Passioniste de Polynésie

Quelle est la place de Marie dans l’Eglise ?

photomanquanteDe tout temps Marie a eu une place particulière du fait même qu’elle est la mère de Jésus, le Fils unique de Dieu. Après la Passion, la mort et la résurrection de Jésus, on la retrouve auprès des apôtres. Elle a dans leur cœur la place d’une mère. Pourquoi ? Parce qu’au pied  de la croix Jésus a confié Marie à l’apôtre Jean ; et l’apôtre Jean à Marie.

[26] Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." [27] Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit comme sienne.   Jean 19/26.27

Pour les chrétiens Marie n’est pas une simple femme elle a été choisie par Dieu.

Lorsqu’un croyant prie Marie il ne la prie pas comme on prierait une déesse, mais il s’adresse à elle comme à une mère en lui demandant son intercession, car elle ne peut rien par elle-même, elle ne peut rien hors de la volonté de Dieu.

Dans l’Eglise plusieurs dogmes (affirmation officielle de foi que tout catholique doit admettre) :

Mère de Dieu

Le dogme de la « maternité divine », a été défini en 431 lors du concile d'Éphèse : Marie est la "Théotokos" (ou « Mère de Dieu »), qui a enfanté Dieu (Jésus, à la fois vrai Dieu et vrai homme). Le titre de « Théotokos » donné par les pères conciliaires à Marie fait référence à l'affirmation de foi de « Jésus vrai homme et vrai Dieu » que le chrétien retrouve dans le credo de Nicée. Marie est mère de Dieu parce que son fils est Dieu, mais elle n'est pas « mère de Dieu » dans l'absolu (elle n'est donc pas une déesse) ; Elle est la mère du Dieu fait homme.

La virginité perpétuelle

Le dogme de la virginité perpétuelle, est élaboré lors du deuxième concile de Constantinople en 553, puis défini au concile de Latran en 649, et proclamé par le pape Martin Ier : Marie était vierge avant la naissance de Jésus et elle l'est restée jusqu'à sa mort. Jésus n'a donc eu ni frère ni sœur. La conception sans semence humaine et l'accouchement sans blesser la mère, étant une «manifestation de Dieu en Jésus né de Marie». Ce dogme permet de confesser «un seul et même Jésus-Christ, consubstantiel à la nature humaine et à sa mère selon son humanité» et un indicible mystère du Christ, Dieu et homme.

Immaculée Conception

En 1830, suite aux apparitions mariales de la rue du Bac, la médaille miraculeuse, frappée avec l'invocation «Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous», est distribuée à grande échelle en France et dans le monde. Cette diffusion popularise la foi en la «conception immaculée de Marie».

En 1849, le page Pie IX, missionne une commission théologique pour étudier la compatibilité avec les écritures, et les commentaires théologiques passés, avec la proclamation d'un tel dogme. Après un retour favorable des évêques (et des fidèles), ainsi que de la commission théologique, le pape Pie IX prononce le dogme de l'Immaculée Conception : «la bienheureuse Vierge Marie fut dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial de Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute souillure de la faute originelle.».

Quatre ans plus tard, lors des apparitions mariales de Lourdes, la voyante Bernadette Soubirous affirme que «la dame» qui lui est apparue s'est elle-même présentée en disant «Je suis l'Immaculée Conception».

Depuis 1854, la solennité de l'Immaculée conception est célébrée le 8 décembre dans l'Église catholique.

L'Assomption

Au VIe siècle, l'empereur byzantin étend à l'ensemble de l'Église byzantine une fête mariale le 15 août et lui donne le nom de Dormition de la Mère de Dieu. Cette fête se répand ensuite dans l'Église d'occident où elle prend le nom «d'Assomption».

Le dogme de l'Assomption, est défini le 1er novembre 1950 par le pape Pie XII : dans sa constitution apostolique Munificentissimus Deus, le pape écrit : « C’est pourquoi, après avoir adressé à Dieu d'incessantes et suppliantes prières, et invoqué les lumières de l'Esprit de vérité, pour la gloire du Dieu Tout-Puissant, [..], par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par la Nôtre, Nous proclamons, déclarons et définissons que c'est un dogme divinement révélé que Marie, l'Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste.».

En 1964, le concile Vatican II rappelle ce dogme dans sa constitution apostolique Lumen Gentium que la Vierge «ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel».

Myriam de Gemma

Date de dernière mise à jour : 2022-04-29