Sainte Maria Goretti

marietta.jpg1890- 1902

Maria Goretti naît le 16 otobre 1890 à Corinaldo, village perché entre deux monts sur une hauteur fouettée par le vent, situé au sud d'Ancône dans la province des Marches, sur l'Adriatique. Dans ce village, les habitants vénèrent une "Madone, Reine des Martyrs", la dernière parole de Maria en mourant sera un cri d'amour: "ô Madonna".

 Ses parents, Luigi et Assunta, sont pauvres mais très pieux: prière en famille le soir, éducation des enfants dans la crainte de Dieu et le respect de ses commandements. Mais le petit lopin de terre n'arrive pas à nourrir la nombreuse maisonnée: 7 enfants dont Maria est l'aînée. On leur fait miroiter des conditions de vie meilleure dans des exploitations vacantes au sud de Rome. Assunta est attachée à sa maisonnette qu'elle entretient avec un soin méticuleux et elle ne voudrait pas la quitter; mais nécessité fait loi: ils vendent leur ferme et partent.

 Après un premier séjour au village de Colle Gianturco, ils se fixent en 1899 dans celui de Ferriere di Conca, au diocèse d'Albano, au sud de Rome sur le bord de la Méditerranée. C'est la région des "marais Pontins" (appelée maintenant Pontine). Malheureusement, à cette époque, les marais ne sont pas encore asséchés et la région est insalubre. Luigi travaille d'arrache-pied, mais il sera bientôt arrêté par le paludisme. Pour comble de malheur, la famille doit collaborer avec un veuf et son fils. Le père, Jean Serenelli, auquel Luigi est associé, est fainéant et buveur. Son fils Alessandro est un jeune homme de 19 ans grossier et vicieux. Luigi a compris le danger de cette proximité. Avant de mourir, en 1900, rongé par la fièvre paludéenne, le typhus et une pneumonie, il dit à sa femme: "Assunta, retourne à Corinaldo!" Mais c'est impossible car elle est liée par son fermage et endettée.

 La petite Marietta (Maria) n'a que dix ans à la mort de son père. Elle en est très affligée; elle va souvent au cimetière pour prier sur sa tombe. D'autre part elle fait tout pour consoler sa mère et la seconder dans sa lourde tâche. Elle lui dit: "Courage, maman, n'ayez pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons !"

 Marietta a été confirmée dès l'âge de 6 ans. Elle prie sans cesse, avec une prédilection pour le chapelet qu'elle tient toujours enroulé autour de son poignet. "Pourquoi pries-tu tant ?" lui demande un jour une amie. "Je prie pour consoler Jésus et Marie de tant de péchés" répond-elle et elle se met à pleurer. Elle désire ardemment faire sa première communion. "Je veux Jésus - dit-elle à sa mère - je ne veux plus être sans Jésus."

 Mais elle a 10 ans et à l'époque, on ne communie pas avant 11 ans. De plus elle est illettrée et sa mère n'a pas de quoi lui acheter une robe de première communiante. Marietta insiste. Alors l'archiprêtre de Nettuno, la ville voisine, l'interroge et il est surpris par ses connaissances. Les habitants du village se cotisent pour lui fournir le nécessaire et le 29 mai 1902, en la solennité de la Fête-Dieu, Maria, avec son frère Angelo et d'autres enfants fait sa première communion dans la petite église de Ferriere. En le recevant dans son cœur Marietta dit à Jésus qu'elle veut se conserver tout entière pour lui.

 Le spectacle de cette famille pieuse a quelque influence sur Alessandro. Parfois il participe à la prière du soir et il va à l'église de temps en temps pour une grande fête. Mais peu à peu, la passion le prend à la vue de cette fille, qui, bien qu'elle n'ait pas encore 12 ans, est déjà grande et belle. Il lui fait des sollicitations que d'abord elle ne comprend pas. Puis il se fait menaçant tout en lui disant: "Si tu le dis à ta mère, je te tue." Maria, terrorisée, supplie souvent sa mère de ne pas la laisser seule, mais sans lui dire pourquoi, à cause des menaces d'Alessandro, et Assunta ne comprend pas.

 Le vendredi 5 juillet 1902, elle lui a réitéré sa demande. Croyant à un caprice, Assunta part tout de même au travail, non loin de là. Maria reste seule pour garder la petite Thérèse encore au berceau. A trois heure de l'après-midi, Alessandro demande à Assunta de le remplacer pour conduire les bœufs. Il gagne alors la maison toute proche et entraîne Maria de force dans la cuisine et exige qu'elle se plie à ses désirs. Maria se débat et lui dit: "Ne fais pas cela! C'est un péché! Tu iras en enfer !"

 Exaspéré par la résistance de Maria, il la menace d'un poinçon de 20 cm de long qu'il a fabriqué exprès et il la frappe de coups répétés. Il s'éloigne un peu, puis l'entendant encore gémir, il revient à la charge et lui porte de nouveaux coups: 14 en tout.

 Alerté par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt suivi d'un ouvrier agricole et d'Assunta. Alessandro s'est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes intrerviennent et l'emportent, lié, marchant entre deux chevaux. Ils empêchent ainsi la foule hostile qui s'est formée de le lyncher.

 Maria est conduite à l'hôpital de Nettuno, placée sur un char à bancs dont les secousses avivent la douleur de ses blessures. Le convoi n'arrive qu'à six heures du soir. Les médecins sont étonnés qu'elle vive encore car elle a été atteinte au cœur, au péricarde, aux intestins et au poumon gauche.

 Attachée sur la table d'opération, Maria a la consolation de voir arriver un prêtre; puis on l'opère pendant deux heures, sans l'endormir. Pendant l'opération et jusqu'à sa mort, Maria meurt de soif, comme Jésus sur la croix, mais on ne peut lui donner à boire par crainte de la péritonite. Avant de mourir, deux grandes grâces lui sont accordées: elle est inscrite dans la "Congrégation des enfants de Marie", et on en dépose la médaille sur sa poitrine haletante. La seconde grâce, c'est la Sainte communion avec l'Extrême Onction.

 Avant de lui donner l'hostie, le prêtre demande à la victime si elle pardonne à son agresseur comme Jésus a pardonné sur la croix à ses bourreaux. Surmontant un mouvement de répulsion, elle déclare: "Oui, pour l'amour de Jésus je pardonne. Je veux qu'il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi je lui ai déjà pardonné." Puis vient l'agonie. Elle meurt le 6 juillet à 3 heure de l'après-midi, premier samedi du mois.

 Quant à Alessandro, il ne manifeste aucun repentir. Il est condamné à 30 ans de travaux forcés. Il est dans une prison en Sicile. Après un an, Mgr Blandini, l'évêque du lieu, vient le visiter. Le gardien lui dit: "Vous perdez votre temps. C'est un dur, vous verrez !" Effectivement, il est mal reçu, mais quand il lui parle de Maria et de son pardon, Alessandro se met à pleurer et il écrit une lettre de pardon à l'évêque.

 Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc; elle cueille des fleurs au jardin du Paradis et lui en offre. Allessandro est libéré plus tôt, pour bonne conduite, après 27 ans de détention tout de même. En 1937 il se rend à Corinaldo où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds. "C'est moi Alessandro! Je viens demander pardon pour l'assassin de votre fille." "Maria vous a pardonné, lui dit-elle, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour ?"

 Le lendemain - c'était Noël - ils communient côte à côte à la sainte table. Puis tous les deux sont invités à prendre leur repas chez l'archiprêtre. Par la suite Alessandro entre comme jardinier chez les Franciscains. Et c'est sous l'habit de religieux tertiaire franciscain qu'en 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d'Assunta et de la famille. Et de même pour la canonisation le 24 juin 1950, où Pie XII la canonisa, comme vierge et martyre.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0068.htm
notice de Abbaye Saint Benoît de Port-Valais
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/

 Note :

Pas plus que Gemma Galgani, sainte Maria Goretti ne fut membre officiellement (c’est-à-dire par voie de vœux religieux) de la congrégation passioniste. Comme Gemma, elle fut une laïque de spiritualité passioniste. Les religieux passionistes tenaient le sanctuaire marial de Nettuno. C’est là que Maria les connut. Et c’est un père passioniste qui lui fit faire sa première communion. Il était son confesseur, et la formait à la méditation de la Passion, la préparant ainsi sans le savoir au martyre qu’elle devait bientôt subir. A sa mort, l’Eglise confia à la congrégation passioniste le soin de défendre son dossier pour la canonisation. Ce sont donc les passionistes qui diffusèrent le culte de cette sainte. Le sanctuaire marial de Nettuno, encore tenu aujourd’hui par les passionistes, devint par leur action un sanctuaire également dédié à sainte Maria Goretti. Quant à la maison natale de la sainte, elle fut rachetée, et elle est gérée désormais, par les sœurs apostoliques passionistes de Signa.

sépar saintsAllocution pour le centième anniversaire
de la naissance de sainte Maria Goretti

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Le sang de Maria Goretti, versé en sacrifice de fidélité totale à Dieu, nous rappelle que nous sommes nous aussi appelés à faire don de nous-mêmes au Père. Nous sommes appelés à accomplir la volonté divine pour nous retrouver saints et dignes à ses côtés. Notre vocation à la sainteté qui est la vocation de tout baptisé, est encouragé par l'exemple de cette jeune martyre.

Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle, capables de défendre la pureté du coeur et du corps ; efforcez-vous de lutter contre le mal et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements.

N'ayez pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre. Sachez toujours valoriser et aimer la pureté et la virginité.

Maria Goretti, avec son héroïsme silencieux, est maîtresse de foi, de cohérence, de véritable amour. Elle nous enseigne à redécouvrir dans le Christ la valeur de la vérité qui libère l'homme de l'esclavage des réalités matérielles, à savourer le goût de la beauté authentique et du bien qui vainc le mal.

Maria Goretti nous encourage à expérimenter la joie des pauvres qui savent renoncer à tout pourvu qu'ils ne perdent pas l'unique chose nécessaire : l'amitié avec Dieu, qui seul est capable d'affirmer pleinement notre dignité de personnes.

Jean-Paul II, (29 septembre 1991)

http://missel.free.fr/Sanctoral/07/06.php

 sépar saints

Mariagoretti1« martyre de la pureté » 
(1890-1902)

M

aria naît dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Marietta, qui n'était alors âgée que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion », dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Époux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers. L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet 1902. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s'écria : « Non! C'est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsque Assunta est mise au courant du drame, Maria gît mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - “Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.” » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son cœur cessa de battre.

Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison. Après huit années d'incarcération, une nuit de 1910, il rêva que Maria lui offrait des lys qui se transformaient en lumières scintillantes. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Il fut libéré en 1929, après vingt-sept années de détention.

Dans la nuit de Noël 1934, il alla jusqu'à Corinaldo, où était retournée la mère de Marietta, Assunta Goretti, qui à cette époque était au service du curé, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta en disant : « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Tous deux assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion, l'un à côté de l'autre, sous le regard très étonné des paroissiens.

C'est ensemble également qu'ils assistèrent le 27 avril 1947 aux cérémonies de la béatification et à celles de lacanonisation de Marietta le 24 juin 1950, par le pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). Ce fut la première fois qu'une mère assistait à la canonisation de sa fille.

Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

Alessandro Serenelli, devenu membre du Tiers-Ordre franciscain, travaillait depuis 1936 en tant que jardinier du Couvent des Pères Capucins d’Ascoli Piceno, puis, plus tard, au couvent de Macerata où il passa le reste de sa vie à leur service. Il y mourut le 6 mai 1970, à l'âge de 88 ans, après avoir rédigé un testament des plus édifiants.

Alessandro Serenelli, testament autographe, 5 mai 1961:

« Je suis âgé de presque 80 ans, et ma journée va bientôt se terminer. Si je jette un regard sur mon passé, je reconnais que dans ma première jeunesse j'ai pris un mauvais chemin : celui du mal qui m'a conduit à la ruine ; j'ai été influencé par la presse, les spectacles et les mauvais exemples que la plupart des jeunes suivent sans réfléchir, mais je ne m'en souciais pas. J'avais auprès de moi des personnes croyantes et pratiquantes, mais je ne faisais pas attention à elles, aveuglé par une force brutale qui me poussait sur une route mauvaise. À vingt ans j'ai commis un crime passionnel, dont le seul souvenir me fait encore frémir aujourd'hui.

Maria Goretti, qui est aujourd’hui une sainte, a été le bon ange que la Providence avait mis devant mes pas. Dans mon cœur j’ai encore l’impression de ses paroles de reproche et de pardon. Elle a prié pour moi, intercédé pour moi, son assassin. Trente ans de prison ont suivi. Si je n’avais pas été mineur, j’aurais été condamné à vie. J’ai accepté la sentence méritée ; j’ai expié ma faute avec résignation. Marie a été vraiment ma lumière, ma Protectrice ; avec son aide j’ai acquis un bon comportement et j’ai cherché à vivre de façon honnête lorsque la société m’a accepté à nouveau parmi ses membres. Avec une charité séraphique les fils de saint François, les frères mineurs capucins des Marches, m’ont accueilli parmi eux non comme un serviteur, mais comme un frère. C’est avec eux que je vis depuis 1936. Et maintenant j’attends avec sérénité le moment où je serai admis à la vision de Dieu, où j’embrasserai de nouveau ceux qui me sont chers, où je serai près de mon ange gardien et de sa chère maman, Assunta.

Puissent ceux qui liront ma lettre en tirer l’heureuse leçon de fuir dès l’enfance le mal et de suivre le bien. Qu’ils pensent que la religion avec ses préceptes n’est pas une chose dont on puisse se passer, mais qu’elle est le vrai réconfort, la seule voie sûre dans toutes les circonstances, même les plus douloureuses de la vie. Pax et Bonum(Paix et bien !) ».


Sources principales : cattholique.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »)

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20140706&id=5088&fd=0

 

sépar saints

Mariagoretti1 1

SAINTE MARIA GORETTI
Vierge et martyre
(1890-1902)



Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. «Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion», dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace: «Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer!» La jeune chrétienne s'écria: «Non! c'est un péché, Dieu le défend! Vous iriez en enfer!» Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu'Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron: «Et toi, Maria, pardonnes-tu? lui demanda-t-il. -- Oh, oui! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.» Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci: «Que fais-tu Alessandro? Tu vas en enfer!» et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait: «Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité.»


Résumé O.D.M., tiré de A. Gualandi -- L. Tonini, édition 1947. W. Schamoni, édition 1955, p. 302.

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Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,

Abbaye saint joseph de clairval 21150

Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi  afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu (1 Co, 1, 27-29). «Dieu a choisi, Il a glorifié une simple jeune fille de campagne, d'origine pauvre. Il l'a glorifiée avec la puissance de son Esprit... Très chers frères et soeurs! Regardez Maria Goretti; regardez le Ciel qu'elle a atteint par l'observance héroïque des commandements et où elle se trouve dans la gloire des saints... Elle est devenue une joie pour l'Église et une source d'espérance pour nous», disait le Pape Jean-Paul II, le 29 septembre 1991.

Le Saint-Père prononçait ces paroles à la fin de l'année centenaire de la naissance de sainte Maria Goretti. Celle-ci a vu le jour le 16 octobre 1890, à Corinaldo, province d'Ancône (Italie), dans une famille pauvre de biens terrestres, mais riche de foi et de vertus: chaque jour, prières en commun et chapelet; le dimanche, Messe et sainte communion. Maria est la troisième des sept enfants de Luigi Goretti et Assunta Carlini. Dès le lendemain de sa naissance, elle est baptisée et consacrée à la Sainte Vierge. Le sacrement de Confirmation lui sera donné à l'âge de six ans.

Après la naissance de son quatrième enfant, Luigi Goretti, trop pauvre pour subsister dans son pays d'origine, émigre avec sa famille vers les vastes plaines, encore malsaines à l'époque, de la campagne romaine. Il se fixe à Le Ferriere di Conca, au service du Comte Mazzoleni. Là, Maria ne tarde pas à révéler une intelligence et un jugement précoces. Jamais on ne surprend chez elle un caprice, une désobéissance ou un mensonge. C'est vraiment l'ange de la famille.

Après un an d'un travail épuisant, Luigi est frappé d'une maladie qui l'emporte en dix jours. Pour Assunta et ses enfants, un long calvaire commence. Maria pleure souvent la mort de son père et profite de la moindre occasion pour s'agenouiller devant la grille du cimetière: son papa est peut-être au Purgatoire, et comme elle n'a pas le moyen de faire dire des Messes pour le repos de son âme, elle s'efforce de compenser par des prières. Il ne faudrait pas penser que cette enfant pratique la bonté tout naturellement. Ses progrès étonnants sont le fruit de la prière. Sa mère dira que le chapelet lui était devenu comme nécessaire, et, de fait, elle le porte toujours enroulé autour de son poignet. Elle puise dans la contemplation du crucifix un intense amour de Dieu et une profonde horreur du péché.

«Je veux Jésus»

Maria soupire après le jour où elle recevra la sainte Eucharistie. Selon la coutume d'alors, elle doit attendre jusqu'à l'âge de onze ans. «Maman, demande-t-elle un jour, quand ferai-je ma Communion?... Je veux Jésus. - Comment peux-tu la faire? Tu ne sais pas ton catéchisme, tu ne sais pas lire, nous n'avons pas d'argent pour t'acheter la robe, les souliers, le voile et nous n'avons pas un moment de libre. - Maman, je ne ferai donc jamais ma première Communion! et moi, je ne veux plus être sans Jésus! - Mais que veux-tu que je fasse? Je ne peux te voir aller communier comme une petite ignorante». Finalement Maria trouve le moyen de se préparer avec l'aide d'une personne des environs. Tout le village lui vient en aide pour fournir des vêtements de Communiante. Elle reçoit l'Eucharistie le 29 mai 1902.

La réception du Pain des Anges augmente en Maria l'amour de la pureté, et lui fait prendre la résolution de conserver à tout prix cette angélique vertu. Un jour, après avoir entendu un échange de paroles déshonnêtes entre un garçon et une de ses compagnes, elle dit avec indignation à sa mère: «Maman, comme cette fille parle mal! - Fais bien attention à ne jamais prendre part à de telles conversations. - Je ne puis même pas y penser, maman; plutôt que de le faire, j'aimerais mieux...» et le mot "mourir" reste sur ses lèvres. Un mois plus tard, la voix de son sang terminera la phrase...

En se mettant au service du Comte Mazzoleni, Luigi Goretti s'est associé avec Jean Serenelli et son fils, Alessandro. Les deux familles ont des appartements séparés, mais une cuisine commune. Luigi n'a pas tardé à regretter cette union avec Jean Serenelli, personnage si différent des siens, buveur et sans retenue dans ses paroles. Après sa mort, Assunta et ses enfants sont tombés sous le joug despotique des Serenelli. Maria, qui a compris la situation, s'efforce de soutenir sa mère: «Courage, maman, n'ayez pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre-Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons!»

Toujours aux champs, depuis la mort de son mari, Madame Goretti n'a le temps de s'occuper ni du ménage, ni de l'instruction religieuse des plus petits. Maria se charge de tout, autant qu'elle le peut. Elle ne s'assoit aux repas qu'après avoir servi tout le monde et ne prend pour elle que les restes. Sa serviabilité s'étend également aux Serenelli. De son côté, Jean, dont l'épouse est décédée à l'hôpital psychiatrique d'Ancône, ne s'occupe guère de son fils Alessandro, solide gaillard de dix-neuf ans, grossier, vicieux, qui prend plaisir à tapisser sa chambre d'images obscènes et à lire de mauvais livres. Sur son lit de mort, Luigi Goretti a pressenti le danger que représente pour ses enfants la compagnie des Serenelli, et il a répété sans cesse à son épouse: «Assunta, retourne à Corinaldo!» Malheureusement, Assunta est endettée et liée par un contrat de fermage.

Un lys immaculé

Au contact des Goretti, quelques sentiments religieux se sont réveillés chez Alessandro. Il s'associe parfois au chapelet qu'ils récitent en famille; les jours de fête, il assiste à la Messe, il se confesse même de temps en temps. Cela ne l'empêche pas de faire des propositions déshonnêtes à l'innocente Maria qui, d'abord, ne comprend pas. Puis, devinant la perversité du garçon, la jeune fille se tient sur ses gardes et repousse la flatterie comme la menace. Elle supplie sa mère de ne plus la laisser seule à la maison, mais n'ose pas exposer clairement à sa mère les motifs de sa frayeur, car Alessandro l'a prévenue: «Si tu révèles quelque chose à ta mère, je te tue». Son unique recours est la prière. La veille de sa mort, Maria demande encore avec larmes à sa mère de ne pas la laisser seule. N'obtenant pas d'autres explications, Madame Goretti croit à un caprice et ne donne pas d'importance à cette supplication réitérée.

Le 5 juillet, on bat les fèves sur l'aire, à une quarantaine de mètres de la maison d'habitation. Alessandro conduit un char traîné par des boeufs et le fait tourner et retourner sur les fèves étendues sur le sol. Vers trois heures de l'après-midi, alors que Maria est seule à la maison, Alessandro demande: «Assunta, voudriez-vous un instant conduire les boeufs à ma place?» Sans méfiance, la femme s'exécute. Maria, assise sur le seuil de la cuisine, raccommode une chemise qu'Alessandro lui a confiée après le repas, tout en gardant sa petite soeur, Teresina, qui dort auprès d'elle.

«Maria! crie Alessandro - Que veux-tu? - Je veux que tu me suives. - Pourquoi? - Suis-moi! - Dis-moi ce que tu veux, sinon je ne te suis pas». Devant cette résistance, le garçon la prend violemment par un bras et l'entraîne à la cuisine dont il barre la porte. L'enfant crie, mais le bruit ne porte pas à l'extérieur. N'arrivant pas à faire céder sa victime, Alessandro la bâillonne et brandit un poignard. Maria tremble mais ne succombe pas. Furieux, le jeune homme essaye avec violence de lui arracher ses vêtements. Maria se dégage de son bâillon et crie: «Ne fais pas cela... C'est un péché... Tu iras en enfer». Peu soucieux du jugement de Dieu, le malheureux lève son arme: «Si tu ne veux pas, je te tue». Devant sa résistance, il la transperce de coups. L'enfant s'écrie: «Mon Dieu! Maman!» et tombe sur le sol. La croyant morte, l'assassin jette son couteau et ouvre la porte pour fuir lorsqu'il entend qu'elle gémit encore. Il revient sur ses pas, ramasse son arme et la transperce de nouveau de part en part, puis il grimpe dans sa chambre et s'y barricade.

Maria a reçu quatorze blessures graves; elle est évanouie. Reprenant connaissance, elle appelle M. Serenelli: «Jean! Alessandro m'a tuée... Venez...» Presque en même temps, Teresina, réveillée par le bruit, pousse un cri strident, que Madame Goretti entend. Effrayée, celle-ci dit à son jeune fils Mariano: «Va vite chercher Maria; dis-lui que Teresina l'appelle». À ce moment, Jean Serenelli monte l'escalier et, voyant l'horrible tableau qui s'offre à ses yeux, il s'exclame: «Assunta et toi aussi Mario, venez!» Mario Cimarelli, un ouvrier de la ferme, grimpe l'escalier quatre à quatre. La maman arrive à son tour: «Maman! gémit Maria - Qu'est-il arrivé? - C'est Alessandro qui m'a voulu du mal!» On appelle le médecin et les gendarmes qui arrivent à temps pour empêcher les voisins, très excités, de mettre Alessandro à mort sur le champ.

Pas une goutte d'eau!

Après une route longue et très pénible en ambulance, on arrive à l'hôpital, vers vingt heures. Les médecins s'étonnent que l'enfant n'ait point succombé à ses blessures: le péricarde, le coeur, le poumon gauche, le diaphragme, l'intestin ont été atteints. La voyant perdue, ils appellent l'aumônier. Maria se confesse en toute lucidité. Puis, les médecins lui prodiguent leurs soins pendant deux heures, sans l'endormir. Maria ne se plaint pas. Elle ne cesse de prier et d'offrir ses souffrances à la Très Sainte Vierge, Mère des douleurs. Sa mère est admise à rester à son chevet. Maria trouve la force de la consoler: «Maman, ma chère maman, je suis bien maintenant!... Comment vont les petits frères et soeurs?»

Maria est dévorée par la soif: «Maman, donne-moi une goutte d'eau. - Ma pauvre Maria, le docteur ne le veut pas, cela te ferait encore plus de mal». Étonnée, Maria poursuit: «Est-ce possible que je ne puisse avoir une goutte d'eau!» Elle jette un regard sur Jésus en Croix qui, lui aussi, avait dit: «J'ai soif!», et se résigne. L'aumônier de l'hôpital l'assiste paternellement. Au moment de lui donner la Sainte Communion, il l'interroge: «Maria, pardonnez-vous de tout coeur à votre assassin?» Elle réprime une répulsion instinctive, puis répond: «Oui, je lui pardonne pour l'amour de Jésus  et je veux qu'il vienne lui aussi avec moi en Paradis  Je le veux à côté de moi... Que Dieu lui pardonne, parce que moi je lui ai déjà pardonné » C'est dans ces sentiments, ceux du Christ lui-même au Calvaire, qu'elle reçoit l'Eucharistie et l'Extrême-Onction, sereine, tranquille, humble dans l'héroïsme de sa victoire. La fin approche. On l'entend appeler: «Papa». Enfin, après un dernier appel à Marie, elle entre dans la joie immense du Paradis. C'est le 6 juillet 1902, à trois heures de l'après-midi.

«Vous perdez votre temps, Monseigneur»

Trois mois après le drame, a lieu le procès d'Alessandro. Sur le conseil de son avocat, il avoue: «Elle me plaisait. Je l'ai provoquée au mal deux fois et n'ai rien pu en tirer. Dans mon dépit, j'ai préparé le poignard dont je devais me servir». Il est condamné à trente ans de travaux forcés. Il affecte de n'avoir aucun regret de son crime. On l'entend parfois crier: «Sois gai, Serenelli, encore vingt-neuf ans et six mois et tu redeviendras un bourgeois!» Mais Maria ne l'oublie pas. Quelques années après, Mgr Blandini, évêque du diocèse où se trouve la prison, a l'inspiration de visiter l'assassin pour l'amener au repentir. «Vous perdez votre temps, Monseigneur, affirme le gardien, c'est un dur!» Alessandro reçoit l'évêque en grommelant. Mais, au souvenir de Maria, de son héroïque pardon, de la bonté et de la miséricorde infinies de Dieu, il se laisse toucher par la grâce. Au départ du prélat, il pleure dans la solitude de son cachot, à la grande stupéfaction de ses gardiens.

Une nuit, Maria lui apparaît en songe, vêtue de blanc dans les jardins fleuris du Paradis. Bouleversé, Alessandro écrit à Monseigneur Blandini: «Je regrette d'autant plus mon crime que j'ai conscience d'avoir enlevé la vie à une pauvre fille innocente qui, jusqu'au dernier moment, a voulu sauver son honneur, se sacrifiant plutôt que de céder à ma volonté criminelle. Publiquement, je demande pardon à Dieu et à la pauvre famille pour ce grand crime commis. Je veux espérer que moi aussi, j'obtiendrai mon pardon comme tant d'autres sur cette terre». Son repentir sincère et sa bonne conduite au pénitencier lui valent d'être libéré quatre ans avant l'expiration de sa peine. Il trouve alors une place de jardinier dans un couvent de capucins et s'y montre exemplaire. Il est admis dans le Tiers-Ordre de saint François.

Grâce à ses bonnes dispositions, Alessandro est appelé à témoigner au Procès de Béatification de Maria. C'est une chose bien délicate et très pénible pour lui. Mais il confesse: «Je dois réparer et je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sa glorification. Le mal est tout de mon côté. Je me suis laissé aller à la passion brutale. Elle est une sainte. C'est une vraie martyre. Elle est une des premières au Paradis, après ce qu'elle a eu à souffrir à cause de moi».

À Noël 1937, il se rend à Corinaldo, où Assunta Goretti s'est retirée avec ses enfants, uniquement pour réparer et demander son pardon à la mère de sa victime. À peine est-il devant elle, qu'il demande en pleurant: «Assunta, vous me pardonnerez? - Maria vous a pardonné, ne pourrais-je pas pardonner aussi?» balbutie celle-ci. Le jour de Noël, les habitants de Corinaldo ne sont pas peu surpris et émus de voir s'approcher de la Table Eucharistique côte à côte Alessandro et Assunta.

«Regardez-la!»

Le rayonnement de Maria Goretti, canonisée comme martyre par le Pape Pie XII, le 26 juin 1950, se poursuit de nos jours. Le Pape Jean-Paul II la donne spécialement en modèle aux jeunes: «Notre vocation à la sainteté, qui est la vocation de tout baptisé, est encouragée par l'exemple de cette jeune martyre. Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle, capables de défendre la pureté du coeur et du corps; efforcez-vous de lutter contre le mal et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements» (29 septembre 1991).

L'entière observation des commandements est un fruit de l'amour. «L'amour de Dieu et l'amour du prochain sont inséparables de l'observance des commandements de l'Alliance», rappelait le Pape dans son Encyclique Veritatis splendor (6 août 1993, n. 76). Voici par quoi nous savons que nous connaissons Dieu, dit saint Jean: si nous gardons ses commandements. Celui qui dit le connaître et ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui... L'amour de Dieu, c'est cela: garder ses commandements (1 Jn 2, 3-4; 5, 3). Il est toujours possible, avec le secours de la grâce divine, d'observer les commandements. «Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il t'invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas et il t'aide afin que tu puisses. Ses commandements ne sont pas pesants (1 Jn 5, 3), son joug est doux et son fardeau léger (cf. Mt 11, 30)» (Concile de Trente, session VI, ch. 11). La vertu d'espérance est sans cesse offerte à l'homme. C'est dans la Croix de Jésus, dans le don de l'Esprit-Saint et dans les sacrements (spécialement de Pénitence et d'Eucharistie) qu'il trouve la force d'être fidèle à son Créateur, même dans les plus graves difficultés (cf. Veritatis splendor, 103).

La réalité et la puissance du secours divin se manifestent d'une manière particulièrement tangible chez les martyrs. En élevant ceux-ci aux honneurs des autels, «l'Église a canonisé leur témoignage et déclaré vrai leur jugement, selon lequel l'amour de Dieu implique obligatoirement le respect de ses commandements, même dans les circonstances les plus graves, et le refus de les transgresser même dans l'intention de sauver sa propre vie» (Veritatis splendor, 91). Assurément, peu de personnes sont appelées à subir le martyre du sang. Mais, «face aux nombreuses difficultés que la fidélité à l'ordre moral peut faire affronter même dans les circonstances les plus ordinaires, tout chrétien est appelé, avec la grâce de Dieu implorée dans la prière, à un engagement parfois héroïque, soutenu par la vertu de force par laquelle

- ainsi que l'enseigne saint Grégoire le Grand - il peut aller jusqu'à "aimer les difficultés de ce monde en vue des récompenses éternelles"» (Id., 93).

Aussi, le Pape ne craint-il pas de dire aux jeunes: «N'ayez pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde». Et il explique: «Par le péché, on se détourne de Dieu, notre seul bien, et on choisit de se ranger aux côtés des "idoles" qui nous conduisent à la mort et à la condamnation éternelle, à l'enfer». Maria Goretti «nous encourage à expérimenter la joie des pauvres qui savent renoncer à tout pourvu qu'ils ne perdent pas l'unique chose nécessaire: l'amitié avec Dieu... Chers jeunes, écoutez la voix du Christ qui vous appelle, vous aussi, sur la route étroite de la sainteté» (29 septembre 1991).

Sainte Maria Goretti nous rappelle que la «route étroite de la sainteté» passe par la fidélité à la vertu de chasteté. De nos jours, la chasteté est souvent bafouée et méprisée. Le Cardinal López Trujillo écrit: «Pour certains, qui se trouvent dans des milieux où l'on offense et où l'on discrédite la chasteté, vivre de façon chaste peut exiger une lutte dure, parfois héroïque. De toutes façons, avec la grâce du Christ, qui découle de son amour d'Époux pour l'Église, tous peuvent vivre de façon chaste, même s'ils se trouvent dans des conditions peu favorables» (Vérité et signification de la sexualité humaine, Conseil Pontifical pour la Famille, 8 décembre 1995, n. 19).

Un long et lent martyre

La garde de la chasteté implique le refus de certaines pensées, paroles et actions peccamineuses ainsi que la fuite des occasions de péché. «Que l'enfance riante et la jeunesse ardente apprennent à ne pas s'abandonner éperdument aux joies éphémères et vaines de la volupté, ni aux plaisirs de vices enivrants qui détruisent la paisible innocence, engendrent une sombre tristesse, affaiblissent tôt ou tard les forces de l'âme et du corps», avertissait le Pape Pie XII, lors de la canonisation de sainte Maria Goretti. Le Catéchisme de l'Église Catholique rappelle: «Ou bien l'homme commande à ses passions et obtient la paix, ou bien il se laisse asservir par elles et devient malheureux» (CEC, 2339). Aussi, est-il nécessaire de suivre une règle de vie qui «demande de la force, une attention constante, ainsi qu'une courageuse renonciation aux séductions du monde. Il nous faut faire preuve d'une vigilance incessante dont nous ne devons nous départir sous aucun prétexte... jusqu'au terme de notre parcours terrestre. Il s'agit là d'une lutte contre soi-même que nous pouvons assimiler à un lent et long martyre. L'Évangile nous exhorte clairement à cette lutte: Le Royaume des Cieux souffre violence, et les violents s'en emparent (Mt 11, 12)» (Jean-Paul II, id.).

Pour créer un climat favorable à la chasteté, il importe de pratiquer la modestie et la pudeur dans le parler, l'agir et l'habillement. Par ces vertus, la personne est respectée et aimée pour elle-même, au lieu d'être regardée et traitée comme objet de plaisir. Ainsi, les parents veilleront-ils à ce que certaines modes ne violent pas l'entrée de la maison, en particulier à travers un mauvais usage des mass-media. On encouragera les enfants et les adolescents à estimer et pratiquer la maîtrise de soi et la retenue, à vivre avec ordre, à faire des sacrifices personnels dans un esprit d'amour pour Dieu et de générosité pour les autres, sans étouffer les sentiments et les tendances, mais en les canalisant dans une vie vertueuse (Cf. Conseil Pontifical pour la Famille, id., n. 56-58). En suivant l'exemple de sainte Maria Goretti, les jeunes découvriront «la valeur de la vérité qui libère l'homme de l'esclavage des réalités matérielles», et ils pourront «savourer le goût de la beauté authentique et du bien qui vainc le mal» (Jean-Paul II, id.).

Sainte Maria Goretti, obtenez-nous de Dieu, par l'intercession de la Très Sainte Vierge et de saint Joseph, cette force surnaturelle qui vous a fait préférer la mort au péché, afin que nous suivions vos traces lumineuses avec joie, avec énergie et avec ardeur!

Dom Antoine Marie osb, abbé

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sépar saints

Le pardon de Maria Goretti, exemplaire en cette Année de la Miséricorde

 

Stemariagorettistatue400Pour le pape François, le pardon de Maria – Marietta – Goretti (+1902) à son meurtrier est exemplaire en cette Année sainte de la Miséricorde.

Le pape a évoqué la fête de la jeune sainte italienne, dont c’est la fête mercredi prochain, 6 juillet, après l’angélus, place Saint-Pierre, ce dimanche 3 juillet 2016.

« En l’année sainte de la miséricorde, je tiens à rappeler que mercredi prochain nous célébrerons la mémoire de sainte Maria Goretti, la jeune martyre qui, avant de mourir, a pardonné à son meurtrier. Cette jeune fille courageuse mérite un applaudissement de toute la place ! », a déclaré le pape François.

Le pape a également adressé un message au diocèse de Maria Goretti à l’occasion de sa fête.

Et ce dimanche 3 juillet, le pape a insisté sur le pardon dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr: « Aimer et pardonner comme le fait Dieu. Voilà un programme de vie qui ne peut connaitre ni interruption, ni exception. »

Maria est née dans le village de Corinaldo (Nettuno) en Italie. Aînée de six enfants, elle assume ses responsabilités « avec sérénité et piété ». Elle part travailler dans une métairie des Marais Pontins, après la mort précoce de son père. A 12 ans, elle rayonne par sa vie intérieure, avivée par sa première communion.

Mais elle est harcelée par le jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit. Le 5 juillet 1902, il la menace d’un couteau : « C’est un péché, Alessandro! », dit-elle. Il la frappe de quatorze coups de couteau. Elle meurt le lendemain après lui avoir pardonné.

Alessandro Serenelli (1882-1970) fut condamné à trente ans de prison. Mais une nuit, en 1910, il rêva que Maria lui offrait des lys qui se transformaient en lumières scintillantes: il réalisa le mal qu’il avait fait et il se repentit. Il fut libéré en 1929, après vingt-sept années de détention.

Il assistaà la béatification de Marietta, en 1947, et à sa canonisation, en 1950, aux côtés de la mère de Maria, Assunta Goretti, qui lui dira: « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Entré dans le Tiers-Ordre franciscain, il travaillera comme jardinier dans un monastère capucin, jusqu’à sa mort, à 87 ans.

Saint Jean-Paul II a donné Marietta en modèle aux jeunes du IIIe millénaire, dans un message du 6 décembre 2003 pour la clôture des célébration du centenaire de sa mort en disant : « Marietta – c’est ainsi qu’on l’appelait familièrement – rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d’être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements. »

https://fr.zenit.org/articles/le-pardon-de-maria-goretti-exemplaire-ce-cette-annee-de-la-misericorde/

le-pape-francois-10.jpgLe pape invite à pardonner comme Maria Goretti

Le pape François encourage les chrétiens à être « témoins du pardon » comme sainte Maria – Marietta – Goretti (1890-1902) qui mourut à 12 ans en pardonnant à son meurtrier.

Dans un message au diocèse d’Albano, où vécut la jeune sainte italienne célébrée le 6 juillet, le pape rend hommage à sa « très généreuse offrande du pardon » qui constitua « pour son meurtrier, le début de ce sincère chemin de conversion qui, à la fin, le conduira à goûter l’abandon confiant dans les bras du Père ».

Le pape a évoqué la jeune sainte comme un exemple pour le Jubilé de la miséricorde, après l’angélus de dimanche, 3 juillet 2016.

Message du pape François pour la fête de « Marietta »

On m’a dit que, pendant ce Jubilé de la miséricorde, vos communautés ont voulu porter un regard et une attention particulière à sainte Maria Goretti, vénérée comme patronne de vos Églises particulières.

La pauvreté et la nécessité impérieuse d’un travail ont poussé la famille Goretti à émigrer de leur Corinaldo natif (dans les Marches) vers l’Agro Romano d’abord, puis au cœur de ce qu’étaient, à l’époque, les marais pontins, terres fertiles mais dangereuses à cause de la malaria ; larmes et pauvreté accompagnaient hier – comme, dramatiquement, aujourd’hui encore – les chemins de familles et de peuples, dont l’origine était les causes les plus variées, entre autres la pauvreté (cf. Amoris laetitia, n.46)

Cette circonstance nous fait sentir encore plus proche cette fillette que, comme c’était l’usage dans sa famille d’origine, vous continuez d’appeler Marietta ; sa famille vivait dignement cette situation et tandis que Maman Assunta allait travailler, Marietta s’occupait de ses frères et les gardait à la maison.

La ferveur avec laquelle Marietta s’est préparée à recevoir l’Eucharistie pour la première fois est émouvante, ferveur avec laquelle, par la suite, elle s’approchait de la table eucharistique. Même si, vu la situation des lieux et les circonstances de sa vie, elle ne put se nourrir du Christ que quelques rares fois, un témoin rappelle, à ce propos, cette expression significative de la petite Goretti : « Quand irons-nous faire la communion ? Je suis impatiente ! » ; au nombre de fois a donc suppléé l’intensité de son amour pour Jésus Eucharistie, sans la force de qui elle n’aurait pu accomplir le choix fondamental de sa brève existence ; c’est pourquoi le vénérable Pie XII, le jour de sa canonisation, pouvait affirmer que le lys candide de sa virginité avait été rougi par le sang des martyrs (cf. AAS 42[1950], 579).

Aujourd’hui, j’aime souligner que, au moment où, blessée à mort, elle accomplit le choix suprême de sa vie, Marietta ne pensait plus à elle-même mais à protéger celui qui l’avait touchée à mort : « Comme cela, tu vas en enfer… » répétait-elle à Alessandro Serenelli ; Nous connaissons bien les paroles de pardon qu’elle eut pour lui ; sur son lit de mort, au chapelain de l’hôpital de Nettuno, elle dit : « Je lui pardonne et je le veux avec moi au paradis ». Dans la bulle Misericordiae Vultus, j’ai souligné que « le pardon [des offenses] devient l’expression la plus manifeste de l’amour miséricordieux, et pour nous chrétiens, c’est un impératif auquel nous ne pouvons pas nous soustraire. Bien souvent, il nous semble difficile de pardonner ! Cependant, le pardon est le moyen déposé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du cœur » (n. 9).

C’est justement cette très généreuse offrande du pardon qui accompagne la mort sereine de la jeune Marietta et qui constitue, pour son meurtrier, le début de ce sincère chemin de conversion qui, à la fin, le conduira à goûter l’abandon confiant dans les bras du Père des miséricordes.

Je sais que, nombreux, avec vos évêques et vos prêtres, vous vous recueillez dans les lieux liés à la mémoire de Marietta : à Le Ferriere, où elle fut blessée à mort ; à la « tente du pardon » à Nettuno, où elle est morte ; au sanctuaire de Notre Dame des Grâces et de Sainte Maria Goretti, où son corps est vénéré. Que ce parcours dans les lieux où demeure vive sa mémoire vous stimule pour vous engager, comme la sainte que vous vénérez, à être des témoins du pardon. Comme je l’ai écrit dans la bulle Misericordiae vultus, « le temps est venu pour l’Eglise de retrouver la joyeuse annonce du pardon. Il est temps de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de nos frères. Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance » (n. 10) : c’est le vœu avec lequel, de tout cœur, je vous envoie mon salut et ma bénédiction et, avec eux, je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi.

https://fr.zenit.org/articles/le-pape-invite-a-pardonner-comme-maria-goretti/

Alessandro serenelliLe pardon de Maria Goretti à son meurtrier, «décision suprême de sa vie»

Message du pape François dans le cadre du jubilé / Juillet 2016

Le pardon de sainte Maria Goretti (1890-1902) à son meurtrier est « la décision suprême de sa vie », estime le pape François.

Le pape a en effet adressé un message à Mgr Mariano Crociata et Mgr Marcello Semeraro, évêques italiens de Latina et d’Albano, qui célébreront le mercredi 6 juillet la mémoire de Sainte Maria Goretti, surnommée « Marietta », sainte patronne de leurs diocèses. Le message a été rendu public le 20 juin.

« Que votre venue sur les lieux de sa mémoire, écrit le pape, vous stimule à être des témoins du pardon, comme la sainte que vous vénérez. » Le pardon, souligne-t-il, « est la meilleure expression de l’amour miséricordieux et, pour nous chrétiens, un impératif auquel nous ne saurions renoncer. Que de fois il nous semble difficile de pardonner ! Pourtant, le pardon est un outil qu’on a posé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du cœur ».

Le pape rappelle que la sainte « ne pensait plus à elle, mais à protéger celui qui l’avait frappée: « Si tu fais ça, tu iras en enfer … », répétait-elle à Alessandro Serenelli », son meurtrier. Sur son lit de mort, elle a confié à l’aumônier de l’hôpital de Nettuno: « Je lui pardonne et je le veux avec moi au paradis ».

« C’est ce geste de pardon, affirme le pape, donné dans une extrême générosité, et qui accompagne la mort sereine de la jeune Marietta, constitue pour son meurtrier le début d’un sincère cheminement vers la conversion qui le conduira à s’abandonner avec confiance dans les bras du Père des miséricordes ».

Converti en prison, Alessandro Serenelli (1882-1970) assistera à la béatification de Marietta, en 1947 et à sa canonisation, en 1950, aux côtés de la mère de Miaria, Assunta Goretti, qui lui dira: « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Entré dans le Tiers-Ordre franciscain, il travaillera comme jardinier dans un monastère capucin, jusqu’à sa mort, à 87 ans.

Le pape met aussi en évidence la dévotion de la jeune sainte pour l’Eucharistie: « Il est émouvant, écrit-il, de voir avec quelle ferveur Marietta se prépara à recevoir pour la première fois l’Eucharistie et comment elle approchait de la table eucharistique », même si, «  vu la situation des lieux et des circonstances de sa vie, elle ne put se nourrir du Christ que peu de fois ».

Marietta, poursuit le pape, « vécut avec intensité l’amour pour Jésus Eucharistie, car sans sa force elle n’aurait jamais pu prendre la décision fondamentale de sa brève existence » : « C’est ce qui fit dire au vénérable Pie XII, le jour de sa canonisation, que le lys blanc de sa virginité avait été rougi par le sang des martyrs ».

Le pape encourage les diocèses de Latina et d’Albano à entretenir la mémoire de sainte Maria Goretti. Il bénit les initiatives que les diocèses organisent sur les lieux liés à sa mémoire : à Le Ferriere, où elle a été frappée à mort; à la « Tente du pardon » à Nettuno, où elle est morte; au sanctuaire de Notre-Dame-des-Grâces et de Sainte-Maria-Goretti, où elle repose.

Mgr Mariano Crociata et Mgr Marcello Semeraro ont remercié le pape pour le message et tout particulièrement pour avoir placé sainte Maria Goretti au coeur du Jubilé extraordinaire de la miséricorde.

Pour le pape François, le pardon de Maria Goretti à son meurtrier est en effet exemplaire en cette Année sainte de la Miséricorde. Il a évoqué sa fête après l’angélus du dimanche 3 juillet: « En l’année sainte de la miséricorde, je tiens à rappeler que mercredi prochain nous célébrerons la mémoire de sainte Maria Goretti, la jeune martyre qui, avant de mourir, a pardonné à son meurtrier », a-t-il souligné, avant d’inviter tous les pèlerins et fidèles rassemblés sur la place à applaudir pour « cette jeune fille si courageuse ».

https://fr.zenit.org/articles/le-pardon-de-maria-goretti-a-son-meurtrier-decision-supreme-de-sa-vie/

 

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Date de dernière mise à jour : 2018-08-15