Saint Antoine-Marie Gianelli

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Évêque et fondateur des :
« Filles de Sainte-Marie dell’Orto »

 

Antonio Maria Gianelli naît à Cerreta, près de Chiavari, archidiocèse de Gênes (en Ligurie), le 12 avril 1789, jour de Pâques ; il est baptisé le 19 avril.

 À l’âge de 19 ans il entre au séminaire et, quatre ans après, le mois de mai 1812, il est ordonné prêtre à Gênes.

 Professeur du petit séminaire, il fonde en 1829 les « Filles de Sainte-Marie dell’Orto » (du Jardin), « Gianellines », pour l’éducation de la jeunesse, le soin des malades et des vieillards. Puis après avoir été curé d’une grosse paroisse, il est sacré évêque de Bobbio en 1838. Homme d’action qui puise ses ressources dans la contemplation, il mène une vie très mortifiée, à quoi s’ajoutent bien des croix, notamment la défection d’un proche collaborateur qu’il convertira par ses prières et ses larmes. « Son zèle courageux et infatigable le fait appeler “un homme de fer” » et dans son apostolat, il agit « avec force et douceur ».

 Une vie comblée de fruits spirituels, ce fidèle intendant rend son âme à Dieu à 57 ans, le 7 juin 1846, à Plaisance.

 Antonio Maria Gianelli a été béatifié le 19 avril 1925 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939), à Rome,et canonisé le 21 octobre 1951 par Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) toujours à Rome.

 Le 04 juin de l’année 2000 a été nommé saint patron de Bobbio.

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 « Antoine-Marie Gianelli est né en Ligurie, le 12 avril 1789. Devenu prêtre, il se distingua comme missionnaire et comme prédicateur populaire ; il enseigna aussi la rhétorique dans les Petits Séminaires deGênes et de Chiavari, où il fonda en 1829 la Congrégation des Figlie di Maria Santissima All'Orto, dont les activités sont consacrées à l'éducation de la jeunesse féminine et aux soins des malades (Italie, Amérique du Sud, Asie, Jérusalem). Le bienheureux Gianelli devint évêque de Bobbio en 1838 et mourut à Plaisance Ie 7 juin 2846. Il avait été béatifié par Pie XI le 19 avril 1925.

 Antoine-Marie Gianelli, doué naturellement d'une riche nature, l'enrichit des dons de la grâce et des progrès de la science et de la vertu, si bien que, dès sa jeunesse, on put présager qu'il parviendrait à un haut degré dans la sainteté et qu'il produirait les meilleurs fruits de salut. Elevé au sacerdoce, il passa de nombreuses années à éduquer comme maître et comme directeur, de jeunes clercs dont le développement faisait l'espoir de l'Eglise, plus remarquable à leurs yeux par l'exemple de sa sainteté que par l'autorité de son magistère. Chargé ensuite d'une très grande paroisse à Chiavari, il se dévoua tout entier au salut des âmes. Sa charité envers les pauvres, les malheureux et les malades le fit appeler le père de tous ; son zèle courageux et infatigable, un « homme de fer ». Ensuite la dignité épiscopale qui lui fut conférée ayant ouvert un champ plus vaste à son activité, il s'y montra rempli de sagesse et de vertu, non moins que de prudence dans les affaires, prudence acquise par l'expérience. Il s'appliqua à former ses jeunes clercs à la piété et à la discipline, à diriger ses prêtres, à les gouverner et à les pousser d'une façon salutaire et activé vers toutes les bonnes oeuvres ; il entreprit lui-même les saintes prédications au peuple, qu'on désigne sous le nom de missions, ou il en fit prêcher le plus souvent possible par ses collaborateurs ; le tout avec un grand succès. Par-dessus tout, il eut à coeur que tous, au milieu des temps troublés que l'on traversait, entraînés par son exemple, restent très attachés au Saint-Siège.

 Il fut en outre le fondateur d'une Congrégation de religieuses, dont le but était d'élever chrétiennement la jeunesse et de soigner les malades et les vieillards dans les hôpitaux et les hospices avec cette bonté qu'inspire la charité chrétienne. A la fin, ceux qui le voyaient tellement accablé et fatigué le reprenaient doucement et il leur répondait que le prêtre n'avait que deux lieux de repos, la tombe pour son corps et le paradis pour son âme.

 *****

 Si l'on veut suivre le chemin et l'ascension de saint Antoine-Marie Gianelli, de la modeste petite maison natale au palais épiscopal de Bobbio, le souvenir du Bienheureux Pie X revient naturellement à la pensée. Pauvre et fier de sa pauvreté, il l'aime et en fait la compagne de toute sa vie.

 Il renonce à tout ce qui aurait pu contaminer avec l'esprit du siècle son amour pour sa famille, amour qu'il n'étouffe pas mais qu'il transfigure. Il aurait regardé comme un acte d'odieux népotisme toute démarche pour promouvoir le bien matériel ou l'honneur mondain des siens, mais, il veut auprès de lui, avec une tendresse filiale, sa pauvre et toujours humble mère. Rien n'est plus émouvant que l'exemple de cet évêque qui, pleinement soucieux de ses devoirs de fils, entièrement appliqué à ses devoirs de pasteur et de père, écrit au chevet de sa mère mourante, une de ses plus belles lettres de direction spirituelle.

 Il est, en effet, un maître de la vie spirituelle, une de ces âmes privilégiées, qui reversent sur les autres la surabondance de la vie divine fermentant dans leur esprit et dans leur coeur. Tout son être est une réponse triomphante à ceux qui voudraient trouver dans l'agitation d'un zèle sincère mais indiscret, une excuse ou un prétexte pour déserter la contemplation au bénéfice de l'action. L'histoire ne désigne-t-elle point les plus actifs et féconds apôtres comme les plus grands contemplatifs ? Notre saint est un des leurs.

 Contemplation et mortification, fidélité aux devoirs de son état et de la mission reçue, c'est tout ce que Dieu attend de ceux dont il veut faire ses apôtres ; le résultat, c'est Lui-même qui s'en charge. Or, à la prière et à l'union avec Dieu, le saint évêque associe, à un haut degré, la mortification intérieure et extérieure, dans son activité apostolique comme dans sa vie privée. Le témoignage en a été rendu par ceux qui, en raison de leur condition et de leur charge, étaient en mesure de surprendre le secret de ses âpres austérités personnelles ; ou qui le voyaient dans les missions et dans les processions de pénitence, pieds nus, une corde au cou et le front ceint d'épines, ou se flagellant sévèrement. Et comme si tout cela n'eût point suffi, aux afflictions volontaires et spontanées, viennent s'ajouter celles dont Dieu le comble. Rien ne lui est épargné : hostilité, contradictions, soupçons, calomnies, persécutions ; même pas l'abandon et l'apostasie de son plus cher disciple, dont l'émouvante conversion, bien plus tard, fut le fruit de ses prières et de ses larmes.

 Personne ne peut suivre le Maître divin, ni participer à son oeuvre de salut, s'il ne porte après Lui la croix, sa propre croix, proportionnée, adaptée, ajustée à son destin providentiel. Celle de saint Antoine-Marie Gianelli a pesé de tout son poids sur ses épaules, prenant, comme la Croix de Jésus, tous les aspects, parce que la mission qui lui est confiée s'étend à tous et à toutes. L'objet direct de cette mission ? C'est l'enseignement, l'éducation, le gouvernement, l'administration, parce que là encore, il est apôtre. Sa manière ? Fortiter et suaviter ; la douceur et la fermeté, soutenues au prix des plus graves sacrifices, tempérées seulement par la charité pour la gloire et le service de Dieu et pour le plus grand bien des âmes. Son champ d'action ? Les collèges, séminaires, paroisses et diocèses. Son extension ? Bien au-delà de ce qu'il peut faire et fait par lui-même, les prêtres et les religieux formés par lui, les missionnaires et les oblats, tant qu'ils durent, font rayonner et comme se multiplier son activité personnelle. Son oeuvre préférée, les Soeurs « Filles de Notre-Dame de l'Orto », formées à son école et à son exemple, étendent efficacement son influence salutaire, surtout parmi les catholiques de toute condition et de tout niveau.

 Ignace de Laconi, François Xavier Marie Bianchi, Antoine Marie Gianelli sont là vraiment trois apôtres de la meilleure trempe. Ils en ont les caractères naturels, qui les font semblables, alors qu'ils ont avancé et travaillé dans des voies bien différentes, manifestant ainsi la grâce multiforme de Dieu. Chers fils et filles, que la reconnaissance, la dévotion, l'esprit filial ont réunis autour de vos trois saints, rappelez-vous que, bien que dans les activités et les circonstances les plus variées, Dieu vous appelle tous à l'apostolat. Pour répondre à l'invitation divine, efforcez-vous, dans la mesure de la grâce accordée à chacun et à chacune de vous, de progresser toujours dans l'esprit de prière et d'abnégation, et, avec cet esprit, appliquez-vous à remplir chaque jour les devoirs de votre état. En cela les trois nouveaux saints et encore plus hautement saint Joseph, l'époux de la Bienheureuse Vierge, dans l'obscurité de son humble métier, Marie, Reine des Apôtres, Jésus, Rédempteur du monde, sont vos modèles et, en même temps, vos intercesseurs pour vous obtenir les plus hautes grâces de Dieu, en gage desquelles Nous vous donnons, à vous, à tous ceux que vous représentez et à toutes les personnes et les choses qui vous sont chères, Notre Bénédiction apostolique. »[1]

 [1] Pie XII : Homélie lors de la canonisation des saints Antoine Marie Gianelli, François Xavier Marie Bianchi et Ignace de Laconi (22 octobre 1951).

http://nouvl.evangelisation.free.fr/antonio_maria_gianelli.htm

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Date de dernière mise à jour : 2013-06-04