Lettre pastorale de Père Bruno évangélisation décembre 2011

Bruno mai1"De tous les peuples faites des disciples"  (Mt 28, 19)

 Introduction

Le Seigneur Jésus n'a passé que trente-trois ans sur la terre, et de ces trente-trois ans il n'en a consacré que trois à la réalisation de la mission que son Père lui avait confiée. En retournant à son Père, il laissait donc une œuvre inachevée, mais il n'avait pas à s'inquiéter : il avait choisi des disciples, il les avait formés et, avant de les quitter, il leur avait confié une consigne qui a été clairement formulée par Saint Matthieu : "Allez, de tous les peuples faites des disciples" (Mt 28, 19).

Les disciples ont bien rempli leur mission, ils ont évangélisé la Palestine et les pays voisins, ils ont pris pied en Syrie et dans quelques unes des provinces qui constituent maintenant la Turquie et la Grèce, ils sont allés jusqu'à Rome. Ils ont aussi formé des disciples qui, à leur tour, ont évangélisé d'autres contrées.

Cette œuvre est cependant loin d'être achevée. D'une part, il y a de nombreux pays où les Chrétiens ne sont qu'une infime minorité. Et d’autre part, dans des pays déjà évangélisés il y a bien longtemps, l'évangélisation est à reprendre. En effet une culture matérialiste et séculariste s'est répandue dont les effets sont spectaculaires : baisse de la pratique religieuse, baisse du nombre de baptisés, baisse de la fréquentation du catéchisme, baisse des vocations sacerdotales et religieuses … Dans ces pays, sous l'impulsion du Pape Jean-Paul II, une nouvelle évangélisation a commencé à se mettre en place.

C'est surtout cette nouvelle évangélisation qui nous concerne, car chez nous aussi la sécularisation a commencé à se manifester. En tant que baptisés, nous sommes tous appelés à participer à l'œuvre confiée par Jésus à son Église et donc à évangéliser. Mais pour que nous puissions devenir des évangélisateurs, il nous faut devenir de véritables disciples de Jésus.

 

  1. Comment devenir disciples de Jésus ?

Pour devenir disciples de Jésus, il nous faut nous mettre à son école. Il nous y appelle : "Venez à moi, vous tous qui ployez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui mon joug est facile à porter et mon fardeau léger." (Mt 11, 28-30). Le joug était une grosse pièce de bois que l'on posait sur les bœufs de labour quand on les attelait. Il était déjà, à cette époque, l'image de la loi. On doit comprendre cette expression comme signifiant : Acceptez mon enseignement et laissez vous guider par lui.

Mettons-nous donc à l'école de Jésus et pour cela regardons comment Jésus formait ses disciples. Sa méthode ressemblait beaucoup à celle des autres maîtres de son temps. Il n'y avait ni livres ni cahiers, ni cours. Le disciple suivait Jésus dans sa vie de prédicateur itinérant, il partageait sa vie, il écoutait ses enseignements et le regarder vivre. Il devait ainsi apprendre à penser comme Jésus, à parler comme Jésus, à vivre comme Jésus.

Il y avait cependant une différence entre Jésus et les autres maîtres de son temps. D'habitude, c'est le disciple qui choisissait son maître et s'attachait à lui. Jésus, lui, choisissait ses disciples et les appelait et nous savons la formule qu'il employait pour les appeler : "Suis-moi". Cette expression ne signifiait pas seulement qu'il fallait suivre Jésus dans sa vie itinérante. Elle voulait aussi dire qu'il fallait faire ce que faisait Jésus, devenir comme lui. C'est pourquoi Jésus dit : "Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, mais tout disciple bien formé sera comme son maître" (Lc 6, 40).

Ainsi, de nos jours, pour devenir disciple de Jésus, il faut le regarder vivre tel qu'il nous apparaît dans les évangiles, il faut se pénétrer de ses enseignements et les vivre afin de devenir un témoin de Jésus, quelqu'un qui n'annonce pas Jésus par ses seules paroles, mais aussi et surtout par la manière dont il vit. Il faut pour reprendre l'expression de Saint Paul : "Revêtir le Christ" (Gal 3, 27)

Mais quelqu'un peut se poser la question :

  1. Suis-je appelé par Jésus à devenir son disciple ?

La réponse est simple : si tu es baptisé et si tu te poses cette question c'est que Jésus t'a choisi car tout baptisé est appelé à devenir disciple de Jésus et tout baptisé est appelé à évangéliser. Certes, la question du "comment évangéliser ?" devra se préciser, car il y a beaucoup de manière d'évangéliser et tout le monde n'est pas appelé à évangéliser de la même manière. Certains le feront par la catéchèse, d'autre par les medias, d'autre par les retraites, d'autres seront appelés à partir pour évangéliser ailleurs … Mais tous sont appelés à se former pour être disciples de Jésus.

Mettons nous donc à l'école de Jésus !

3. Prenons connaissance de quatre exigences fondamentales.

3.1 - Avoir un seul maître

"Vous n'avez qu'un seul maître ..." (Mt 23, 8). Ici le mot « maître » n'a pas le sens de "Seigneur" celui qui commande mais de "celui qui enseigne." On rencontre parfois des gens qui voudraient être Chrétiens tout en puisant dans la doctrine de Bouddha, de Marx, dans le Yoga… etc ... On voit aussi des gens qui se disent chrétiens et qui parlent de réincarnation, de lutte des classes ou qui cherchent à développer leur puissance personnelle ... ce sont des choses qui sont incompatibles avec la doctrine de Jésus.

Surtout on rencontre beaucoup de gens qui font une part à ce qui est du "monde" tout en acceptant quelques valeurs chrétiennes. Ces gens là ne sont pas des disciples de Jésus, ce sont des gens qui le suivent à moitié. La sagesse du monde et la sagesse de Jésus ne sont pas compatibles "c'est bien une sagesse que nous enseignons aux chrétiens confirmés mais ce n'est pas la sagesse de ce monde" (1 Co 2, 6).

Jésus nous dit : "Je suis la Vérité". "Je suis venu rendre témoignage à la Vérité."

3.2 - Le suivre de façon immédiate et définitive

Jésus exige une réponse immédiate à son appel. Lorsque Simon et André entendent l'appel de Jésus, ils le suivent immédiatement abandonnant leurs filets, de même Jacques et Jean (Mc 1, 17-18.20). De même Levi abandonne le bureau de l'octroi sans attendre (Mc 2, 14).

Un jour Jésus appelle un disciple ; celui-ci lui demande d'aller d'abord prendre congé de sa famille, Jésus lui dit : "Celui qui, après avoir mis la main à la charrue, regarde en arrière, n'est pas digne du Royaume de Dieu" (Lc 9, 61-62).

Cela signifie qu'il ne faut pas attendre et remettre à plus tard la décision de suivre Jésus. C'est maintenant  qu'il faut se mettre à sa suite.

Mais ce n'est pas seulement une fois qu'il faut répondre immédiatement : tout au long de notre vie, l'appel de Jésus viendra nous chercher et à chaque fois il faudra répondre avec la même disponibilité à la volonté de Dieu. Le Saint de Bétharam, Saint Michel GARICOÏTS nous aidera à comprendre comment il faut faire la volonté de Dieu. "Soyons disponibles pour faire la volonté de Dieu, sans retard, sans réserve, sans retour, joyeusement et par amour"

Beaucoup de Chrétiens qui s'étaient engagés dans un service abandonnent au bout d'un certain temps parce qu'ils sont mécontents du responsable ou parce qu'on les a critiqués. D'autres, après avoir travaillé pendant quelques années, trouvent qu'il serait bien plus agréable de ne rien faire et ils cessent leurs activités.

Un vrai disciple de Jésus n'est arrêté que par la mort. Certes il y a parfois des modifications dans les situations professionnelles, familiales qui obligent à quitter une responsabilité, il y a aussi des appels qui font qu'on est contraint de modifier la forme de notre service, le temps que l'on peut lui consacrer. Mais on ne se met jamais en congé d'être disciple de Jésus. Ce n'est pas parce que j'ai changé de domicile, de profession, parce que je me suis marié que je cesse d'être disciple. C'est simplement la manière de servir qui change.

3.3 - Renoncer aux attachements

"Laissant tout ils le suivirent."(Lc 5, 11). Les apôtres de Jésus ont tout abandonné pour suivre Jésus. Jésus ne demande pas cela à tous ses disciples, mais il leur demande de renoncer aux attachements afin d'être libres et de mettre l'obéissance à Jésus au-dessus de tout.

C'est ainsi que l'amour de Jésus dot être mis au-dessus des affections familiales :"Si quelqu'un me suit et ne m'aime pas plus que son père, sa mère, ses enfants et sa propre vie, il ne peut être mon disciple" (Lc 14, 26).

Le disciple de Jésus doit aussi veiller à ce que l'argent et les biens matériels ne séduisent pas son cœur. On ne peut pas se passer d'argent, ni de biens matériels, surtout si l'on est marié et responsable d'une famille, mais l'argent doit rester un serviteur et non un maître dont on devient l'esclave. Aussi Jésus déclare-t-il que nul ne peut servir deux maîtres : Dieu et l'argent. Il faut choisir (Mt 6, 24). L'argent devient vite une idole à qui l'on sacrifie tout. Tant que l'on a un trésor sur la terre il garde notre cœur captif : "Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur" (Lc 12, 34).

À partir du moment où Jésus les a appelés, les disciples ont renoncé à leurs projets, à leurs travaux. C'est Jésus qui décidait de leur emploi du temps. Pierre navigue toujours sur sa barque mais ce n'est plus pour aller à la pêche, c'est pour transporter Jésus. Aujourd'hui encore le disciple de Jésus soumet ses projets et son emploi du temps aux projets de Jésus. Il faut perdre l'habitude de se laisser conduire par des envies, des désirs personnels, des caprices, pour chercher à répondre sans cesse aux désirs de Jésus à ses projets, pour rester toujours disponible à son œuvre.

Saint Jean nous dit que beaucoup de gens qui avaient cru en Jésus l'abandonnèrent "parce qu'ils préféraient la gloire qui vient des hommes à la gloire qui vient de Dieu" (Jn 12, 41-43).

La recherche des honneurs humains nous conduit toujours à l'infidélité à Jésus. Il y a en effet une distance incommensurable entre ce qui est honorable aux yeux des hommes, et ce qui l’est aux yeux de Dieu. Jésus dit que ce qui est grand aux yeux des hommes est abominable aux yeux de Dieu (Lc 16, 15).

Saint Paul, nous dit comment il a renoncé à ce qui faisait son honneur de Pharisien pour suivre Jésus : Or toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu'est la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. A cause de lui, j'ai tout perdu et je considère tout cela comme ordures afin de gagner Christ. (Ph 3, 7-8)

Même à l'intérieur de l'Eglise on peut rechercher les honneurs : être président, katekita ... Ce qu'il nous faut désirer, ce ne sont pas les titres et les privilèges mais le service. Jésus nous dit que celui qui veut être grand parmi nous doit se faire le serviteur de tous (Mt 20, 26). La seule gloire que nous devons ambitionner c'est d'être disciple de Jésus.

3.4 - Porter sa croix

"Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas derrière moi ne peut être mon disciple" (Lc 14, 27). Porter sa croix voulait dire donner sa vie, être mis à mort à cause de sa fidélité à Jésus. Porter sa croix, c'est être fidèle à Jésus jusqu'à la mort. De fait parmi les disciples immédiats de Jésus beaucoup ont payé de leur vie la fidélité de Jésus : Etienne fut le premier Chrétien à être mis à mort à cause de sa foi. Il fut suivi quelques années plus tard par Jacques frère de Jean et puis par Pierre, Paul ...

De nos jours encore, bien des chrétiens sont tués pour leur Foi ou sont morts en prison ou ont fait de nombreuses années de prison. D'autres doivent se contenter d'emplois subalternes, se voient interdire la porte des universités ou subissent mille tracasseries.

Mais même si nous ne sommes pas persécutés pour notre foi nous devons "donner notre vie à Jésus", renoncer à chercher notre plaisir, notre confort, notre gloire, à satisfaire nos ambitions personnelles.

La croix c'est aussi le moment où Jésus a donné la plus grande preuve de son obéissance et de son amour au Père. Ainsi nous portons notre croix lorsque l'obéissance à la volonté de Dieu devient difficile, déchirante, humiliante, fatigante ... et que nous faisons cependant ce que Dieu nous demande.

4. La prière

4.1 Les évangélistes signalent souvent que Jésus se mettait à l'écart pour rencontrer son Père dans la prière, parfois des nuits entières. Devenir comme Jésus, c'est aussi donner une place importante à la prière dans notre vie. Il y a de nombreuses formes de prière, mais ces prières doivent être adressées à Dieu comme un Père, à Jésus comme notre Maître, notre Sauveur et notre Seigneur, à l'Esprit Saint comme notre guide. Nous devons organiser notre vie pour donner chaque jour du temps à la prière. À côté de la prière personnelle, dans le secret de notre cœur, il y a la prière en commun avec nos frères et nos sœurs.

Jésus nous a aussi laissé l'eucharistie que nous célébrons en mémoire de lui, pour nous unir à l'offrande de son sacrifice, en recevoir les grâces et nous offrir nous-mêmes pour faire comme lui la volonté du Père.

5. La Mission des disciples

5.1 -Porter beaucoup de fruits

"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et qui vous ai mis à part, pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure" (Jn 15, 16). "Voici ce qui glorifie mon Père ; que vous portiez beaucoup de fruits et que vous deveniez mes disciples" (Jn 15, 8).

Qu'est-ce que porter du fruit ? C'est réaliser ce pour quoi la grâce nous est donnée. Donc, c'est observer les commandements de Dieu et se laisser guider par la Parole de Dieu. C'est surtout vivre le grand commandement de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain. C'est se laisser sanctifier par la grâce. Sanctifiés par la grâce, nous pourrons offrir à Dieu le culte d'adoration que Jésus a annoncé à la Samaritaine : "L'heure vient où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c'est pourquoi ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et en vérité."(Jn 4, 23-24). Ce culte nouveau a été inauguré par Jésus lui-même qui toute sa vie a fait la volonté de son Père dans la confiance et l'amour. Il disait : "Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre" (Jn 4, 34). Si le disciple est  "devenu comme son maître", il continue lui aussi ce culte d'adoration en esprit et en vérité tel que le décrit Saint Paul dans l'épître aux Romains : "Je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde divine à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant et agréable à Dieu, ce sera là votre culte spirituel"  et pour bien montrer que ce culte est la recherche et l'accomplissement de la volonté de Dieu, il ajoute :"Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait (Rm 12, 1-2).

5.2 Annoncer l'Evangile et faire des disciples

Avant de quitter ses disciples Jésus les envoie en mission : "Allez dans le monde entier annoncer l'évangile à tous les hommes, celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné" (Mc 16, 15-16). "Allez, de tous les peuples, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit" (Mt 28, 19).

La tâche confiée aux disciples est double : annoncer l'Évangile et former des disciples.

"Malheur à moi si je n'évangélise pas" (1Cor 9, 16). Nous pouvons constater tous les jours la force de la culture matérialiste et séculariste qui se répand dans le monde et le recul de la foi et de la vie chrétienne partout où l'on n’a pas su répondre à cette influence pernicieuse par l'évangélisation. L'Église doit évangéliser ou mourir. Les disciples de Jésus doivent donc interpeller constamment les hommes de ce temps et par toutes sortes de moyens : les contacts individuels, les médias, les retraites … Il faut répondre aux objections, dénoncer les accusations fausses  et surtout montrer le véritable visage du christianisme en vivant pleinement notre foi dans toutes ses exigences. Il faut payer de sa personne et donner généreusement de son temps pour annoncer l'évangile avec courage et hardiesse. Il faut savoir aussi profiter des occasions qui nous sont offertes : questions posées par quelqu'un, rencontre dans un moyen de transport …

L'évangélisation a aussi besoin de communautés priantes et chaleureuses où l'ont vit vraiment la foi chrétienne. C'est là que l'on pourra conduire les nouveaux convertis pour les aider à cheminer.

Cette évangélisation doit se faire dans la prière, pour qu'elle soit conduite par Jésus et qu'elle se fasse dans la puissance de l'Esprit Saint. Jésus nous dit "Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jn 15, 5). Il a dit aussi à ses disciples :"Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre." (Ac 1, 7). C'est dans la puissance de l'Esprit que les premiers disciples ont évangélisé. L'Esprit ouvrait des portes, remplissait les évangélisateurs de force et de courage, il ouvrait les cœurs et soutenait l'évangélisation par des signes. C'est aussi dans la puissance de l'Esprit qu'il nous fait évangéliser de nos jours.

La proclamation de l'Evangile ne suffit pas, dès que quelqu'un est converti, il faut l'aider à devenir un disciple. Jésus n'a pas cherché le nombre, mais la qualité. De toutes les foules qu'il avait évangélisées, il ne lui restait plus au moment de la Pentecôte que 120 disciples. Mais cela suffisait : quelques dizaines d'années après, il avait des disciples non seulement en Palestine et dans les pays voisins : Phénicie, Syrie ... mais dans tout ce qui constitue l'actuelle Turquie, en Grèce et dans les îles : Chypre, Crête, la Côte Dalmate et jusqu'à Rome ...

Il ne suffit pas de former des disciples, il faut former des maîtres, c'est à dire des gens capables de former à leur tour des disciples. Une des grandes erreurs qui a été commises dans notre diocèse pendant de longues années c'est qu'on a cherché à former des disciples et non des maîtres. On comptait sur des missionnaires venus d'ailleurs. Notre diocèse a pris ainsi un grand retard dans la formation des cadres : prêtres, religieux, religieuses, militants laïcs. Ce n'était pas ce que voulaient les premiers missionnaires qui ont cherché à former des prêtres, ont formé des catéchistes missionnaires. Mais ensuite on a cessé d'espérer des prêtres et on a cessé de former sérieusement les katekita.

Conclusion

Ne soyons pas des chrétiens médiocres et tièdes, appliquons-nous au contraire à devenir de véritables disciples de Jésus en acceptant toutes ses exigences et unissons-nous à nos frères et sœurs pour travailler avec courage à l'évangélisation de notre Pays.

Papeete, le 1er décembre 2011

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Date de dernière mise à jour : 2017-03-16