Avent 2012

Le temps de l'Avent

 avec l'aimable autorisation des Bénédictines del'abbaye de Sainte Marie des deux montagnes

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Avent : Antiennes en grégorien,

avec l'aimable autorisation des Bénédictines del'abbaye de Sainte Marie des deux montagnes

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Extrait de la revue mensuelle "Magnificat" pour le

> Depuis le Ve siècle environ, à partir du 17 décembre, la liturgie des Heures offre une série d'antiennes du Magnificat qui, toutes, commencent par l'interjection "Ô", d'où leur nom d' "antiennes ô". Ces antiennes solennelles permettent, jour après jour, d'entrer dans le mystère de Noël en nous proposant de parcourir le chemin de grâce que Dieu a mis en place pour que le salut parvienne jusqu'à nous.

17 décembre :

 Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut
Toi qui régis l'univers avec force et douceur
Enseigne nous le chemin de la vérité
Viens Seigneur, viens nous sauver 

 Tout vient du "Très-Haut". De toute éternité, celui "qui régit l'univers" a décidé de venir nous sauver [*]. Pour que l'homme puisse revenir à Dieu et partager sa vie divine, le Père lui envoie la "Sagesse de sa bouche", belle expression qui anticipe la joie à venir : "Le Verbe s'est fait chair". Dès l'origine, le terme est envisagé, mais le chemin se révèle, pas à pas, à celui qui prie avec confiance : "Viens, Seigneur, viens nous sauver !".

 18 décembre :

 Ô Chef de ton peuple Israël
tu te évèles à Moïse dans le buisson ardent
et tu lui donnez la loi sur la montagne
délivre nous par la vigueur de ton bras
viens Seigneur, viens nous sauver …

 Dieu est un père qui ne brusque pas les hommes qu’Il a créés avec amour et pour l’amour. Il prend le temps de l’éducation. Aussi, au milieu du monde, il choisit un peuple auquel Il se révèle, comme Dieu dans le « buisson ardent », comme Père en lui donnant la « Loi », comme Sauveur en le délivrant de l’esclavage. Dieu est le « Chef de son peuple ». Il le conduit et l’éduque. Il le prépare et lui apprend les mots de l’attente : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

  19 décembre :

 Ô Rameau de Jessé
étendard dressé à la face des nations
les rois sont muets devant toi
tandis que les peuples t'appellent
délive nous, ne tarde plus,
viens Seigneur viens nous sauver. 

Le dessein de Dieu concerne tous les hommes, et pourtant il a choisi un peuple particulier, le plus petit parmi les nations, lui confiant la charge de témoigner de sa présence. Et, au milieu de ce peuple, Dieu choisit une famille particulière, celle de Jessé, un homme sans histoire. Le roi de l’univers, qui domine toute chose, choisit de plus en plus précisément le lieu où il va réaliser son œuvre de grâce. Pour manifester sa gloire, il choisit les plus insignifiants, ceux qui savent crier : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

  20 décembre :

 Ô Clef de David, ô sceptre de d'Israël,
tu ouvres, et nul ne fermera
tu fermes et nul n'ouvrira
arrache les captifs aux ténèbres
viens Seigneur, viens nous sauver…

 La famille de Jessé est encore un trop grand domaine. Parmi ses sept fils, Dieu choisit le dernier, le plus petit, celui qui garde les troupeaux et que l’on n’a même pas pensé à faire venir en présence du prophète Samuel. La splendeur du dessein de Dieu, sauver l’homme en l’arrachant « aux ténèbres », passe par des voies indéchiffrables selon les critères du monde. La grande figure de David se dresse sur l’humilité d’un pécheur pardonné. Dieu libère ceux qui comme David s’écrient : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

 21 décembre :

 Ô Soleil levant
splendeur de justice et lumière éternelle
illumine ceux qui habitent les ténèbres
et l'ombre de la mort
viens Seigneur, viens nous sauver 

A partir d’aujourd’hui, les  antiennes « ô » nous entraînent dans une nouvelle étape. Au long des siècles, le Père a révélé son dessein d’amour, mais vient le temps de sa réalisation. Et, pour ce faire, Dieu a suscité des hommes et des femmes attentifs et fidèles à ses promesses. Zacharie et sa femme, Elisabeth, sont les premiers à apercevoir les lueurs du « Soleil levant qui illumine ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort ». Ils nous invitent à prier &vec davantage d’insistance pour qu’advienne le salut définitif : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

 22 décembre :

 Ô Roi de l’univers, ô Désiré des nations
pierre angulaire qui joint ensemble
l'un et l'autre mur
force de l'homme pétri de limon,
viens Seigneur, viens nous sauver

Dieu a révélé qu’Il se plaisait auprès des humbles et des petits qui attendent tout de sa puissance. Pouvait-Il trouver plus humble que cette jeune fille ignorée de tous et résidant dans le rebut des nations, Nazareth ? Pouvait-Il choisir une femme plus habitée de désir que Marie ? Il n’y avait pas en Israël d’attente plus vive que celle de Marie de voir le « Roi de l’univers » venir prendre possession de son règne. Dans sa bouche, les mots de l’imploration ont fait advenir le salut : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

 23 décembre :

 Ô Emmanuel, notre législateur et notre roi
espérance et salut des nations
viens Seigneur, viens nous sauver  

Le terme de l’attente est proche. Le dessein de Dieu prend forme, mais personne n’avait compris jusqu’où allait l’humilité de Dieu. Il se fait « Emmanuel », Dieu-avec-nous, un Dieu qui marche avec son peuple, en prenant chair de sa chair. Oui, celui qui vient nous sauver peut être nommé « Sagesse de la bouche du Très-Haut », « Chef  de son peuple », « Rameau de Jessé », « Clef de David, « Soleil levant », « Roi de l’univers » et « Désiré des nations » parce qu’il accomplit toute chose. Une dernière fois, et pour que « l’espérance et le salut  des nations » soient réalisés en plénitude, nous implorons le Père d’achever l’œuvre de grâce inaugurée dans le mystère de Noël : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

 

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Date de dernière mise à jour : 2016-12-08