Prière et liturgie 18.06.2017

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Office des Laudes

INTRODUCTION

V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.

ANTIENNE INVITATOIRE

Pain qui donnes la vie, Christ et Seigneur, louange à toi.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10« Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : QUAND VINT LE JOUR D’ÉTENDRE LES BRAS

D. Rimaud — CNPL

Quand vint le jour d’étendre les bras
Et de lier la mort sur la croix,
Le Fils de l’homme, au cours d’un repas,
Livra son corps aux mains des pécheurs.

« Voici mon corps, prenez et mangez,
Voici mon sang, prenez et buvez.
Pour que ma mort vous soit rappelée,
Faites ainsi jusqu’à mon retour. »

Ne craignons plus la soif ni la faim :
Le corps du Christ est notre festin ;
Quand nous tenons sa coupe en nos mains,
Elle a le goût du monde nouveau !

Banquet pascal où Dieu est mangé,
Signe d’amour, ferment d’unité,
Où tous les hommes renouvelés
Trouvent les biens du règne à venir.

Par Jésus Christ, grand prêtre parfait,
Dans l’Esprit Saint d’où vient notre paix,
Pour tant de grâces, tant de bienfaits,
Nous te louons, ô Père des cieux !

ANTIENNE

Tu as nourri ton peuple du pain des anges ; tu leur as envoyé le pain du ciel, alléluia.

PSAUME : 62

2Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : *
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

3Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
4Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

5Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
6Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

7Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
8Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
9Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.
[10-12]

ANTIENNE

Prêtres du Seigneur, bénissez le Seigneur, offrez-lui l’encens et le pain, alléluia.

PSAUME : CANTIQUE DES TROIS ENFANTS (DN 3)

57Toutes les oeuvres du Seigneur,
bénissez le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

58Vous, les anges du Seigneur,
bénissez le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

59Vous, les cieux,
bénissez le Seigneur,
60et vous, les eaux par-dessus le ciel,
bénissez le Seigneur,
61et toutes les puissances du Seigneur,
bénissez le Seigneur !

62Et vous, le soleil et la lune,
bénissez le Seigneur,
63et vous, les astres du ciel,
bénissez le Seigneur,
64vous toutes, pluies et rosées,
bénissez le Seigneur !

65Vous tous, souffles et vents,
bénissez le Seigneur,
66et vous, le feu et la chaleur,
bénissez le Seigneur,
67et vous, la fraîcheur et le froid,
bénissez le Seigneur !

68Et vous, le givre et la rosée,
bénissez le Seigneur,
69et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur,
70et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur !

71Et vous, les nuits et les jours,
bénissez le Seigneur,
72et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur,
73et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

74Que la terre bénisse le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

75Et vous, montagnes et collines,
bénissez le Seigneur,
76et vous, les plantes de la terre,
bénissez le Seigneur,
77et vous, sources et fontaines,
bénissez le Seigneur !

78Et vous, océans et rivières,
bénissez le Seigneur,
79baleines et bêtes de la mer,
bénissez le Seigneur,
80vous tous, les oiseaux dans le ciel,
bénissez le Seigneur,
81vous tous, fauves et troupeaux
bénissez le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

82Et vous, les enfants des hommes,
bénissez le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

83Toi, Israël,
bénis le Seigneur,
84Et vous, les prêtres,
bénissez le Seigneur,
85vous, ses serviteurs,
bénissez le Seigneur !

86Les esprits et les âmes des justes,
bénissez le Seigneur,
87les saints et les humbles de coeur,
bénissez le Seigneur,
88Ananias, Azarias et Misaël,
bénissez le Seigneur :
A lui, haute gloire, louange éternelle !

Bénissons le Père, le Fils et l'Esprit Saint :
A lui, haute gloire, louange éternelle !
56Béni sois-tu, Seigneur, au firmament du ciel :
A toi, haute gloire, louange éternelle !

ANTIENNE

Au vainqueur, je donnerai la manne cachée, je donnerai un nom nouveau. Alléluia.

PSAUME : 149

1Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
2En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
3Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !

4Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
5Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
6Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
tenant en main l’épée à deux tranchants.

7Tirer vengeance des nations,
infliger aux peuples un châtiment,
8charger de chaînes les rois,
jeter les princes dans les fers,
9leur appliquer la sentence écrite,
c’est la fierté de ses fidèles.

PAROLE DE DIEU : (ML 1, 11)

Du Levant au Couchant, grand est mon nom parmi les nations. En tout lieu un sacrifice d’encens est présenté à mon nom, ainsi qu’une offrande pure, car grand est mon nom parmi les nations, dit le Seigneur, le tout-puissant.

RÉPONS

R/ Dieu les a nourris de la fleur du froment,
* Alléluia, alléluia !
V/ Du vin de sa vigne, il les abreuve. *
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Alléluia.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,

74afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76Et toi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins

77pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
au chemin de la paix.

INTERCESSION

Réjouissons-nous dans le Seigneur Jésus, notre Pain de vie :

R/ Heureux les invités à ton repas, Seigneur !

Prêtre de l’alliance nouvelle, tu as offert le sacrifice parfait sur l’autel de la croix :
— fais-nous la grâce de nous offrir avec toi.

Roi de justice et de paix, tu te livres en donnant le pain et le vin :
— apprends-nous à te recevoir dans la foi.

Toi, la manne venue du ciel, tu nourris l’Église par ton corps et ton sang :
— fortifie-la dans sa marche vers le Père.

Compagnon caché de nos vies, tu te tiens à la porte et tu frappes :
— entre et viens t’asseoir à notre table.

Unique adorateur du Père, tu envoies l’Église par le monde présenter l’offrande de ton corps :
— rassemble en toi ceux que tu nourris du même pain.

NOTRE PÈRE

ORAISON

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. Toi qui règnes.
 
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Office des vêpres

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : TOUS LES CHEMINS DE DIEU VIVANT

La Tour du Pin — CNPL

Tous les chemins de Dieu vivant
Mènent à Pâques,
Tous ceux de l’homme à son impasse :
Ne manquez pas au croisement
L’auberge avec sa table basse ;
Car le Seigneur vous y attend.

N’attendez pas que votre chair
Soit déjà morte,
N’hésitez pas, ouvrez la porte,
Demandez Dieu, c’est lui qui sert,
Demandez tout, il vous l’apporte :
Il est le vivre et le couvert.

Mangez ici à votre faim,
Buvez de même
À votre soif, la coupe est pleine ;
Ne courez pas sur des chemins
Allant à Dieu sans que Dieu vienne :
Soyez des hommes de demain.

Prenez son corps dès maintenant,
Il vous convie
À devenir eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend,
Qu’il vous héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang.

ANTIENNE

Prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek, le Christ a offert le pain et le vin.

PSAUME : 109

1Oracle du Seigneur à mon seigneur :
" Siège à ma droite, *
et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. "

2De Sion, le Seigneur te présente
le sceptre de ta force : *
" Domine jusqu'au coeur de l'ennemi. "

3Le jour où paraît ta puissance,
tu es prince, éblouissant de sainteté : *
" Comme la rosée qui naît de l'aurore,
je t'ai engendré. "

4Le Seigneur l'a juré
dans un serment irrévocable : *
" Tu es prêtre à jamais
selon l'ordre du roi Melkisédek. "

5A ta droite se tient le Seigneur : *
il brise les rois au jour de sa colère.

7Au torrent il s'abreuve en chemin, *
c'est pourquoi il redresse la tête.

ANTIENNE

J’élèverai la coupe du salut, j’offrirai le sacrifice de louange.

PSAUME : 115

10Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
11moi qui ai dit dans mon trouble :
" L'homme n'est que mensonge. "

12Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu'il m'a fait ?
13J'élèverai la coupe du salut,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
14Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple !

15Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
16Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
ton serviteur, le fils de ta servante, *
moi, dont tu brisas les chaînes ?

17Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
18Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
19à l'entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

ANTIENNE

Seigneur, tu es le Chemin, tu es la Vérité, tu es la Vie du monde.

PSAUME : CANTIQUE (AP 19)

1Alléluia !

Le salut, la puissance,
la gloire à notre Dieu,
Alléluia !
2Ils sont justes, ils sont vrais,
ses jugements.
Alléluia !

5Célébrez notre Dieu,
serviteurs du Seigneur,
Alléluia !
vous tous qui le craignez,
les petits et les grands.
Alléluia !

6Il règne, le Seigneur,
notre Dieu tout-puissant,
Alléluia !
7Exultons, crions de joie,
et rendons-lui la gloire !
Alléluia !

Car elles sont venues,
les Noces de l'Agneau,
Alléluia !
Et pour lui son épouse
a revêtu sa parure.
Alléluia !

PAROLE DE DIEU : 1 CO 11, 23-25

Je vous ai transmis, moi, Paul, ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance établie par mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »

RÉPONS

R/ Vois notre faim, Sauveur du monde,
* Partage-nous ta parole et ton pain.
V/ Je suis le pain de la vie :
qui vient à moi n’aura jamais faim,
qui croit en moi n’aura jamais soif. *
V/ Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle,
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. R/

ANTIENNE

Banquet très saint où le Christ est reçu en nourriture : le mémorial de sa passion est célébré, notre âme est remplie de sa grâce, et la gloire à venir nous est déjà donnée, alléluia.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent;

51Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Prions dans la joie le Seigneur Jésus Christ, Pain de notre vie :

R/ Béni sois-tu, Seigneur, pour ton corps et ton sang !

Ô Christ, tu nous as dit de rendre grâce en mémoire de toi :
— garde-nous fidèles à célébrer ce mystère.

Prêtre unique du Dieu Très-Haut,
— donne aux serviteurs de l’eucharistie d’imiter dans leur vie ce qu’ils célèbrent.

Tu rassembles en un seul corps ceux qui participent au même pain :
— préserve l’unité des croyants.

Tu es le pain envoyé par le Père pour notre guérison :
— rends la santé aux corps et aux âmes.

Tu nous as confié l’eucharistie pour annoncer ta mort et ta résurrection :
— donne la vie éternelle à ceux qui attendent ton retour.

NOTRE PÈRE

ORAISON

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. Toi qui règnes.
 

Hostie 2aEucharistie du jour

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

Livre du Deutéronome 8,2-3.14b-16a.

Moïse disait au peuple d'Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?
Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.
C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure.
C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »

Psaume 147,12-13.14-15.19-20.

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières,
et d'un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu'il ait ainsi traité ;
nul autre n'a connu ses volontés.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,16-17.

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ?
Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,51-58.

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

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Commentaires

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du saint Curé d'Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 83-86, rev.)

L'Eucharistie ouvre la porte du Paradis

      Si l'on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n'en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l'homme.

      Notre Seigneur a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, Il vous l'accordera. » (Jn 16,23b) Jamais nous n'aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. Mais ce que l'homme n'aurait pu imaginer, Dieu l'a fait. Ce que l'homme ne peut pas dire ni concevoir, et qu'il n'eût jamais osé désirer, Dieu, dans son Amour, l'a dit, l'a conçu et l'a exécuté.

      Sans la divine Eucharistie, il n'y aurait point de bonheur en ce monde, la vie ne serait pas supportable. Quand nous recevons la sainte Communion, nous recevons notre joie et notre bonheur. Le Bon Dieu, voulant se donner à nous dans le Sacrement de son Amour, nous a donné un désir vaste et grand que Lui seul peut satisfaire... À côté de ce beau Sacrement, nous sommes comme une personne qui meurt de soif à côté d'une rivière ; elle n'aurait cependant qu'à courber la tête !... Comme une personne qui reste pauvre à côté d'un trésor ; elle n'aurait qu'à tendre la main !

      Si l'on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n'en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l'homme.

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Personnel

Après 2000 ans d’Eglise, il nous parait simple de communier au Corps et au Sang du Christ. Mais pour les juifs de l’époque qui ne pouvaient imaginer le grand don du pain et du vin lors de la cène, les propos de Jésus ressemblaient fort à une invitation cannibale ! Cela était impensable, totalement intolérable !  On peut donc comprendre que beaucoup ne soient pas aller plus loin à ce moment là et aient pris de la distance envers Jésus  !

Mais aujourd’hui, nous savons que Jésus nous a offert son Corps et son Sang sur la croix ! Nous savons qu’il est ressuscité et nous croyons qu’il est Présence Réelle, Vivante dans l’Eucharistie... Alors ? Qu’en faisons-nous ? Osons-nous vraiment nous approcher de Jésus, pour nous unir à lui en recevant l’hostie ? Où la communion n’est-elle qu’un simulacre ? Jésus Eucharistie n’est pas un fortifiant, une vitamine, que l’on pourrait prendre pour trouver des forces, c’est vraiment Dieu vivant qui vient en nous. Il est le Pain véritable descendu du ciel ! Le Pain vivant !  Le croyons-nous ? En vivons-nous réellement ?

Myriam de Gemma
Avril 2013

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Date de dernière mise à jour : 2017-06-16