Passioniste de Polynésie

Matthieu 10, 7-13

Matthieu 10 7 13awÉvangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-13.

Jésus disait aux douze Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.   Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ;   ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle.   Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »

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Voila un texte bien connu dans l’Eglise, notamment par tous ceux qui exercent un service missionnaire, un service de prière, d’évangélisation. Bien connu oui, mais est-il bien vécu ? Sommes-nous vraiment des serviteurs dans le don, dans la gratuité ?

Sommes-nous des « missionnaires gratuits » lorsque nous demandons (exigeons) des frais de déplacements, ou que nous nous faisons payer pour notre conférence ? Certes il y a des frais inhérents à toutes missions, mais regardons les apôtres, eux aussi avaient des frais, ne serait-ce que dans leur logement, leur nourriture, leurs vêtements. Et que leur dit Jésus : « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement…Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. »

Cela est clair : ne vous faites pas payer et lorsque l’on vous accueille, acceptez simplement ce que l’on vous offre, sans en demander plus ! 

Là, il n’est pas question de demander de financer le séjour à l’auberge du coin, il n’est pas question de se faire nourrir comme un « prélat », comme au restaurant ! Il s’agit de partager simplement la vie courante de la famille qui nous accueille. Il y a donc de quoi nous interroger aujourd’hui sur certaines de nos « nécessités missionnaires » !

 Par ailleurs, les apôtres partaient à pied avec leur tunique sur le dos, c'est-à-dire, sans frais excessifs, comme participer à une caravane pour avoir un véhicule !  Ils n’avaient pas non plus de sonorisations, de micros, de projecteurs de haute définition, ... et pourtant ils ont évangélisé des populations entières ! C’est donc que l’efficacité d’une mission ne dépend pas des moyens High Tech !

Je n’écris pas ceci pour dire que les moyens modernes ou les voitures sont à proscrire ! Que non ! Mais nos missions ne doivent pas dépendre de cela. Si nous avons des micros tant mieux, si nous n’en n’avons pas, eh bien, apprenons à faire sans ! Il est triste en effet d’entendre un groupe, invité à animer une veillée mortuaire, répondre, « non ! Nous ne pouvons pas venir, notre équipe d’animation (sono) n’est pas dispo ! »  Les gens n’ont pas besoin de sono, ils ont besoin de cœurs qui les rejoignent dans leur vécu et qui leur annoncent la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu !

 Peut-être serait-il bon, qu’à l’occasion de cette lecture d’envoi en mission en dépendance de la Providence Divine, nous puissions nous arrêter un moment afin de voir avec quel esprit de simplicité et de gratuité nous vivons nos missions.  

 Myriam de Gemma
Juin 2021

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«"Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche"»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons.

Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection !

Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. Quand nous les prêtres nous apportons la Communion à un malade nous disons : Que la paix du Seigneur vienne dans cette maison !" Et la paix du Christ reste là-bas, s'il y a des personnes dignes de la recevoir. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile.

Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi.

Abbé Antonio BORDAS i Belmonte (L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)

Date de dernière mise à jour : 2021-07-07