15 septembre

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 Notre-Dame des Sept-Douleurs

15 septembre : Mémoire obligatoire de Notre-Dame des Sept-Douleurs

Le 15 septembre (depuis la restauration liturgique du St Pape Pie X en 1914), la Liturgie de l'Eglise nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie, Mère de notre Sauveur. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5) Confiteor + Kyriale X (Alme Pater)

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«Ton coeur sera transpercé par une épée»

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort. 

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus. 

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat 
(Barcelona, Espagne)

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enseignement de la retraite sur ND des douleursenseignement de la retraite sur ND des douleurs

Saint Achard

Martyrologe Romain : Au monastère de Jumièges, près de Rouen, au VIIe siècle, saint Achard, abbé, mis à la tête de cette abbaye par saint Philibert dont il était disciple.

Saint Alpin (ou Albin)

Martyrologe Romain : À Lyon, au IVe siècle, saint Alpin, évêque, qui succéda à saint Just, lorsque celui-ci décida de vivre en ermite.

Beato anton maria schwartz bBx Antoine-Marie Schwartz

prêtre à Vienne et fondateur (1852-1929)

Martyrologe Romain : Pour le soin pastoral des apprentis et des jeunes ouvriers, mais aussi pour la défense de leurs droits, il fonda la Congrégation de Saint-Joseph de Calasanz pour les ouvriers chrétiens.

Beato camillo costanzoBx Camille Costanzo

Martyrologe Romain : À Hirado au Japon, en 1622, le bienheureux Camille Costanzo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Sur l’ordre du chef suprême Hidetada, il fut brûlé vif et, jusque sur le bûcher, ne cessa de prêcher le Christ.

Catherinedegenes 1Sainte Catherine de Gènes

 Veuve Patronne de Gênes 

elle eut, lors d’une confession, le sentiment aigu, déchirant, de l’infinie pureté et beauté de Dieu, et, par contre coup, de son propre péché : “L’âme qui a en elle le plus petit atome d’imperfection se précipiterait en mille enfers plutôt que de se présenter ainsi devant Dieu”. Elle mourut le 15 septembre 1510.

Commémorée le 15 septembre (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 12 septembre par le Diocèse de Gênes et par l’Église locale.

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Caterina Fieschi, fille d'un vice-roi de Naples, naît à Gênes le 5 avril 1447. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l'Église deux papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l'âge de huit ans, conduite par l'Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications ; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller ; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu'elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d'entrer dans l'état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d'une incroyable sainteté. Après cinq ans d'abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l'amour divin : « Plus de monde, plus de péché » s'écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de sa croix, et couvert de sang de la tête aux pieds : « Vois, ma fille, lui dit-il, tout ce sang a été répandu au calvaire pour l'amour de toi, en expiation de tes fautes ! » La vue de cet excès d'amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même : « Ô amour ! Je ne pécherai plus » s'écria-t-elle.

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L'Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion ; elle buvait seulement chaque jour un verre d'eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d'une forte santé.

À l'abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications ; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil ; tous les jours six à sept heures de prière à genoux ; jamais Catherine ne se départit de ces règles ; elle était surtout si détachée d'elle-même, qu'elle en vint à n'avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n'était pas Dieu.

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire : Je veux, je ne veux pas, mien, tien, de ne jamais s'excuser, de se diriger en tout par ces mots : Que la Volonté de Dieu soit faite ! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l'assister à sa mort. À partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques jusqu’au jour de son départ pour les demeures éternelles : le 15 septembre 1510 à Gênes.

Catherine de Gênes a été béatifiée le 06 avril 1675 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) et canonisée, le 23 avril 1737, par le pape Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740).

Quelques écrits

Saint Epvre (Aper)

Martyrologe Romain : À Toul, au VIe siècle, saint Epvre, évêque.

Beato ladislao wladyslaw miegonBx Ladislas Miegon

Martyrologe Romain : Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Ladislas Miegon, prêtre de Sandomierz et martyr. Aumônier militaire, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut déporté en Allemagne et succomba aux mauvais traitements subis.

San niceta il goto aSaint Nicétas le Goth

Martyrologe Romain : Sur les bords du Danube, vers 370, saint Nicétas le Gothmartyr, qui, en raison de sa foi catholique, fut brûlé vif sur l’ordre du roi arien Athanaric.

Saint Nicomède

Martyrologe Romain : À Rome, saint Nicomède, martyr, dont le pape Boniface V honora le corps, déposé au cimetière de la voie Nomentane, en élevant par-dessus une basilique sépulcrale.

Beato paolo mannaBx Paolo Manna

Missionnaire en Birmanie (Myanmar)
Fondateur de l’« 
Union Missionnaire du Clergé »
l’actuelle « Union Pontificale Missionnaire » (U.P.M.)

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Paolo Manna naît le 16 janvier 1872 à Avellino (Campanie, Italie), de Vincenzo Manna et de Lorenza Ruggiero ; il est le cinquième de six enfants. Deux oncles et son frère aînés étaient prêtres.

Paolo étudia le latin à Naples et la philosophie à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome. En 1891, il entre au Séminaire des Missions Etrangères de Milan. Ordonné prêtre au mois d’août 1895, il part pour la Birmanie (l’actuel Myanmar), où il reste jusqu’en 1907, avec trois retours dans son Pays en raison de sa tuberculose (maladie héréditaire).

A 35 ans, il déclare qu’il est un missionnaire manqué. En Birmanie, il était un missionnaire apprécié et demandé, y compris pour la contribution qu’il avait apportée par son étude intitulée : « Les Ghekku - une tribu Karyanne (Karens) de la Birmanie Orientale  » qui fut très utilisée par les revues anthropologiques, et traduite en anglais.

En 1909, il est nommé directeur de la revue  « Le Missioni Cattoliche », et il publie « Les   Réflexions » sur la vocation pour les Missions Étrangères, sous le titre  « Operarii sunt pauci ! » qui sont à l’origine de centaines de vocations missionnaires. Il relance en Italie l’Œuvre de la Propagation de la Foi et celle de la Sainte Enfance, et il encourage ou lance d’autres initiatives de coopération missionnaire.

En 1916, il fonde l’Union Missionnaire du Clergé, l’actuelle Union Pontificale Missionnaire (U.P.M.), que le Pape a appelée  « la perle de la vie du Père Manna ». 
En 1919, il lance la revue  « Italia Missionaria » , avec pour but déclaré de susciter des vocations pour les Missions Étrangères. 
En 1921, il ouvre à Ducenta (Caserte, Campanie) le  « Séminaire Méridional pour les Missions Étrangères »  approuvé par un Bref de Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922). 
En 1924, il est élu Supérieur général du Séminaire Lombard pour les Missions Étrangères. Il est élu premier Supérieur général du PIME (Institut pontifical des Missions étrangères – Pontificium Institutum pro Missionibus Exteris), fondé par leVénérable Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 26 mai 1926, avec la réunion des deux Séminaires Missionnaires de Milan (fondé en 1850) et de Rome (fondé en 1871). Le Père Manna écrit de nombreuses lettres à ses missionnaires, qui sont rassemblées dans le volume  « Virtù Apostoliche » (quatre éditions en Italie, traductions en anglais et en portugais), un ouvrage classique de la spiritualité missionnaire. 

En 1927-1929, il visite les Missions en Asie, et rédige un texte intitulé : « Observations sur la méthode moderne d’évangélisation », qu’il envoie à Propaganda Fide, comprenant des propositions considérées comme révolutionnaires.

Le 8 décembre 1936, il fonde la Congrégation des « Missionnaires de l’Immaculée », connues sous le nom de  « Sœurs du PIME ». Nommé en 1937 Secrétaire International de l’Union Missionnaire du Clergé, il publie un texte important et toujours actuel : « Le problème missionnaire et les prêtres » ; en 1941, il adresse au monde catholique un appel affligé et bien documenté en faveur de l’union des chrétiens, sur la base de son expérience missionnaire. Il publie « Les Frères Séparés et Nous », le premier texte œcuménique de grande diffusion en Italie. Pendant les dernières années de sa vie (1943-1952), le Père Manna est Supérieur de la Région Méridionale du PIME, qu’il a voulue et préparée. 
En 1950, il publie l’ouvrage intitulé  « Nos Églises et la Propagation de l’Évangile » (deux éditions), où il déclare que les Évêques et leur clergé sont responsables de la diffusion de l’Évangile chez les non-chrétiens ; et que, en conséquence, les prêtres diocésains doivent prendre une part active à la Mission universelle. Cette proposition fut faite par Pie XII dans l’encyclique Fidei Donum, qui ouvre la voie à l’engagement missionnaire direct des diocèses et du clergé diocésain.

Le 15 septembre 1952, le Père Manna meurt à l’hôpital de Naples. Le Procès diocésains d’information pour la Cause de Canonisation commence à Naples en 1974.

Paolo Manna a été béatifié à Rome le 04 novembre 2001, avec sept autres Serviteurs de Dieu : Pavol Peter Gojdič, Metod Dominik Trčka, Giovanni Antonio Farina, Bartolomeu Fernandes dos Mártires, Luigi Tezza, Gaetana Sterni e María Pilar Izquierdo Albero, par Saint Jean-Paul II

Beato pasquale penades jornetBx Pascal Penades Jornet

Martyrologe Romain : À Llosa de Ranes, dans le pays de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Pascal Penades Jornet, prêtre et martyr, victime de la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.

Beato rolando orlando de mediciBx Roland de Médicis

 Au 14e siècle, dans la forêt, près de Parme, le  ermite : il vécut 26 ans à la belle étoile, dans le silence et le dénuement.

Martyrologe Romain : À Bargone en Émilie, l’an 1386, le bienheureux Roland de Médicis,anachorète, qui vécut dans des lieux sauvages et inhabités des Apennins, dans la plus austère solitude, conversant avec Dieu.

Saint Valérien

- En 177, à Tournus,  martyr ; Sur son tombeau un splendide reliquaire fut élevé : “La basilique St Philibert”.

Martyrologe Romain : À Tournus sur le territoire de Chalon-sur-Saône, saint Valérienmartyr.

Saints  StratonValère
Macrobe et Gordien

 Martyrologe Romain : À Tomi en Scythie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Straton, Valère, Macrobe etGordien, qui furent exécutés, dit-on, sous l’empereur Licinius.

Saints Emile et Jérémie

 décapités à Cordoue, en 852.

Martyrologe Romain : À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Émile, diacre, et Jérémie. Après avoir longtemps langui en prison, pendant la persécution des Maures, ils eurent enfin le cou tranché pour le Christ, et consommèrent ainsi leur martyre

Bx Jean-Baptiste et Hyacinthe des Anges,

Martyrologe Romain : À San Francisco Cajonos au Mexique, en 1700, les bienheureux Jean-Baptiste et Hyacinthe des Anges, catéchistes et martyrs. Refusant d’adorer les idoles ils succombèrent à des coups violents, participant ainsi à la passion du Christ.

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Date de dernière mise à jour : 2018-12-05