KerAnna 02.2018

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Avec Sainte Anne, veiller et aimer !
N° 2/2
Février 2018

Bonjour à tous !

Et bienvenue aux nouveaux ! Une petite crêpe à la Chandeleur, ça vous dit ? Cela nous permettra de rejoindre agréablement nos deux sainte Anne : celle du Temple qui a accueilli l’Enfant Jésus, et celle qui fut sa grand-mère et qui a choisi de venir visiter la Bretagne, le pays par excellence des crêpes … On peut même recommencer le mardi-gras !

Une petite présentation (II)

La fois dernière, nous avions évoqué brièvement les origines et le but de notre petite fraternité invisible. Cette-fois-ci, nous allons rappeler le sens de notre nom et de notre logo :

KerAnnA vient de Keranna - « le village d’Anne » -, qui est le nom du village breton où sainte Anne choisit d’apparaître en 1623 « par inclination de son cœur ». Il deviendra plus tard Sainte-Anne d’Auray.

Mais nous y avons mis trois majuscules :

K pour Krist (« Christ » en breton), car Jésus est toujours premier.

" Mais Ker est aussi le début de kérygme, l’ « annonce de la Bonne nouvelle », comme le notait le P. Luc, notre ami prêtre de Bruges qui célèbre une messe chaque mois pour nous.

• Le A central est celui de sainte Anne, la maman de Marie et la grand-mère de Jésus.

" Il représente aussi ceux parmi nous qui sont parents et grand-parents.

• Et le A final est celui de l’autre Anne, la veuve du Temple « qui servait Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière » et qui vint à la rencontre de la Sainte Famille.

" Il symbolise également ceux d’entre nous qui sont veufs ou consacrés.

D’où les deux A de notre logo, entourant le cierge (= veiller) et le cœur (= aimer). 

La « bouchée » du mois :  D’où vient notre foi ?

• Elle nous vient de Jésus lui-même, qui était le Verbe de Dieu, c’est-à-dire le message vivant de Dieu.

• Jésus a choisi des apôtres qu’Il a formés, qui ont vécu avec lui et qui ont raconté ce qu’ils avaient entendu et vu.

• Puis après la Pentecôte, des communautés se sont formées autour d’eux : à Jérusalem, à Antioche, à Damas, à Éphèse … On se transmettait par oral ce qu’on savait de Jésus (les souvenirs qu’on avait de lui et surtout son enseignement), et on mettait en pratique ce qu’il avait dit et montré (la vie fraternelle, ainsi que sa manière de prier, c’est-à-dire sa liturgie).

" C’est ainsi que saint Jean transmettra cette foi et cette tradition à Polycarpe, évêque de Smyrne, qui les transmettra à Irénée, qui deviendra l’évêque de Lyon ! C’est pour cela que l’on dit que notre foi est « reçue des apôtres ».

• Au fur et à mesure des besoins - des désordres à Corinthe et à Éphèse, des divisions à Philippes, des inventions à Colosses ou en Galatie … -, Paul, Pierre, Pierre, Jacques, Jude et Jean vont écrire des lettres aux communautés, ce sont nos épitres.

• Puis quatre apôtres ou disciples vont mettre par écrit les actes et les paroles de Jésus, en les organisant de manière théologique et pédagogique. Ce seront les quatre Évangiles.

• Enfin, confrontés aux idées de la culture ambiante ou de systèmes de pensée concurrents, on a approfondi, avec l’aide de l’Esprit Saint, ce qu’on avait reçu des apôtres - la Foi et la Tradition -. Et ce fut le temps des Pères de l’Église, et des premiers conciles. L’enjeu, à chaque fois, est de s’assurer que ce qui est enseigné et pratiqué est bien le patrimoine reçu des Apôtres, et non ce que certains préfèreraient !!!

Prenons le temps de relire ces paragraphes, et de remercier l’Esprit Saint, ouvrier et garant de cette fidélité.

Le Saint du mois

En ce mois de février, pensons spécialement à saint Polycarpe, que nous avons mentionné et que nous fêterons le 23 : un saint «charnière» de l’Église, martyrisé à un âge avancé.

Né à Smyrne (Turquie), Polycarpe est un disciple de l'apôtre Jean, qu’il a connu à Éphèse. Et il aura lui-même pour disciple saint Irénée de Lyon, qui fondera bon nombre de diocèses en Gaule et sera le premier théologien occidental. Irénée dira : Je puis dire l’endroit où s’asseyait le bienheureux Polycarpe pour parler, comment il rapportait ses relations avec Jean et avec les autres disciples qui avaient vu le Seigneur. Polycarpe est donc un chaînon essentiel entre l’époque des apôtres et l’arrivée de la foi dans nos pays d’occident.

Il est nommé évêque de Smyrne vers l’an 100, ministère qu’il assumera pendant plus de cinquante ans. On sait que vers  110 il accueillera en sa ville l'évêque Ignace d'Antioche, conduit à Rome pour être livré aux bêtes.

Mais on lui doit surtout une clairvoyance théologique qui a sauvé la foi de l’Église : un de ses contemporains « éclairés », Marcion (85-160), riche armateur de son métier, avait étudié la Bible tout seul et en avait tiré la conclusion qu’il existait deux principes divins opposés : le Dieu punisseur de l’Ancien Testament, et le Dieu plein d’amour du Nouveau. Et que Jésus, le fils de ce dernier, était descendu du ciel déjà adulte, pour abroger l’ancienne foi. Parole de Marcion ! Il se fabrique donc une Bible à la carte, qui ne contient que l’Évangile de Luc (sans son début !) et dix lettres de Paul, vidées de toute allusion à l’Ancien Testament.  Et il se fait de nombreux disciples.

Polycarpe, lui, rappelle sans se lasser la foi reçue des apôtres, à savoir que le Dieu d’Israël est déjà un Dieu d’amour, et que toute la Bible nous dit l’aventure de cet amour, qui culminera dans l’incarnation de Jésus et son mystère pascal.

Enfin, en 155, ayant refusé de renier le Christ, Polycarpe sera envoyé au bûcher et achevé à l’épée, après avoir donné ce magnifique témoignage : Il y a quatre-vingt-six ans que je sers le Christ et Il ne m'a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur !

La pratique du mois

Pendant l’hiver, nous mangeons souvent des oranges ou des clémentines. Profitons-en pour faire une action de grâces :

- nous la prenons en main et la regardons, en pensant avec gratitude à tous les gens qui ont permis qu’elle nous arrive.

- nous la pelons en pensant à Jésus qui s’est laissé dépouiller.

- nous la savourons en pensant à Dieu qui l’a créée pour nous et nous a donné les papilles pour la goûter.

L’intercession du mois

Avec sainte Anne saint Polycarpe, prions : - pour nos évêques, nos théologiens, nos catéchistes et tous nos prêtres,  qui ont la charge de transmettre la foi.

- avec l’intention du pape François pour ce mois de février :  Pour que ceux qui ont un pouvoir matériel, politique ou spirituel ne glissent pas vers la corruption.

- et toujours aux intentions de tous les amis de KerAnnA.

Pour tout renseignement, s’adresser à : frat.keranna@gmail.com

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Date de dernière mise à jour : 2019-11-02