anne et le Bx Dominique Barberi, prions :

- pour nos frères séparés, et pour ceux d’entre nous qui ont perdu la plénitude de la foi.

- pour les vocations sacerdotales et religieuses.

- aux intentions du pape François pour ce mois d’août :

Pour que les familles, par une vie de prière et d’amour, deviennent toujours davantage « laboratoire d’humanisation ».

- et toujours aux intentions de tous les amis de KerAnnA.

Pour recevoir ce feuillet par mail, s’adresser à : frat.keranna@gmail.com

 

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Date de dernière mise à jour : 2019-11-08