Prière et liturgie 16.06.2017

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Office des Laudes

INTRODUCTION

V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.

ANTIENNE INVITATOIRE

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de tendresse et d'amour.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10« Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR SE LIVRER PERDANT

Servel — Chalet

Qui donc est Dieu pour se livrer perdant
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal
comme une mère ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie
et son royaume ?

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils
donner sa mère ?

Qui donc est Dieu pour être notre Pain
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps
jusqu’en sa gloire ?

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ?

ANTIENNE

En ta tendresse, Seigneur, efface mon péché.

PSAUME : 50

3Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

5Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
6Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
7Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

8Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
9Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

10Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
11Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

12Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

14Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
15Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

16Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
17Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

18Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
19Le sacrifice qui plaît à Dieu,
c’est un esprit brisé ; *
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.

20Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
21Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes ; *
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

ANTIENNE

Souviens-toi, Seigneur, d’avoir pitié.

PSAUME : CANTIQUE D'HABAQUQ (HA 3)

2Seigneur, j'ai entendu parler de toi ;
devant ton oeuvre, Seigneur, j'ai craint !
Dans le cours des années, fais-la revivre,
dans le cours des années, fais-la connaître !

Quand tu frémis de colère,
souviens-toi d'avoir pitié.

3Dieu vient de Téman,
et le saint, du Mont de Paran ;
sa majesté couvre les cieux,
sa gloire emplit la terre.

4Son éclat est pareil à la lumière ; +
deux rayons sortent de ses mains :
là se tient cachée sa puissance.

13Tu es sorti pour sauver ton peuple
pour sauver ton messie.

15Tu as foulé, de tes chevaux, la mer
et le remous des eaux profondes.

16J'ai entendu et mes entrailles ont frémi ; +
à cette voix, mes lèvres tremblent,
la carie pénètre mes os.

Et moi je frémis d'être là, +
d'attendre en silence le jour d'angoisse
qui se lèvera sur le peuple dressé contre nous.

17Le figuier n'a pas fleuri ;
pas de récolte dans les vignes.
Le fruit de l'olivier a déçu ;
dans les champs, plus de nourriture.
L'enclos s'est vidé de ses brebis,
et l'étable, de son bétail.

18Et moi, je bondis de joie dans le Seigneur,
j'exulte en Dieu, mon Sauveur !
Le Seigneur mon Dieu est ma force ; +
il me donne l'agilité du chamois,
il me fait marcher dans les hauteurs.

ANTIENNE

Alléluia !

PSAUME : 147

12Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !

13Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants ;
14il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.

15Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
16Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

17Il jette à poignées des glaçons ;
devant ce froid, qui pourrait tenir ?
18Il envoie sa parole : survient le dégel ;
il répand son souffle : les eaux coulent.

19Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
20Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.

PAROLE DE DIEU : (EP 2, 13-16)

Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine.

RÉPONS

R/ Par son sang, par sa croix, le Christ est notre paix.
V/ Vous qui étiez loin, en lui vous êtes proches. R/
V/ Il a tué la haine et fait de nous son corps. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Par l’amour du cœur de notre Dieu, la lumière d’en haut vient nous visiter.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,

74afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76Et toi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins

77pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
au chemin de la paix.

INTERCESSION

Seigneur Jésus, nous étions dans les ténèbres :
— tu ouvres nos yeux à la lumière.

R/ Pour cette merveille : Alléluia !

Seigneur Jésus, nous avions blasphémé ton nom : 
— tu as pardonné notre faute.

Seigneur Jésus, nous étions séparés de toi :
— tu nous rétablis dans ton alliance.

Seigneur Jésus, nous vivions désunis : 
— tu nous rassembles dans ton Corps.

Seigneur Jésus, nous étions morts : 
— par ta mort, tu nous rends la vie.

NOTRE PÈRE

ORAISON

Seigneur, tu nous fais maintenant la grâce de ta louange. Accorde-nous de pouvoir te chanter avec tous les saints, éternellement.
 
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Office des vêpres

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : REGARDE OÙ NOUS RISQUONS D’ALLER

D. Rimaud — CNPL

Regarde où nous risquons d’aller
Tournant le dos
À la cité
De ta souffrance !
Ta Pâque est lente aux yeux de chair
De tes bourreaux :
Explique-nous le livre ouvert
À coups de lance.

Comment marcherions-nous vers toi
Quand il est tard,
Si tu ne vas
Où vont nos routes ?
Ne manque pas aux pèlerins
Mais viens t’asseoir :
La nappe est mise pour le pain
Et pour la coupe.

Comment te saurons-nous vivant
Et l’un de nous,
Si tu ne prends
Ces simples choses ?
Partage-nous ton corps brisé
Pour que le jour
Se lève au fond des cœurs troublés
Où tu reposes.

Ce jour que nous sentons lever,
Nous le voyons
Dans la clarté
De ton visage :
Ne laisse pas le vent de nuit
Ni les démons
Éteindre en nous le feu qui luit
Sur ton passage.

Remets entre nos mains tendues
À te chercher
L’Esprit reçu
De ta patience :
Éclaire aussi l’envers du cœur
Où le péché
Revêt d’un masque de laideur
Ta ressemblance.

ANTIENNE

J’éprouvais la tristesse et l’angoisse : le Seigneur m’a sauvé, alléluia !

PSAUME : 114

1J'aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
2il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l'invoquerai.

3J'étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l'abîme, *
j'éprouvais la tristesse et l'angoisse ;
4j'ai invoqué le nom du Seigneur :
" Seigneur, je t'en prie, délivre-moi ! "

5Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
6Le Seigneur défend les petits :
j'étais faible, il m'a sauvé.

7Retrouve ton repos, mon âme,
car le Seigneur t'a fait du bien.
8Il a sauvé mon âme de la mort, *
gardé mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas.

9Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

ANTIENNE

Le secours me vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

PSAUME : 120

1Je lève les yeux vers les montagnes :
d’où le secours me viendra-t-il ?
2Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

3Qu’il empêche ton pied de glisser,
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
4Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d’Israël.

5Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
6Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.

7Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
8Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.

PSAUME : CANTIQUE (AP 15)

R/ Grandes sont tes oeuvres, Seigneur !

3Grandes, merveilleuses, tes oeuvres,
Seigneur, Dieu de l'univers !

Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins,
Roi des nations. R/

4Qui ne te craindrait, Seigneur ?
A ton nom, qui ne rendrait gloire ?

Oui, toi seul es saint ! +
Oui, toutes les nations viendront
et se prosterneront devant toi ; *
oui, ils sont manifestés, tes jugements. R/

PAROLE DE DIEU : 1 CO 2, 7-10A

Nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dominent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture, ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse.

RÉPONS

R/ La folie de la croix du Christ
a révélé la sagesse de Dieu.

V/ Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. R/

V/ De son côté ouvert ont jailli le sang et l’eau. R/

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent;

51Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Regardons Celui que nous avons transpercé et confessons notre foi :

R/

Vraiment, tu es le Fils de Dieu !

Béni sois-tu, Sauveur du genre humain, pour ta passion glorieuse :

— ton sang nous a rachetés.

De ton côté ouvert d’où jaillit l’eau vive, 

— répands l’Esprit sur tous les hommes.

Tu envoies au monde des témoins de ta résurrection :

— qu’ils proclament ta croix victorieuse.

Christ en agonie jusqu’à la fin du monde,

— n’oublie pas les membres souffrants de ton Corps.

Toi qui es sorti vivant du tombeau, 

— éveille ceux qui sont endormis dans la mort.

 

NOTRE PÈRE

ORAISON

Puisque ta sagesse inexprimable, Seigneur, se manifeste étonnamment dans le scandale de la croix, accorde-nous de savoir contempler la gloire dans la passion de ton Fils, pour que nous mettions dans sa croix notre espérance et notre fierté. Lui qui règne.

 

Hostie 2aEucharistie du jour

Le vendredi de la 10e semaine du temps ordinaire

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15.

Frères, nous portons un trésor comme dans des vases d'argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous.
En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.
En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre condition charnelle vouée à la mort.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
L’Écriture dit : ‘J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.’ Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons.
Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu.

Psaume 116(115),10-11.15-16ac.17-18.

Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
moi qui ai dit dans mon trouble :
« L'homme n'est que mensonge. »

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’.
Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’.
Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. »

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Commentaires

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Discours aux jeunes du Pays-Bas, 14 mai 1985 (trad. ORf 21)

Les exigences du Christ et la joie du cœur

      Chers jeunes, vous m'avez fait savoir que vous considérez souvent l'Église comme une institution qui ne fait que promulguer des règlements et des lois... Et vous en concluez qu'il y a un profond hiatus entre la joie qui émane de la parole du Christ et le sens d'oppression que suscite en vous la rigidité de l'Église... Mais l'Évangile nous présente un Christ très exigeant qui invite à une radicale conversion du cœur, au détachement des biens de la terre, au pardon des offenses, à l'amour envers l'ennemi, à la patiente acceptation des persécutions et même au sacrifice de sa propre vie par amour du prochain. En ce qui concerne le domaine particulier de la sexualité, on connaît la ferme position qu'il a prise en défense de l'indissolubilité du mariage et à la condamnation prononcée même à l'égard du simple adultère commis dans le cœur. Et pourrait-on ne pas être impressionné face au précepte de « s'arracher l'œil » ou de « se tailler la main » si ces membres sont une occasion de « scandale » ? ...

      La licence morale ne rend pas les hommes heureux. De même la société de consommation n'apporte pas la joie du cœur. L'être humain ne se réalise que dans la mesure où il sait accepter les exigences qui proviennent de sa dignité d'être créé « à l'image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,27). C'est pourquoi, si aujourd'hui l'Église dit des choses qui ne plaisent pas, c'est qu'elle se sent obligée de le faire. Elle le fait par devoir de loyauté...

      Ne serait-ce donc pas vrai que le message évangélique est un message de joie ? Au contraire, c'est absolument vrai ! Et comment est-ce possible ? La réponse se trouve dans un mot, un seul mot, un mot bref, mais au contenu vaste comme la mer. Et ce mot est : amour. La rigueur du précepte et la joie du cœur peuvent parfaitement se concilier. Qui aime ne craint pas le sacrifice. Et même, il cherche dans le sacrifice la preuve plus convaincante de l'authenticité de son amour.

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Personnel

Voila un texte vraiment à l’envers de notre société actuelle ou tout devient permis.  Il faut bien comprendre ici, que le monde, n’est pas obligatoirement chrétien. On n’est pas chrétien parce que l’on est français, allemand, italien, européen ou toute autre nationalité. Aucune nationalité ne fait de nous un chrétien. L’état et la religion sont deux choses bien distinctes. On est chrétien quand on accepte Jésus Christ dans sa vie, comme Seigneur et Sauveur et quand on vit selon sa parole.

Aujourd’hui notre société judéo chrétienne semble partir en charpie, dans ses mœurs… Mais c’est peut être l’heure pour nous chrétiens de faire vraiment la part des choses sans hypocrisie ! Le monde qui ne croit pas en Dieu va vivre ce qu’il veut, mais moi qui suis chrétien, je dois vivre selon la parole de Dieu. Dès lors à quoi sert de crier après la conduite des gens sans Dieu, si moi qui m'affirme comme chrétien , je vis, par exemple, en situation d’adultère ? Ne suis-je pas hypocrite à ce moment là ?

Dieu nous renvoie ici, non pas aux normes de la société, mais bien aux normes de vérité de notre cœur et de notre propre conduite ! Le chrétien d’aujourd’hui ne va plus pouvoir dire : « je suis chrétien, mais je ne pratique pas ! » ou il vit de la parole de Dieu et il est effectivement chrétien ou il suit le monde et ses idéologies et il ne vit plus avec le Christ, donc il ne peut se dire vraiment chrétien. Le registre de baptême ne sert de rien si dans notre cœur nous ne sommes pas vrais avec le Christ, si dans notre cœur et dans notre conduite nous sommes opposés aux paroles même du Christ. Jésus aujourd’hui nous interroge, « es-tu vraiment mon disciple ? Ou dis-tu seulement que tu l’es ? » 

Myriam de Gemma
Juin 2013

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Date de dernière mise à jour : 2017-06-14