KerAnna 05.2018

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Avec Sainte Anne, veiller et aimer !
N° 5/2ème année 
Mai 2018

Bonjour à tous !

Et réjouissons-nous avec nos amis flamands de Belgique qui peuvent désormais recevoir notre KerAnnA en néerlandais !

Lorsque Ste Anne se présenta à Yvon Nicolazic, elle dit l’essentiel : Me zo Anna, mamm Mari, Je suis Anne, la mère de Marie. Que ce mois qui est dédié à la Sainte Vierge nous aide à l’aimer davantage. Avec, pour la première fois, cette nouvelle fête dédiée à « Marie, Mère de l’Église », le lundi de la Pentecôte. Cadeau du Pape François !

La « bouchée » du mois :  Je crois en Dieu le Père

Dieu est un Dieu unique, avons-nous vu précédemment. Jésus est venu nous dire quelque chose de plus : Dieu est aussi Père.

1. Un Dieu Père :

• Dieu est Trinité. Et la Trinité est un mystère, c’est-à-dire une confidence qui est offerte à notre amour. On y trouve :

   - une source d’amour incomparable que Jésus appelait Père.

   - un bien-aimé qu’on appelle Fils et qui l’aime en retour.

   - et l’Esprit-Saint qui est l’amour même qui les relie.

• Un jour, ce Fils s’incarna en Marie et devint un homme, Jésus. Et il nous fit connaître son Père, qu’il appelait  abba, papa*. 

* Au cas où … maman en hébreu se dit imma, papy sabba et mamie savta. On imagine l’enfant Jésus gazouillant ces mots …

• De par notre baptême, nous sommes devenus nous aussi les enfants de ce Papa plein d’amour, notre Abba qui est aux Cieux. Et c’est ainsi que Jésus nous a enseigné à prier le Notre Père. Au temps des premiers chrétiens, les catéchumènes l’apprenaient par cœur, afin de pouvoir le réciter pour la première fois, avec le Credo, le jour de leur baptême. 

• Et Dieu le Père est vraiment pour chacun un Papa, il nous aime d’un amour unique et s’intéresse à tous les détails de notre vie, n’en déplaise à Voltaire : Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux (Lc 12, 6-7). Y croyons-nous vraiment ?

• Et Dieu est bon : Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres (Ps 144,8-9). Non, Dieu n’est pas un Jupiter colérique et vengeur ! Il est un éducateur et pose des limites, comme le fait normalement tout papa : si nous nous brûlons, ce n’est pas lui qui nous brûle, c’est que nous avons touché au feu ! Mais comme un papa, Il nous prend aussi dans ses bras et Il nous console

2. Un Père Tout-Puissant :

Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant. Cela ne veut pas dire que Dieu est un despote, cela veut dire qu’Il peut tout et qu’il n’y a aucune limite à son amour ! Même si parfois nous aimerions qu’Il agisse plus vite, plus fort, selon nos désirs (« Que ma volonté soit faite !»). Rappelons-nous qu’Il est SAGE, et que la Sagesse est un mélange d’intelligence et d’amour. Il voit les choses depuis l’éternité et en vue de l’éternité … à la différence du Père Noël qui voit tout à hauteur de traineau !!!

• La seule limite à son amour, c’est nous qui la posons. En effet,  comparons son amour à un bon vin : du Plan-de-Dieu, par exemple, ou du Saint-Amour : ce vin est là pour tout le monde. Mais si je ne vais pas en acheter une bouteille, il restera au magasin. Il sera donc pour tout le monde sauf pour moi …

Et le mal, me direz-vous ? … Dieu le déteste tellement, que Jésus est venu nous enseigner à dire : Délivre-nous du mal ! Car c’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde (Sg 2,24). Le mal, c’est nous qui le faisons, en nous laissant inspirer par le Diviseur. Nous qui avons été créés à l’image de Dieu, pour être ses envoyés, et qui avons perdu notre ressemblance avec Lui, par faiblesse ou par intérêt. C’est pour cela que nous avons le sacrement du pardon, pour renaître dans l’amour. À condition d’aller le recevoir ...

Le Saint du mois

Je ne peux résister au plaisir de vous présenter une amie,  Dame Jelyan, alias Julienne de Norwich (1342-1416), fêtée le 8 mai, et parfois le 13. Elle est sainte dans l’Église Anglicane mais pas chez nous, et pourtant elle est restée catholique toute sa vie, puisque l’anglicanisme n’existait pas encore. Et, cerise sur le gâteau, elle est la seule à être citée en anglais dans le CEC (Catéchisme de l’Église Catholique) français. Benoît XVI lui consacra même une audience générale en 2010.

Des débuts de sa vie on ne connait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle fut éduquée chez des Bénédictines voisines. Lorsqu’elle tomba malade et fut sur le point de mourir, à trente ans, le curé vint chez elle lui donner l’extrême onction et la bénir avec un crucifix. Elle vit alors ce dernier saigner et eut seize visions en cinq jours - essentiellement sur la Passion -, qu’elle décrivit dans les 25 chapitres de ses Révélations de l’Amour Divin. Un quart de siècle plus tard, elle allait en présenter une nouvelle version de 86 chapitres, enrichie de réflexions théologiques.

Elle vécut en recluse à Norwich, dans une cellule que l’on peut encore visiter tout contre l’église St Julien, et ses contempo-rains l’appelaient affectueusement Mother (Mère), car elle leur prodiguait moult conseils spirituels et humains. La pèlerine Margery Kempe, de 30 ans sa cadette, raconte la visite qu’elle lui fit en 1413 : Mets toute ta confiance en Dieu, lui dit-elle, et ne crains pas ce que le monde te dit.

Car tout son enseignement est fondé sur la confiance : Je vis avec une absolue certitude que Dieu, avant de nous créer, nous a aimés, d'un amour qui n'est jamais venu à manquer, et qui ne disparaîtra jamais. Et dans cet amour, Il a accompli toutes ses œuvres et, dans cet amour, Il a fait en sorte que toutes les choses soient utiles pour nous, et dans cet amour notre vie durera pour toujours. Et elle nous laisse ce secret reçu du Christ et transmis comme un trésor : Tu verras par toi-même que tout finira bien ; que toutes choses, quelles qu’elles soient, finiront bien (CEC 313).

La pratique du mois

Comment en ce mois de mai grandir en confiance envers le Père ? En passant tout simplement par Marie, elle qui fut toujours si unie à Jésus.  En inspirant, nous allons dire imma ou maman, pour l’inviter ; et en expirant nous dirons avec elle abba ou bien papa. Avec tout notre amour. Prêts ?

L’intercession du mois

En ce mois de Marie, prions avec Sainte Anne et avec Julienne :

- pour nos frères et sœurs de l’Église Anglicane, ainsi que pour ceux d’entre eux qui ont rejoint notre église.

- pour que l’Esprit-Saint vienne aider tous les baptisés (et donc vous et moi !) à répondre généreusement au récent appel du pape François: « Le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons  saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Exhortation publiée le 9 avril 2018, §2).

- aux intentions du pape François pour ce mois de mai : Pour que les fidèles laïcs accomplissent leur mission spécifique en mettant leur créativité au service des défis du monde actuel.

 - et toujours aux intentions de tous les amis de KerAnnA.

Pour tout renseignement, s’adresser à : frat.keranna@gmail.com 

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Date de dernière mise à jour : 2019-11-02