Saint Éloi

Sant eligio dÉvêque de Noyon
(590-660)

 Eloi naquit à Chaptelat, à deux lieues de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières œuvres révélèrent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents ; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.

 Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donna une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'œuvre ; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction, quand Éloi fit apporter un autre trône aussi beau que le premier, fait aussi avec l'or qu'il avait reçu ! Sur-le-champ, Éloi fut nommé grand argentier du royaume, et le roi le garda près de lui.

 Jusque là, notre saint avait aimé le luxe ; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait : « Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants : c'est là sa demeure ! » Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quand Éloi n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.

 L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire : «Mon prince, je viens vous demander une grâce ; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel. » Le roi y consentit volontiers ; le saint y bâtit un monastère. Jamais il ne se fit moine ; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.

 Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon. Sa vie épiscopale fut la continuation de ses bonnes œuvres.


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sépar saints

SteloiPatron des mécaniciens (Armée de l'Air)
Patron du matériel (Armée de Terre)

Saint Eloi (env.588 - 660) est né dans une famille anciennement chrétienne près de Limoges, où il fit son apprentissage comme ouvrier orfèvre. Son habileté le fit choisir pour la réalisation de trône royal de Clotaire, incrusté d'or et de pierreries.

Utilisant au mieux la quantité d'or qui lui avait été confiée pour ce travail, Eloi réalisa non pas un trône, mais deux. Il fut admiré en cela, non seulement pour la qualité de son art, mais plus encore pour son honnêteté.

Le roi en fit l'un de ses ministres-conseillers, puis lui confia la responsabilité de la frappe des monnaies royales. Eloi poursuivit parallèlement son travail d'orfèvre. Il exécuta ainsi nombre de chef-d'oeuvres d'art sacré et funéraire.

A la mort de Dagobert en 633, il entra dans les ordres et fut appelé au siège épiscopal de Noyon où il se consacra à l'évangélisation des païens dans les Flandres.

Son habilité comme orfèvre le fit très tôt choisir comme saint patron par les orfèvres eux-mêmes, les métiers du fer, et les maréchaux-ferrants. C'est ainsi qu'Eloi devint également le saint protecteur des mécaniciens des Armées qu'il invite à la plus grande habilité et aussi à un dévouement intègre et sans faille.

http://www.dioceseauxarmees.catholique.fr/saints-patrons.html#SAINT ELOI (1er décembre)

 

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Date de dernière mise à jour : 2014-02-12