Saint Alexis Falconieri

Santi sette fondatori dellordine dei servi della beata vergine maria cet les sept fondateurs de l’Ordre « Servites de Marie »

 Alexis, en italien Alessio, Falconieri, né en 1200 à Florence (Toscane), où il est mort le 17 février 1310, est l'un des sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il est fêté dans l’Église catholique le 17 février, date de sa mort, en même temps que ses autres compagnons, canonisés ensemble « comme un seul homme » par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), le 15 janvier 1888.

 Alexis était le fils de Bernard Falconieri, riche négociant de Florence. Sa famille appartenait au parti des Guelfes, favorable à la papauté, et opposé aux tenants du Saint-Empire romain germanique. Il grandit dans une atmosphère pieuse, cultivant l'humilité et la charité et rejoignit, ensuite, une confraternité religieuse dédiée à la Vierge Marie, où il rencontra ses six futurs compagnons : Bonfils (Bonfilio), Bienvenu (Bonagiunta), Manet (Manetto), Amédée (Amadeo), Sosthène (Sostegno) et Hugues (Uguccione).

Tous les sept fondèrent l’Ordre des Servites de Marie.

 Ses biographes ont relaté l'apparition qu'il eut de la Vierge Marie, le 15 août 1233.

Il ne voulut jamais être ordonné prêtre, ne s'estimant pas digne de cette fonction, et préféra rester frère lai, occupé aux basses besognes, allant mendier la subsistance de ses frères.

 En 1252, avec l'aide financière de Chiarissimo Falconieri, il acheva la construction de l'église de Cafaggio, dans les faubourgs de Florence. Il fut le directeur spirituel de sa nièce, Julienne Falconieri, qui fut canonisée en 1737.

 À la fin de sa vie, Alexis Falconieri se retira d'abord à La Camarzia, une maison à l'extérieur de la ville, et enfin à l’abbaye de Monte Senario où il mourut, âgé de 110 ans, le 17 février 1310.

Ses six compagnons étaient partis vers la maison du Père bien des années avant lui :

- Bonfilio († 1er janvier 1262)
- Bonagiunta († 31 août 1267)
- Manetto († 20 août 1268)
- Amadio († 18 aprile 1266)
- Sostegno et Uguccione († 3 mai 1282)

 Les sept fondateurs des Servites de Marie sont habituellement représentés ensemble, vêtus de bure noire, en contemplation devant la Vierge Marie. Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération. Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, près de l’église de l’Annonciation, à Florence, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis. 

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Presentazione

 Les septs fondateurs 

Vers 1240, à l'époque où sévit la lutte entre Frédéric II et le Siège apostolique, quand des villes d'Italie sont déchirées par les guerres civiles et les luttes partisanes, sept marchands florentins, unis par l'amour fraternel et marial, déjà membres d'une association laïque vouée à sainte Marie, et épris de l'idéal évangélique au service des humbles et des malades, décident de se retirer dans la solitude pour s'adonner communautairement à la pénitence et à la contemplation. Pour avoir donc renoncé au commerce, ils laissent leurs domiciles et distribuent leurs biens aux pauvres et aux églises; ils revêtent des habits de simple étoffe brute, caractéristique aux pénitents, et se retirent, d'abord, dans une petite maison en dehors de l'enceinte de la ville, à Caffagio, où ils offrent un remarquable témoignage de charité, continuant leur idéal de service du prochain et des indigents en tous genres.

           Puis, vers l'an 1245, plus radicalement désireux de vie contemplative, et craignant que les chefs du parti gibelin ne les obligent à reprendre la vie domestique, sur le conseil de Mgr Ardingo, évêque du lieu, ils atteignent à la solitude du Mont Sénario, non loin de Florence. Ils s'y construisent une petite habitation et y érigent un oratoire à l'honneur de Sainte-Marie. Le dominicain saint Pierre de Vérone, se trouvant alors à Florence, approuva la forme de vie qu'ils embrassaient. 

           Ils mènent une vie austère et pénitente, à caractères érémitique et cénobitique. Ils tirent leur nourriture du travail manuel, ils psalmodient en commun et prient en reclus. Dans le silence et la contemplation, ils prêtent une oreille attentive à la parole de Dieu et ne refusent pas la fréquentation de ceux qui, dans leurs doutes et leurs angoisses, montent jusqu'à eux pour demander l'appui de leur conseil et de leur charité. Leur pauvreté fut radicale, comme en témoigne l'Acte de pauvreté dont fait mention la Bulle "Deo grata" d'Alexandre IV. Par ce document, en effet, frère Bonfils, Prieur majeur de l'église de Sainte-Marie du mont Sénario et les frères du même couvent, promettent solennellement de ne jamais accepter quelconque propriété. Entre temps, certains sont ordonnés prêtres. Leur réputation de sainteté se répand et beaucoup demandent à les rejoindre. Ainsi, peu à peu, tout en conservant le nom de Serviteurs de sainte Marie, ils choisirent la vie apostolique, selon la règle de Saint Augustin, à laquelle ils ajoutent des statuts réguliers. 

           Le second rédacteur de la "Legenda", relate que nos "Pères" ont revêtu l'habit en signe de l'humilité de la Mère de Jésus et de la souffrance qu'elle endura durant la Passion de son Fils. Dans les documents les plus anciens de l'Ordre, les "Sept" sont appelés, à juste titre, "ancêtres" et "Pères", pour avoir fondé l'Ordre des Serviteurs de sainte Marie, lequel se répandit aussitôt en Toscane et dans les autres régions du centre de l'Italie, y diffusant la lumière de l'Evangile et le culte à la Vierge. 

           L'évêque Ardingo, en vertu de son pouvoir ordinaire approuva ces premiers statuts réguliers. Innocent IV leur accorda en premier la protection du Siège apostolique, et approuva le régime de pauvreté et de pénitence que les frères avaient adopté. Alexandre IV confirma les actes de son prédécesseur en 1256 par la lettre "Deo grata", laquelle mentionne l'"acte de pauvreté" de 1251. Enfin, quand, grâce surtout aux efforts de saint Philippe de Florence, eurent été levés les obstacles qui s'opposaient à la vie et au développement de notre Ordre après le deuxième Concile de Lyon, le bienheureux Benoit XI, en 1304, approuva définitivement l'Ordre des Serviteurs de sainte Marie par la Bulle "Dum levamus", dans laquelle on lit ces mots très clairs sur l'esprit primitif de l'Ordre: «Mus par l'amour et l'attachement sans réserve que vous avez a l'égard de sainte Marie, la Vierge glorieuse, vous avez pris d'elle votre nom en vous appelant humblement Serviteurs de cette Vierge». 

          Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération. Léon XIII, en 1888, les canonisa collectivement sous les noms de Bonfils, Bienvenu, Manet, Amédée, Hugues, Sosthène, Alexis. Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis. 

http://www.servidimaria.net/sitoosm/fr/index.htm

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ServitesdemarieSaint Alexis Falconieri et les fondateurs des Servites ( 1310)  Confesseur.

L'un des sept marchands florentins qui se libérèrent des servitudes de leur négoce pour vivre au service de l'Église, à l'image de la Mère de Dieu, dans la prière et dans l'apostolat. Ils étaient grands amis, ils avaient tous de trente à trente-cinq ans quand ils se retirèrent, silencieux, se construisant des huttes de bois dans la forêt, s'adonnant à la prière et au travail de leurs mains. A tour de rôle, ils prenaient la besace et se faisaient mendiants pour s'assimiler à la classe la plus pauvre et récolter beaucoup d'humiliations de la part de ceux qui se souvenaient de leurs richesses anciennes. Ils n'avaient jamais songé à fonder un ordre de religieux, mais Rome le leur imposa et ce fut leur dévotion à la Sainte Mère de Dieu qui leur fit donner le nom de "servites" ou "serviteurs de Marie."
Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération. Léon XIII, en 1888, les canonisa collectivement sous les noms de Bonfils, Bienvenu, Manet, Amédée, Hugues, Sosthène, Alexis. Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis. 

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/656/Saint-Alexis-Falconieri.html

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Fondateurs servites 1LES SEPT SAINTS FONDATEURS
DE L'ORDRE DES SERVITES
DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

Le ciel de l'Église s'assombrit. Tout nous annonce déjà les jours où l'Emmanuel apparaîtra dans l'état lamentable où l'auront mis nos crimes. Bethléem appelait-elle donc si tôt le Calvaire ! Au pied de la Croix comme en Ephrata, nous retrouverons la Mère de la divine grâce ; alors Marie enfantera dans ses larmes les frères du premier-né dont la naissance fut toute de douceur. Comme nous avons goûté ses joies, nous saurons avec elle pleurer et souffrir.

Prenons modèle des bienheureux honorés en ce jour. Leur vie se consuma dans la contemplation des souffrances de Notre-Dame; l'Ordre qu'ils établirent eut pour mission de propager le culte de ces inénarrables douleurs. C'était le temps où saint François d'Assise venait d'arborer comme à nouveau sur un monde refroidi le signe du divin Crucifié ; dans cette reprise de l'œuvre du salut, pas plus qu'au Vendredi de la grande semaine, Jésus  ne pouvait  se montrer à la terre sans Marie: les Servîtes complétèrent par ce côté l'œuvre du patriarche des Mineurs ; l'humanité désemparée retrouva confiance en méditant sur la passion du Fils et la compassion de la Mère.

Quelle place occupent dans l'économie de la rédemption les douleurs de la Vierge très sainte, c'est ce que doivent nous dire en leur temps deux fêtes diverses appelées à en consacrer le mystère. Les complaisances de la souveraine des cieux pour l'Ordre qui s'en fit l'apôtre, apparurent dans la multiple effusion de sainteté dont son origine fut marquée. L'épanouissement simultané des sept lis que les Anges cueillent aujourd'hui sur terre offre un spectacle inusité au ciel Pierre de Vérone en eut la vision, au temps où leurs tiges implantaient sur la cime du Senario leurs racines fécondes; et le futur Martyr vit la Vierge bénie sourire à la montagne d'où d'autres fleurs sans nombre, nées à l'entour, envoyaient aussi leurs parfums sur l'Église. Jamais Florence, la ville des fleurs, n'avait encore à ce point fructifié pour Dieu. Aussi l'enfer, qui à l'heure même multipliait ses entreprises sur la noble cité, ne put prévaloir contre Marie dans ses murs. Les fêtes de Julienne Falconiéri, de Philippe Benizi, qui précédèrent au Cycle sacré celle de ce jour, nous ramèneront à ces pensées. Mais dès maintenant, unissons notre gratitude à celle de l'Église pour la famille religieuse des Servites ; le monde lui doit d'avoir avancé dans la connaissance et l'amour de la Mère de Dieu, devenue notre mère au prix de souffrances que nul autre enfantement ne connut.

Le récit consacré par l'Église à la mémoire des saints fondateurs nous dira leurs mérites, et les bénédictions dont leur fidélité à Marie fut récompensée. Le 11 février, choisi pour la célébration de leur commune fête, ne rappelle la mort d'aucun des sept bienheureux; mais c'est à pareil jour qu'en 1304, après des vicissitudes infinies, l'Ordre sorti d'eux obtint l'approbation définitive de l'Église.

Lorsque, au XIII° siècle, le schisme funeste excité par Frédéric II et de sanglantes factions divisaient les peuples les plus policés d'Italie, la prévoyante miséricorde de Dieu, entre d'autres personnages illustres par leur sainteté,suscita sept nobles Florentins dont l'union dans la charité allait faire un mémorable exemple d'amour fraternel. C'étaient Bonfils Monaldi, Buonagiunta Manetti,Manetto de l'Antella, Amédée des Amidei, Uguccione des Uguccioni, Sostène des Sostegni et Alexis Falconieri. Comme en l'année trente-trois de ce siècle, au jour de l'Assomption de la bienheureuse Vierge, ils priaient avec ferveur dans le lieu de réunion de la pieuse confrérie dite des Laudesi, la Mère de Dieu apparut à chacun d'eux, les exhortant à embrasser un genre de vie plus saint et plus parfait. En ayant donc conféré d'abord avec l’évêque de Florence, ces sept hommes eurent bientôt fait de dire adieu à leur noblesse et à leurs richesses ; ils n'eurent plus pour vêtements que des habits vils et usés recouvrant un cilice; le huit septembre, ils s'établissaient dans une humble retraite en dehors de la ville, voulant placer les débuts de leur nouvelle existence sous les auspices du jour où la Mère de Dieu, naissant parmi les humains, avait elle-même commencé sa vie très sainte.

Dieu montra par un miracle combien leur résolution lui était agréable. Comme en effet, peu après, tous les sept traversaient Florence en y mendiant de porte en porte, il arriva que soudain la voix des enfants, parmi lesquels saint Philippe Benizi âgé de cinq mois à peine, les acclama comme Serviteurs de la Bienheureuse Vierge Marie ; c'était le nom qu'ils devaient garder désormais. A la suite de ce prodige , l'amour qu'ils avaient pour la solitude les portant à éviter le concours du peuple, ils choisirent pour retraite le mont Senario. Là, s'adonnant à une vie toute céleste, ils séjournaient dans les cavernes, se contentaient d'eau et d'herbes pour nourriture, brisaient leur corps par les veilles et d'autres macérations. La passion du Christ et les douleurs de sa très affligée Mère étaient l'objet de leurs continuelles méditations. Un jour de Vendredi saint qu'ils s'absorbaient avec une ferveur plus grande en ces considérations, la Bienheureuse Vierge, apparaissant à tous en personne une seconde fois, leur montra l'habit de deuil qu'ils devaient revêtir, et leur dit qu'il lui serait très agréable de les voir fonder dans l'Église un nouvel Ordre régulier, dont la mission serait de pratiquer et de promouvoir sans cesse le culte des douleurs endurées par elle au pied de la croix du Seigneur. Dans l'établissement de cet Ordre sous le titre de Servites de la Bienheureuse Vierge, ils eurent pour conseil saint Pierre Martyr, l'illustre Frère Prêcheur , devenu l'intime de ces saints personnages, et qu'une vision particulière de la Mère de Dieu avait instruit de ses volontés L'Ordre fut ensuite approuvé par le Souverain Pontife Innocent IV.

Nos saints s'étant donc  adjoint des compagnons, se mirent à parcourir les villes et les bourgs de l'Italie, spécialement en Toscane, prêchant partout le Christ crucifié, apaisant les discordes civiles, et ramenant au sentier de la vertu  un nombre presque infini d'égarés. Ce ne fut pas seulement au reste l'Italie,mais aussi la France, l'Allemagne et la Pologne qui profitèrent de leurs évangéliques labeurs. Enfin, après avoir répandu au loin la bonne odeur du Christ et s'être vus illustrés par la gloire des miracles, ils passèrent au Seigneur. Un même amour de la vraie fraternité et de la religion les avait unis dans la vie. un même tombeau couvrit leurs corps, une même vénération du peuple les suivit dans la mort. C'est pourquoi les Souverains Pontifes Clément XI et Benoît XIII confirmèrent le culte indivis qui leur était rendu depuis plusieurs siècles ; et Léon XIII, ayant premièrement approuvé la valeur en la cause, puis reconnu la vérité des miracles opérés par Dieu sur leur invocation collective, les éleva en l'année cinquantième de son sacerdoce aux honneurs suprêmes des Saints, établissant que leur mémoire serait célébrée tous les ans par l'Office et la Messe dans toute l'Église.

Comme vous avez fait des douleurs de Marie vos propres douleurs, elle partage avec vous maintenant  ses  joies éternelles. Cependant la vigne dont les grappes, mûrissant avant l'heure, présageaient votre fécondité sur une terre glacée, exhale encore ses suaves parfums dans le séjour de notre exil. Le peuple fidèle apprécie grandement les fruits qu'elle produit toujours ; depuis longtemps il honorait, à titre de rameaux du cep béni, les Philippe, les Julienne; mais aujourd'hui ses hommages remontent à la septuple racine d'où leur sève est tirée. Vous vous complûtes dans l'obscurité où la Reine des Saints passa elle-même sa vie mortelle. Mais en ce siècle où la gloire de Marie perce tous les nuages, il n'est point d'ombre qui puisse soustraire plus longtemps les serviteurs a l'éclat dont resplendit leur auguste Maîtresse.

Que vos bienfaits vous manifestent toujours plus! Ne cessez point de réchauffer le cœur du monde vieilli au foyer où le vôtre puisa la vigueur d'amour qui le fit triompher du siècle et s'immoler pour Dieu. Cœur de Marie, dont le glaive de douleur a fait jaillir des flammes où les Séraphins alimenteront éternellement leurs feux, soyez pour nous modèle, refuge et réconfort, en attendant le moment fortuné qui terminera l'exil de cette terre des souffrances et des larmes. 

http://nouvl.evangelisation.free.fr/fondateurs_servites.html

 

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Date de dernière mise à jour : 2014-02-13