Avril 2016 vivre avec l'Esprit Saint

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Vivre avec l’Esprit Saint

Vendredi soir

 Présentation de la frat

 Présentation du thème  Quand on parle de vie dans l’Esprit Saint ou avec l’Esprit Saint on pense tout de suite au renouveau charismatique, et bien des gens croient que s’ils n’ont pas reçu l’effusion de l’Esprit ils n’ont pas l’Esprit Saint ou du moins qu’ils ne peuvent vivre pleinement avec lui. C’est une grave erreur. Le renouveau ne  fait que révéler en nous la puissance de l’Esprit, nous apprenant à nous ouvrir à son action, mais tout baptisé possède l’Esprit Saint en plénitude et en permanence dès le baptême ! de tout temps l’Eglise a vécu en étant conduite par l’Esprit Saint, et la vie des saints est bien là pour le prouver ….( Et heureusement qu’ils n’ont pas attendu le renouveau des années 1972 en France par exemple !)

 Alors on doit se poser la question: qu’est-ce que vivre avec l’Esprit Saint pour tout baptisé ? 

 Invitation à la veillée d e prière : ……

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Introduction

Saint Paul nous l’affirme : tout baptisé est le temple de l’Esprit Saint.

« Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » 1Cor 3/16

Oh certes nous savons bien que depuis le jour de notre baptême nous avons reçu en nous l’Esprit Saint. Mais avons-nous bien conscience de ce que cela implique pour nous ?

 Revoyons un instant le baptême :

Il y a au cours de ce sacrement la renonciation à Satan et la profession de foi. On choisit par cette renonciation et notre profession de foi, le camp de Dieu, de Jésus et de l’Eglise.  

Puis il y a l’eau : le prêtre ou le diacre baptise la personne en disant : je te baptise, au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Remarquez bien que c’est dans la foi en la Trinité que le baptême à lieu, et les trois personnes de la Trinité sont égales, elles agissent aussi puissamment l’une que l’autre dans notre vie, elles agissent d’un commun accord !

Puis il y a l’onction avec le Saint Chrême et les paroles du prêtre : « tu es  maintenant baptisé, le Dieu tout-puissant, Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur, t’a libéré du péché et t’a fait renaître de l’eau et de l’Esprit Saint. Désormais, tu fais partie de son peuple, tu es  membre du Corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. Dieu te marque de l’huile du salut afin que vous demeuriez dans le Christ pour la vie éternelle.

Cette huile parfumée bénite par l’évêque, signifie le don de l’Esprit Saint et annonce la confirmation

Participer à la dignité de prêtre, de prophète et de roi du Christ n’es pas une pieuse image ; Elle est la carte d’identité du chrétien. Il va apprendre à le vivre, à y grandir tout au long de sa vie.

Puis il y a le vêtement blanc qui marque que désormais le baptisé est enfant de Dieu ayant revêtu le Christ il est donc pleinement disciple du Christ ! Ce vêtement est important pour les adultes qui se font baptisé car en le revêtant ils marquent vraiment leur décision de vivre de façon neuve et chrétienne. Ils s’affirment comme «  créature nouvelle » 

Enfin il ya la lumière qui signifie que le nouveau baptisé doit être lumière donc témoin du Christ par toute sa vie

Certes la plupart d’entre nous avons été baptisés alors que nous n’étions encore que des bébés.  Ceci dit, vous souvenez vous de votre date de baptême de votre lieu de baptême ? Et fêtez-vous ce jour comme vous fêtez votre anniversaire de naissance ? Car le baptême est une nouvelle naissance ! Un chrétien ne devrait jamais oublier de rendre grâce à Dieu tout particulièrement le jour de son baptême !

 Donc nous avons été baptisés bébés, nous n’avons pas eu notre mot à dire ! Mais rappelez-vous, dans le sacrement du baptême, l’onction d’huile annonce la confirmation. Et pour arriver à la confirmation le baptisé devra suivre tout un parcours de catéchèse. Car là il devra ratifier la décision de son baptême. A la confirmation, c’est l’ado ou l’adulte qui décide de vivre véritablement en chrétien et qui demande la grâce de l’Esprit-Saint, en lui ouvrant tout son être ! Regardons un peu le sacrement de la confirmation

 D’abord les futurs confirmés sont appelés en s’avançant devant l’autel ils marquent leur choix libre et responsable de vivre désormais en chrétien dans la vie qui est actuellement la leur et qui sera la leur dans les années à venir.

 Ensuite ils affirment leur foi devant toute l’assemblée et l’évêque ou le prêtre désigné pour cela ( l’évêque ne peut être partout , et dans les grandes assemblée il a aussi besoin d’aide pour que la célébration ne dure pas des heures ) impose les mains sur l’ensemble des confirmands , demandant pour eux le don de l’Esprit Saint en plénitude  non que l’Esprit Saint n’ait pas été là totalement , mais parce que maintenant il est temps que la puissance de l’Esprit soit libérée pour permettre au  confirmé qui ouvre en vraiment son cœur de vivre la vocation qui sera la sienne .

Puis vient la démarche de chaque confirmand  au pied du célébrant, pour recevoir l’onction du saint chrême, il s’entend dire alors : « N., sois marqué de l’Esprit-Saint, le Don de Dieu. » puis le célébrant lui dit un petit mot personnalisé une parole d’encouragement.

 La confirmation n’est pas la fin de la catéchèse et basta ! La confirmation c’est le début d’une vie chrétienne « adulte ».  Certes le confirmé aura encore bien des choses à apprendre mais avec l’aide de l’Esprit Saint, il pourra grandir dans cette vie !

Un sacrement ce n’est pas rien ! C’est une alliance entre l’homme et Dieu, et entre Dieu et l’homme. Cette alliance est pour la vie, donc jusqu’à notre mort … et si nous, nous y sommes infidèles, Dieu lui ne l’est pas ! Il attendra que l’on revienne à lui pour nous recombler de sa grâce et de ses dons !

Oui L’Esprit Saint habite en nous ! Avons-nous bien conscience que cette habitation nous met à part de la vie du monde et que dès lors tout n’est plus bon pour nous ?

 Nous sommes fait d’un corps, d’un esprit, d’un cœur … c’est tout cela qui est habité par l’Esprit de Dieu et pas seulement un petit coin de nous-mêmes. Nous ne pouvons pas dire : « mon cœur est à Dieu ! Il ne me dira rien si je fume de trop et que cela nuit à ma santé ! Ça ce n’est que mon corps ! » Non ! C’est tout notre être qui appartient à Dieu c’est tout notre être qui est habité par Dieu, c’est tout notre être qui doit lui revenir en offrande d’amour et de louange !

Dès lors, puisque Dieu habite en nous et que nous sommes ses enfants, nous avons à nous conduire comme des enfants de Dieu, comme des êtres remplis de l’Esprit Saint, de l’Esprit de Dieu. C’est-à-dire : vivre dans la sainteté et dans l’amour.

C’est bien ce que nous dit encore St Paul en 1 cor 6/19.20

19 –«  Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Et que vous ne vous appartenez pas ? 20 - Vous avez été bel et bien achetés ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps. »  1 Cor 6/19.20

Et encore en romains 12/1.2

1 – « Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre. 2 - Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. »   Rom 12/1.2

Essayons donc maintenant de voir à quoi peut correspondre cet appel à la sainteté dans tout notre être, dans toute notre vie.

 

Samedi matin 1

L’Esprit Saint est esprit d’amour

L’Esprit Saint est esprit d’amour de Dieu, cela signifie donc qu’il n’est pas un justicier légaliste, mais bien qu’il nous appelle à vivre l’appel de Dieu, la loi de Dieu, dans l’amour.

Ainsi donc, je ne suis pas appelé à renoncer au péché à cause d’une sanction pénale, fut-ce la damnation, je suis appelé à renoncer au péché parce que Dieu m’aime, parce qu’il m’aime personnellement et me remplit lui-même de son amour … C’est de cet amour que je dois vivre, c’est à cet amour que je me dois de correspondre ; c’est de cet amour que je dois être témoin. L’amour appelle l’amour, si nous n’avons pas d’amour alors la loi ne sert de rien, les dons, les charismes que je pourrais avoir ne servent de rien. Écoutons encore St Paul :

1 – « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. 2 - Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. 3 - Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. »   1 cor 13/1.3

Saint Paul va très loin, en affirmant que l’on peut même donner sa vie en pure perte si ce n’est pas fait dans l’amour. Cela doit nous amener à réfléchir sur ce qui motive nos actions de la journée. Les faisons-nous par obligation ? Les faisons-nous à contrecœur ? Chaque geste en effet, même le plus anodin peut et doit être vécu dans l’amour de Dieu et des autres.

Si j’aime Dieu, et que je fais tout par amour de lui, alors je ferai très vite aussi, tout dans l’amour des autres. Bien vite j’apprendrai à m’oublier, bien vite j’apprendrai à faire passer les autres avant moi. La colère, la haine, la vengeance disparaîtront de mon cœur. Mais pour en arriver là, il nous faut chaque jour prendre le temps de nous arrêter devant le Seigneur, prendre le temps de le regarder, de reconnaître son amour pour nous et de nous offrir sincèrement à répondre à cet amour, en lui offrant chaque geste, chaque rencontre, chaque pensée, chaque battement même de notre cœur. Dieu en effet ne nous a pas lâchés tout seul dans la nature en nous disant de nous débrouiller ! Non, il marche en permanence à nos côtés ; plus même, il est là qui nous porte dans nos difficultés. Apprenons à le regarder, apprenons à le reconnaître et décidons nous à marcher consciemment et de tout notre cœur avec lui. Certes cela va nous obliger à renoncer à bien des choses, qui peuvent nous paraître actuellement plaisirs légitimes, voir plaisirs inaliénables … et pourtant plaisirs si nocifs, car toxiques tant à notre corps, qu’à notre âme, tant ils nous séparent du respect de la vie que Dieu nous offre.

Oui notre corps est fait pour l’amour de Dieu

Prenons ici le temps de réfléchir sur notre corps et puisqu’il est le temple de Dieu, comparons-le à une de nos églises.

Accepterions nous que ses murs soient noirs de crasse et de fumée, créant une atmosphère irrespirable ? Certes non ! Et pourtant c’est ce que nous faisons de notre corps en enfumant nos poumons ne leur permettant pas ainsi de remplir leur fonction !

 Accepterions-nous d’avoir des traces de brûlures de cigarette ou des tâches de vin indélébiles sur la nappe d’autel ? Certes non ! Et pourtant n’est-ce pas ce que nous faisons en fumant et buvant exagérément ? Ne salissons-nous pas, non seulement notre corps mais aussi notre cœur, en manquant ainsi au respect de nous-mêmes, à l’amour de nous-mêmes, et des autres, qui sont atteints, que nous le voulions ou non, par notre comportement ?

Accepterions-nous de voir se délabrer les murs de notre église ? Plus encore, accepterions de participer nous-mêmes au délabrement des murs de notre église ? Certes non. Et pourtant n’est-ce pas ce que nous faisons, lorsque nous mangeons mal, que ce soit trop ou pas assez, lorsque nous ne respectons pas les régimes médicaux qui nous sont donnés par les médecins ?  N’est-ce pas ce que nous faisons lorsque nous menons une vie débridée, soit dans les plaisirs soit dans le travail, en ne prenant pas le temps suffisant pour reposer notre corps afin qu’il puisse refaire ses forces ?

L’église est faite pour accueillir le croyant qui vient vers Dieu. Nous aussi nous sommes faits pour cela, chacun pour sa part, nul n’étant dispensé d’aimer. Mais quel amour puis-je donner aux autres, si je ne m’aime pas moi-même ? Quelle écoute puis-je avoir des autres si je ne m’écoute pas moi-même dans mon corps ? Quel reflet de Dieu puis-je être, si je me détruis, si je me dégrade ?

L’église est le lieu ou je viens rencontrer mon Seigneur et mon Dieu, mais aussi mon créateur.  Cependant, comment puis je réellement rencontrer Dieu créateur de mon corps, de mon cœur de mon âme si je ne respecte pas la vie qu’il me donne, si je ne respecte pas le temple qu’il me donne pour la vivre ?

Il parait évident qu’ici nous avons besoin de nous arrêter et de nous remettre en cause, en toute vérité, humilité devant le Seigneur, en nous posant les questions suivantes  comme si c’était Dieu lui-même qui nous les posait:

  • Regarde, comment prends-tu soin du corps que je t’ai donné ?
  • Ce corps qui est le tien, sais-tu l’aimer ?
  • Reconnais-tu à quel point tu as pu l’abîmer, le dénaturer ?
  • Le reçois-tu de moi ?
  • Ce corps en fais-tu, ta propriété ou me le remets-tu ?
  • Ce corps est-il service amour, don … Ou est-il égoïsme, égocentrisme, plaisir personnel, orgueil de l’apparence ? ….

Nous avons tous, à différents niveaux, besoin de faire, de vivre, cet examen de conscience quant à notre corps. C’est lui le véhicule de notre vie dans l’amour de Dieu. Comment pourrons-nous vraiment avancer si nous ne l’entretenons pas, si nous le laissons se dégrader. Les mauvaises habitudes sont insidieuses et parfois nous ne les voyons pas, il nous faut donc nous arrêter de temps à autre dans notre vie pour faire ce point de révision. Ne soyons jamais trop sûrs de notre sagesse dans ce domaine, suivons plutôt le conseil de la bible :

7 – « Ne te figure pas être sage, crains Yahvé et détourne toi du mal : 8 - cela sera salutaire à ton corps et rafraîchissant pour tes os. »  Proverbes 3/7.8

Afin que nous soyons vraiment témoin de Dieu ainsi que le dit Sirac

« Une lumière brillant sur un lampadaire sacré, ainsi la beauté d'un visage sur un corps bien planté ». Sirac 30/14

Prendre soin des autres, comme du temple de Dieu

Nous le savons nous ne pouvons être chrétien tout seul, nous le sommes ensemble c'est-à-dire en Église, Église dont le Christ est la tête ainsi que nous pouvons le lire en Éphésien 1/22.23

22 – « Il (Dieu) a tout mis sous ses pieds, et l'a constitué, au sommet de tout, Tête pour l'Église, 23 - laquelle est son Corps, la Plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout. »     Eph 1/22.23

Oui nous avons à être témoin de l’amour de Dieu devant les autres, et nous avons aussi à prendre soin d’eux, car si chaque chrétien est temple de l’Esprit, ainsi que nous pouvons le lire en 1 cor 12/27,

« Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun pour sa part ». 1 Cor 12/27

L’ensemble des chrétiens lui, forme le Corps du Christ. Ainsi tout le mal que je me fais en ne prenant pas soin de mon corps, de mon esprit, de tout mon être, c’est aussi au Christ que je le fais puisque je suis membre de son Corps ; pareillement, le mal que je peux faire à l’autre par mon comportement, je le fais aussi au Christ. Plus même, chaque fois que je ne viens pas en aide à mon frère, ma sœur, en Christ, pour l’aider à réaliser l’amour de Dieu en son être, c’est à Dieu que je fais aussi ce tort ! Oui, l’amour de Dieu nous rend responsables et solidaires les uns des autres, et St Paul ne fait pas dans le détail quand il affirme que Dieu ne laissera pas cela sans réagir !

16 – « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 17 - Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira.  Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous. »    1 Cor 3/16

Nous sommes aujourd’hui si souvent à parler de la miséricorde du Christ que nous avons parfois tendance à le considérer comme un « tonton gâteau » qui passera sur toutes nos bêtises, sur tous nos manquements ! C’est faire là une injure à Dieu que de le considérer ainsi, car s’il est miséricorde, il attend tout de même de notre part que nous reconnaissions nos torts et que nous nous en détournions résolument, voir que nous réparions les dégâts occasionnés par nos mauvaises conduites. De la même façon il attend de nous, que par amour des autres, nous les aidions à vivre dans l’amour cette unité du Corps du Christ. Suivons donc l’exhortation de St Paul aux romains et grandissons à la fois dans la sainteté et l’amour de l’unité de l’Église.

3 – « Au nom de la grâce qui m'a été donnée, je le dis à tous et à chacun : ne vous surestimez pas plus qu'il ne faut vous estimer, mais gardez de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que Dieu lui a départi. 4 - Car, de même que notre corps en son unité possède plus d'un membre et que ces membres n'ont pas tous la même fonction, 5 - ainsi nous, à plusieurs, nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, étant, chacun pour sa part, membres les uns des autres.   Rom 12/3.5

Et suivons aussi les conseils de St Jacques qui nous rappelle, que notre foi en Dieu, notre amour de Dieu ne peuvent avoir de sens et de valeur que dans la mesure où nous vivons concrètement dans l’amour des autres …

14 – « A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise : " J'ai la foi ", s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? 15 - Si un frère ou une sœur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne, 16 - et que l'un d'entre vous leur dise : " Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous ", sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? 17 - Ainsi en est-il de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est tout à fait morte ».   Jacques 2/14.17

 

Samedi matin 2

Nécessité de rompre avec le péché

Dans le livre de la Sagesse nous pouvons lire :

4 – « Non, la Sagesse n'entre pas dans une âme malfaisante, elle n'habite pas dans un corps tributaire du péché. 5 - Car l'Esprit Saint, l'éducateur, fuit la fourberie, il se retire devant des pensées sans intelligence, il s'offusque quand survient l'injustice ». Sagesse 1/4

Oui, nous l’avons dit l’Esprit de Dieu est amour et sainteté, or qui dit sainteté dit rupture d’avec le péché. Le péché étant en soi un refus de l’amour de Dieu, nous pouvons comprendre que toute conversion durable ne peut se vivre que dans l’amour, l’amour de Dieu, des autres et de nous-mêmes. 

Bien souvent lorsque nous nous examinons, nous voyons que nous nous heurtons toujours aux mêmes fautes, aux mêmes difficultés ; c’est que notre nature humaine a ses limites et qu’il nous faut faire avec.

 Saint Paul aussi vivait cette difficulté

15 – « Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais (…..) 25 - Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ? » Rom 7/15,25

Mais il rajoute tout de suite :

« Grâces soient à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! » Rom 7/26

Il sait que Dieu est là, et que c’est lui qui le délivrera.

Ainsi donc, nous ne devons pas nous satisfaire de rester dans notre état de pécheur chronique ! Ce que nous, nous ne pouvons pas réaliser de par nos propres forces, Dieu, lui, peut le réaliser en nous. La conversion de notre cœur est quelque chose qu’il nous faut toujours demander à Dieu. Jamais ici bas, nous ne serons assez saints pour nous en dispenser. Et si nous la demandons, cela implique aussi, que nous nous y appliquions selon nos forces et notre cœur. Nous avons à combattre toutes les mauvaises tendances en nous selon ce que nous dit encore St Paul à travers son épître aux Corinthiens : 

.....  13 –« Mais le corps n'est pas pour la fornication ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. 14 - Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance. 15 - Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Et j'irais prendre les membres du Christ pour en faire des membres de prostituée ! Jamais de la vie ! 16 - Ou bien ne savez-vous pas que celui qui s'unit à la prostituée n'est avec elle qu'un seul corps ? Car il est dit : Les deux ne seront qu'une seule chair. 17 - Celui qui s'unit au Seigneur, au contraire, n'est avec lui qu'un seul esprit. 18 - Fuyez la fornication ! Tout péché que l'homme peut commettre est extérieur à son corps ; celui qui fornique, lui, pèche contre son propre corps. 19 - Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Et que vous ne vous appartenez pas ? 20 - Vous avez été bel et bien achetés ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».     1 cor 6/13.20

Et cet effort de conversion, de respect de notre vie, de notre être, nous ne devons pas le vivre à cause d’une loi de pénalisation mais bien parce que Dieu nous aime, il nous aime tellement qu’il a donné son Fils Jésus pour nous sauver. Et Jésus, tout comme le Père, nous aime tellement, qu’il est mort sur la croix pour nous ! Ainsi que nous pouvons le lire en Colossiens 1/21.22

21 – « Vous-mêmes, qui étiez devenus jadis des étrangers et des ennemis, par vos pensées et vos œuvres mauvaises, 22 - voici qu'à présent Il vous a réconciliés dans son corps de chair, le livrant à la mort, pour vous faire paraître devant Lui saints, sans tache et sans reproche ».. Col 1/21.22

Allons nous laisser tant d’amour sans réponse ou allons-nous prendre dans l’amour et la confiance, le chemin de la sanctification ? ….  Si nous aimons vraiment Dieu, alors nous prendrons ce chemin d’amour et de sainteté comme nous y appelle l’épître aux Romains

12 – « Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel de manière à vous plier à ses convoitises. 13 - Ne faites plus de vos membres des armes d'injustice au service du péché ; mais offrez-vous à Dieu comme des vivants revenus de la mort et faites de vos membres des armes de justice au service de Dieu. 14 - Car le péché ne dominera pas sur vous : vous n'êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce ». Rom 6/12.14

Ou encore l’épître aux Thessaloniciens

3 – « Et voici quelle est la volonté de Dieu : c'est votre sanctification ; c'est que vous vous absteniez d'impudicité, 4 - que chacun de vous sache user du corps qui lui appartient avec sainteté et respect, 5 - sans se laisser emporter par la passion comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; 6 - que personne en cette matière ne supplante ou ne dupe son frère. Le Seigneur tire vengeance de tout cela, nous vous l'avons déjà dit et attesté. 7 - Car Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté mais à la sanctification. 8 - Dès lors, qui rejette cela, ce n'est pas un homme qu'il rejette, c'est Dieu, lui qui vous a fait le don de son Esprit Saint. »   1 Thess 4/3.8

Nécessité de la démarche de pardon et de réparation

Nous l’avons vu, nous sommes bien incapables de parvenir, à la sainteté par nos propres forces, puisque nous nous heurtons si souvent aux mêmes fautes. Il nous faut pour cela la grâce de Dieu, et cette grâce nous la trouvons dans les sacrements, particulièrement la confession et l’eucharistie. Parlons donc un peu de la nécessité de demander pardon, de se confesser.

Quand quelqu’un nous blesse d’une façon ou d’une autre nous aimons bien qu’elle revienne vers nous avec des excuses sincères ... Eh bien agissons de même envers Dieu et les autres. Dieu n’est qu’amour, tout manquement, toute faute lui est une blessure, et il attend de notre part que reconnaissant son amour et notre faiblesse nous venions lui demander pardon, et lui demander aussi son aide, sa grâce pour ne plus l’offenser ainsi. La grâce de Dieu passera en nous si notre regret est vraiment sincère ... (comme il serait trop long ici de s’étendre sur le sujet du pardon, pour plus de détails voir l’enseignement sur le pardon) Normalement toute rencontre avec le Christ doit déboucher sur une grâce de conversion à l’image de Zachée, qui rencontrant l’amour du Christ se décide à rendre plus qu’il n’a volé !

8 – « Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : " Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple. » 9 - Et Jésus lui dit : " Aujourd'hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham  10 - Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.  "   Luc 19/8.10

Ainsi donc, nous voyons à quel point l’amour appelant l’amour, la réparation des torts n’est pas une affaire pénale mais bien une affaire de justice et de cœur. Cela peut nous emmener très loin, car l’amour n’a guère de limites et saint Paul en parle comme d’un combat, d’une course, qui a pour but final la vie éternelle.

24 – « Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent, mais un seul obtient le prix ? Courez donc de manière à le remporter. 25 - Tout athlète se prive de tout ; mais eux, c'est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable. 26 - Et c'est bien ainsi que je cours, moi, non à l'aventure ; c'est ainsi que je fais du pugilat, sans frapper dans le vide. 27 - Je meurtris mon corps au contraire et le traîne en esclavage, de peur qu'après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même disqualifié.  1 Cor 9/24.27

Il faut en effet savoir se dépasser, se faire même violence pour vivre dans l’amour du Christ et donc des autres. L’évangile ne nous dit pas si cela a été facile pour Zachée de redonner ses biens, mais il l’a fait ! 

Sommes nous prêts nous aussi, à nous dépasser, non seulement pour demander pardon, mais encore pour réparer les torts causés à l’amour de Dieu et des autres ? Sommes-nous prêts aussi à nous pardonner à nous-mêmes nos erreurs passées, nos fautes « chroniques » pour être ouvert à l’amour reconstructeur du Christ ? Sommes nous prêts à réparer ces fautes, en faisant l’effort du changement de vie nécessaire ? (Ex : arrêter de boire, de fumer, de mal manger ; supprimer les mauvaises lectures, ne plus regarder les mauvais films, changer aussi nos mauvaises habitudes. etc.)

 

Samedi après midi 1

Se nourrir de la nourriture même de Dieu

Nous le voyons la vie spirituelle, la vie d’amour avec le Christ est un vrai défi qui dépasse de loin notre humanité. Comment y arriver ? Eh bien, il faut se nourrir de Dieu, de son amour, et outre le sacrement de confession, l’eucharistie nous apporte aussi cette nourriture  essentielle, qui est le Corps même du Christ, la vie du Christ en nous ! Par son Corps, il vient faire sa demeure en notre cœur, pour peu que nous voulions bien l’y recevoir et lui faire un peu de place. Oh certes, nous savons bien que l’hostie est présence réelle du Christ, que ce n’est pas un mythe ; nous croyons à la parole de l’évangile qui nous dit que :

26 – « Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : " Prenez, mangez, ceci est mon corps. " 27 - Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : " Buvez-en tous ; 28 - car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. »   Mat 26/26.28

Mais avons-nous vraiment conscience de cela, lorsque par paresse ou par « autre chose à faire », nous n’y allons pas ?  Combien de jours, serions-nous capables de vivre sans manger, sans boire ? Pas longtemps ! Et combien de jours restons-nous sans recevoir le Corps du Christ ? Quelquefois même combien de mois, voir d’années ? Et nous nous étonnons que notre vie ne soit pas épanouie, qu’il nous manque quelque chose, que nous rencontrons des « problèmes insurmontables » ; que nous n’arrivons pas à nous départir de nos défauts majeurs qui nous empoisonnent la vie ? Comment pourrions nous être témoins de l’amour de Dieu, être résidence de l’amour de Dieu si nous ne recevons pas cet amour dans les sacrements que sont la confession, et l’Eucharistie ? Nous sommes alors comme une maison dont les volets sont fermés, certes il y a de la lumière dans cette maison, mais qui la voit à l’extérieur alors que tout est clos ?  L’eucharistie est communion, c'est-à-dire « union avec ». Dans l’eucharistie je reçois Jésus et je me donne aussi à lui, c’est cette communion profonde qui peut engendrer la vie en nous, au sein de notre monde. Nous ne saurions être véritablement le temple de l’Esprit Saint, la lumière du monde si nous ne vivons pas de l’eucharistie.  (Sur les bonnes dispositions pour bien vivre l’eucharistie voir l’enseignement « bien vivre l’eucharistie ») La communion nous unit en effet au Christ mais aussi à tous nos frères et sœurs en lui, c a d à l’humanité entière ; puisque Jésus est venu pour sauver tous les hommes.  La communion fait entre nous l’unité, unité que nous sommes appelés à vivre ainsi que le dit St Paul dans sa lettre aux corinthiens :

16 – « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? 17 - Parce qu'il n'y a qu'un pain, à plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce pain unique ». 1 cor 10/16.17

Et à ce titre, ce corps que nous formons, et qui est l’Église, est lui aussi temple de l’Esprit Saint ; donc à chaque fois que j’éteins sa lumière en moi, j’assombris aussi la lumière de l’Église. C’est là une responsabilité que je ne dois pas, que je ne peux pas ignorer, surtout à une époque et dans un monde où elle se trouve attaquée de partout.

Avoir le courage de notre foi

Ainsi donc être le temple du Saint Esprit c’est aussi avoir le courage de notre foi face au monde qui nous entoure, c’est malheureusement de plus en plus difficile et dangereux, dans bien des pays qui nous entourent !

Mais rappelons nous, que de tous temps, le peuple de Dieu a dû marquer son choix ; et bien souvent au risque de sa vie.

Ainsi en est il de Shadrak, Méshak et Abed-Nego, qui refusant de sacrifier aux idoles se retrouvent sur un bûcher, au milieu d’une fournaise.

13 – « Alors, frémissant de colère, Nabuchodonosor manda Shadrak, Méshak et Abed-Nego. Aussitôt on amena ces gens devant le roi. 14 - Et Nabuchodonosor leur dit : "Est-il vrai, Shadrak, Méshak et Abed-Nego, que vous ne serviez point mes dieux et ne fassiez pas adoration à la statue d'or que j'ai élevée? 15 - Êtes-vous disposés, quand vous entendrez sonner trompe, pipeau, cithare, sambuque, psaltérion, cornemuse et toute espèce de musique, à vous prosterner et à faire adoration à la statue que j'ai faite ? Si vous ne lui faites pas adoration, vous serez incontinent jetés dans la fournaise de feu ardent; et quel est le dieu qui vous délivrerait de ma main ?" 16 - Shadrak, Méshak et Abed-Nego répondirent au roi Nabuchodonosor : "Point n'est besoin pour nous de te donner réponse à ce sujet 17 - si notre Dieu, celui que nous servons, est capable de nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et de ta main, ô roi, il nous délivrera; 18 - et s'il ne le fait pas, sache ô roi, que nous ne servirons pas ton dieu, ni n'adorerons la statue d'or que tu as élevée." » Daniel 3/13.18

Jésus lui-même ne vint pas dans un pays en paix, mais dans un pays occupé par un pouvoir militaire qui n’hésitait pas à être répressif. Il en subira d’ailleurs une des peines capitales : la crucifixion.

La plupart des apôtres eux aussi, périrent pour leur foi ! Pierre fut cloué sur une croix, Paul fut décapité ... etc. Mais aucun d’eux ne renia sa foi.

Les chrétiens des premiers temps eurent également beaucoup à souffrir des persécutions, certains tinrent bon, d’autre faiblirent et se détournèrent de Dieu ... On pourrait être tenté de les juger intérieurement aujourd’hui ! Mais et nous ? Honnêtement que faisons nous de notre foi ? Que faisons-nous de notre foi alors que nous sommes dans un pays où la liberté religieuse est effective ? Serions-nous capables de tout braver, même la mort, pour ne pas renier notre foi en Dieu, notre appartenance au Corps du Christ qu’est l’Église ? Soyons clairs, combien de fois ne nous taisons nous pas devant des actes et des affirmations contraires à Dieu, à l’Église ? Combien de fois, manquons nous de courage pour faire simplement un geste de foi face à d’autres personnes sous prétexte quelles ne nous comprendraient pas ?  Si nous nous examinions avec précision et en pleine vérité, alors nous verrions à quel point notre vie, peut être pleine de compromis, de petites lâchetés ... qui nous font ni plus ni moins que renier notre foi !

Pourtant à l’instar des apôtres qui ont vécu la Pentecôte, nous aussi nous avons reçu l’Esprit Saint en nous, lors de notre baptême, lors de notre confirmation ....  Où donc est ce courage qui devrait nous faire sortir dire l’amour de Dieu à la face du monde comme on le voit vivre dans les actes des apôtres ?

1 – « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, 2 - quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. 3 - Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. 4 - Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer ». Actes 2/1.4

Ou alors avons simplement oublié la force de la parole du Christ lui-même qui nous dit :

" Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l'âme et le corps. » Mat 10/28

Oui, Le Seigneur nous appelle à avoir le courage de notre foi, c’est un combat que nous avons à mener dans l’amour de Lui et des autres. Cela ne veut pourtant pas dire que nous sommes tous appelés au martyr, loin s’en faut ! Mais tous nous avons à porter notre croix, qui est le courage de vivre selon les valeurs évangéliques. Paul nous partage son expérience à ce niveau lorsqu’il écrit :

24 – « En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église. 25 - Car je suis devenu ministre de l'Église, en vertu de la charge que Dieu m'a confiée, de réaliser chez vous l'avènement de la Parole de Dieu. » Col 1/24.25

Oui être témoin du Christ, même si cela s’avère difficile et source de souffrance, est aussi une source de joie profonde, car être ainsi témoin de Dieu et de son amour, c’est être source de vie .... Or qui donne la vie n’est pas triste !

 

Samedi après midi 2

Je voudrais que l’on s’arrête un moment sur les dons de l’Esprit, dons que l’on confond souvent avec les fruits ou les charismes.

Les dons de l’Esprit Saint

L’église les reconnaît au nombre de 7 ce sont les dons de : sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu.

  • La sagesse

Le don de sagesse, me permet de reconnaître tout l’amour de Dieu pour les autres et pour moi ; je sais alors comment y grandir, en le choisissant au lieu de me dissiper dans plein d’activités et de passions, finalement très fugitives voir très superficielles et stériles. Le don de sagesse me permet aussi de me laisser envahir par la présence de Dieu et donc d’entrer dans le chemin de la contemplation.

  • L’intelligence

Dieu est tellement grand, tellement saint, qu’il dépasse totalement tout ce que je peux comprendre et même imaginer. Le don d’intelligence vient me permettre de découvrir Dieu, de mieux le connaître, de mieux le comprendre, ainsi, tout ce que je pouvais rejeter ou reléguer parce que je ne le comprenais pas, je vais pouvoir les comprendre; avec le don d’intelligence je rentre dans la compréhension des mystères même de Dieu. Ce n’est pas une intelligence toute cérébrale, mais une intelligence du cœur, une intelligence par l’intérieur.

  • Le conseil

Nous avons souvent des problèmes pour voir clair dans notre vie surtout dans notre vie spirituelle. Parfois même c’est notre vie courante qui est vraiment embrouillée ! Le don de conseil nous aide à voir clair et à prendre les bonnes décisions. L’Esprit Saint par le don de conseil nous permet de savoir ce qui est bon et juste dans notre vie selon le plan de Dieu.

  • La force

Pour vivre chrétiennement il faut avoir du courage. Ce n’est pas toujours facile en effet d’affirmer notre foi en Jésus, et de poser au quotidien des actes concrets en accord avec l’évangile. Ce courage doit être permanent et non pas, en coup à coup exceptionnel. Le don de force nous aide à cela et nous permet d’être un témoin permanent et courageux de Dieu. Le don de force nous permet donc, entre autre d’être fidèle dans nos engagements d’église.

  • La science

Le Don de science nous aide à nous appliquer à comprendre la parole de Dieu et les choses de Dieu. Et apprenant ainsi à vivre les choses de Dieu, nous nous détournons de toutes nos recherches bien souvent futiles quand elles ne sont pas négatives !

  • La piété filiale

Le don de piété m’aide à retrouver le sens du sacré, le sens de la grandeur de Dieu, le sens de son ascendance spirituelle sur moi. Le don de piété me fait donc grandir dans ma relation d’enfant bien aimé avec le Père.

  • La crainte de Dieu

Le don de crainte de Dieu n’a rien à voir avec la peur. La crainte de Dieu est liée à la connaissance de l’amour de Dieu et à notre désir de ne pas vouloir le blesser de quelque façon que ce soit. C’est un don qu’il nous faut vraiment demander car il nous établit dans l’amour mais aussi dans la paix et la joie intérieure.

Les fruits de l’Esprit Saint,

Parfois nous confondons les fruits de l’Esprit avec les dons de l’Esprit. Le catéchisme nous renseigne sur ce que sont les fruits de l’Esprit :

« Les fruits de l'Esprit sont des perfections que forme en nous le Saint-Esprit comme des prémices de la gloire éternelle. La tradition de l'Église en énumère douze :" charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté ".

Cela nous renvoie aussi au texte de St Paul en Galates 5/22-23

Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,  23 - douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n'y a pas de loi.  

Notons ici que si les dons sont donnés en vue du bien de tous et pour la mission de chacun, les fruits eux sont le résultat de l’action de Dieu en nous, ils sont donc un peu la mesure de notre cheminement spirituel avec Le Saint Esprit et avec le Christ.

  • Charité,

Saint Paul, comme l’Eglise, met ce fruit en premier, car il est le plus important, le plus fondamental, et c’est de lui que découle tout les autres. S’il n’y a pas d’amour alors il n’y a pas de vie dans l’Esprit avec Jésus et donc il n’y a pas de fruits de l’Esprit. Le premier signe que l’on aime Jésus en vérité est que l’on aime les autres. Selon le commandement même de Jésus : « aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés.»

  • Joie,

La joie est la preuve de la proximité du Royaume, la preuve de notre vie avec l’Esprit Saint. C’est l’activité dominante de l’amour. Et la vraie vie avec le Christ n’est pas une écoute légaliste de sa parole mais une écoute amoureuse, qui nous rend toujours heureux de le suivre. Si quelqu’un se trouve toujours dans une espèce de tristesse permanente, il est en droit de se poser des questions sur la réalité, le concret de sa vie d’amour avec le Christ, et avec l’Esprit Saint. Il se doit surtout de chercher les causes de cette tristesse permanente pour que le Seigneur puisse y intervenir. L’Amour du Christ ne conduit pas à la tristesse mais à la joie, à la joie intérieure, quelques soient nos conditions de vie.

  • Paix,

Quand nous parlons de paix, nous avons tendance tout de suite à traduire ce mot par paix extérieure, vie sans conflit avec les autres. Cela est, mais la paix de Dieu en chacun de nous est bien plus forte, bien plus profonde. Cette paix est d’abord intérieure et ne disparaît pas malgré les conflits extérieurs. Ainsi le mot paix peut se rapprocher du mot bonheur; en effet lorsque le Christ vient en nous, avec tout son amour, il nous apporte cette confiance en lui qui nous rassure, qui nous fait dire : «que peut me faire l’homme puisque Dieu est avec moi ? » et qui nous fait prendre conscience aussi, que quelque soient nos propres fautes il nous aimera toujours, et cela nous remplit de paix intérieure. La paix intérieure est comme un état de stabilité, une harmonie, dans l’amour du Christ et de la Sainte Trinité.

  •  Patience,

L’évangile quand il nous parle de la patience, nous la présente comme un art de vivre le quotidien. Elle est le signe de notre résistance à toute agressivité extérieure qui voudrait nous couper de la communion d’amour avec le Christ. La patience ici, n’est pas synonyme de passivité, de lâcheté devant les conflits ou de fatalisme. Non, la patience est toujours dirigée vers un avenir meilleur, dans l’espérance, la longanimité et la constance, elle nous stabilise, et nous empêche de suivre comme des girouettes les idées nouvelles des autres et des modes de notre monde. Elle suppose donc en nous des efforts de ténacité volontaires mais dans la douceur et dans l’amour respectueux des autres.

  •  Longanimité,

La vie parfois n’est vraiment pas facile, la route peut nous sembler longue et nous pourrions  alors être tentés de nous laisser aller au découragement. La longanimité est la grâce de lutter  contre le découragement, le désespoir, le relâchement dans nos efforts pour marcher à la suite du Christ. Elle caractérise ceux qui savent vivre l’espérance à long terme et par là même, elle se rattache au don de Force

  •  Bonté,

Est bon celui qui a le souci du « bien » , or à ce titre le Seigneur nous dit dans l’évangile que « seul Dieu est bon » ( Marc 10/18)  . Etre bon va donc impliquer de recevoir cette bonté de Dieu lui même et participer concrètement avec lui au bien des âmes. Cela implique de vivre en lui, avec lui. La bonté est en effet le don gratuit de soi même à l’image du Christ qui va se donner totalement pour le bien de tous.

  •  Bénignité,

C’est un mot que nous n’employons plus aujourd’hui, on lui préfère ceux de douceur de patience ou même d’humanité. Ce mot pourtant signifie l’ardeur que nous pouvons mettre à répandre le bien autour de nous. La bénignité est donc le remède aux animosités, aux dissensions personnelles et autres, aux disputes, aux rivalités. La bénignité s’inscrit en parallèle avec la paix, car si elle favorise la paix extérieure, elle en favorise tout autant la paix intérieure de chacun.

  •  Mansuétude,

Encore un mot que nous n’utilisons plus vraiment. Il est synonyme de miséricorde, pardon compassion. Ce fruit se trouve en celui qui ne juge personne et qui voyant les erreurs des uns et des autres, ne les condamne pas, même intérieurement, mais les invitent à changer de comportement, à se convertir, non tant en leur mettant la loi sous les yeux, mais surtout en leur révélant l’amour du Christ pour eux. La mansuétude attire à la vie d’amour et ne conduit pas à la répression, elle n’enferme pas les autres dans leur faiblesse et dans leur péché mais leur ouvre en grand les portes de l’avenir.

  • Fidélité,

La fidélité marque une attitude permanente de conversion personnelle pour accueillir la grâce de Dieu, et s’appliquer à vivre de tout son cœur la parole de Dieu au sein de la vie quotidienne. La fidélité exprime donc la constance dans notre engagement à suivre Jésus dans notre propre réponse çà son amour pour nous. La fidélité s’inscrit aussi dans le temps puisqu’elle se doit d’être vécue jusqu’à notre mort. Ainsi par exemple respecter la fidélité de notre engagement marital ou sacerdotal va dans ce sens.

  • Modestie,

La modestie est un contrôle de notre comportement extérieur qui canalise nos manifestations spontanées excessives. Canaliser ne veut pas dire étouffer, ou être hypocrite en prenant sur soi, pour être respectable devant les autres. Non, c’est une attitude intérieure liée à l’humilité qui nous fait vivre comme naturellement dans une certaine discrétion. Quelqu’un de modeste est quelqu’un qui vit ce qu’il a à vivre avec toutes les grâces de Dieu que cela comporte mais sans essayer d’en mettre plein la vue aux autres. La modestie ne cherche pas à se mettre en valeur. La modestie favorise et protège l’intimité et fait agir toujours avec pudeur.

  •  Continence,

Selon la loi morale de l’Eglise, est continente toute personne qui contient ses pulsions sexuelles et s’abstient de tout plaisir génital volontairement provoqués. La tradition chrétienne a toujours affirmé que l’acte sexuel ne pouvait être un acte banal car il engage vraiment les personnes, l’une envers l’autre. C’est là un sujet d’importance dans notre monde actuel ou tout semble permis et possible, indépendamment des conséquences sur les autres. C’est un des fruits important de l’Esprit, car il gère et l’amour des autres et le respect de soi-même devant le Seigneur.

  •  Chasteté 

On confond aujourd’hui bien souvent ce mot avec celui de continence, pourtant il y a une différence. La chasteté est une manière de conduire non seulement sa sexualité mais aussi son affectivité. En latin le mot chaste, «  castus »,   désigne quelqu’un de pur, d’intègre et de fidèle à la parole donnée. Nous voyons bien là que ça va beaucoup plus loin que le simple contrôle de nos pulsions physiques. La chasteté est une grâce qui nous permet d’imiter la pureté du Christ. La chasteté se vit avec tout son être, tous ses sens … Regarder avec envie un femme ou un homme alors que l’on est marié ou consacré est manque de chasteté, car elle porte atteinte à la fidélité de notre engagement. La chasteté ne s’acquiert pas du premier coup elle a besoin de grandir de se développer, et elle va se développer dans l’amour du Christ.

Les charismes

Le charisme est une manifestation de l’Esprit Saint en quelqu’un en vue du bien de toute la communauté

« A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » (1 cor 12,7).

Le charisme est offert par Dieu, à qui il veut et comme il veut. Cela signifie qu’il ne nous appartient pas et que nous devons nous en servir pour le bien des frères et sœurs en Jésus. Et pour bien l’utiliser, il faut apprendre à s’en servir, donc à l’exercer, et à l’exercer dans le discernement de la communauté !

Pour recevoir des charismes, il nous faut avoir la foi et vivre vraiment un chemin de conversion et d’ouverture à l’appel de Dieu dans notre vie. Ensuite pour le faire grandir nous devons toujours le vivre dans l’humilité, Il n’est pas un titre de gloire, mais un outil de service ! Un outil qui nous rend particulièrement responsable devant le Seigneur, de tous ceux qui nous entourent et qui ont besoin que nous exercions notre (ou nos) charisme (s).

Voici quelques charismes :

  •  Le chant en langue :

C’est une prière de louange spontanée, comme un « gémissement ineffable » (Romains 8,26), sans parole claire. Quand nos mots ne suffisent plus, l’Esprit Saint continue ainsi à chanter en nous.

  • Le chant :

Il ne s’agit là pas, tant du talent de bien chanter, mais de l’intuition de connaître le chant adéquat pour l’assemblée. C’est un don important pour la vie de toute assemblée de prière.

  • Le discernement :

C’est le don donné à ceux qui animent un temps de prière, don qui leur permet de comprendre ce que Dieu veut dire à l’assemblée. Il est aussi, le don donné au guides spirituels afin qu’ils sachent bien voir le chemin que le Seigneur ouvrent devant ceux qui viennent chercher leurs conseils

  • Le charisme de texte 

C’est le don de recevoir dans la prière la Parole de Dieu, à partir de la Bible.  En parallèle il y a aussi le don de la compréhension de l’écriture

  • La parole de science ou aussi parole de connaissance:

C’est une motion (connaissance) intérieure qui permet d’annoncer la guérison que Dieu opère là dans l’assemblée de prière, ou qu’il va opérer dans un certain avenir.

  • La prophétie :

C'est une parole donnée au nom du Seigneur, invitant à la foi, à l’espérance, à la conversion.

  • Le charisme d’interprétation

Quelque fois dans l’assemblée de prière s’élève un chant en langue ou une prière en langue, et quelqu’un reçoit alors le don d’interpréter cette prière, ce chant, afin que son sens soit connu de tous

Il existe bien d’autres charismes, car l’Esprit Saint n’est absolument pas limité .Mais il serait trop long ici de les noter, ce qu’il est important de retenir c’est que les charismes se vivent en Eglise et pour l’édification de tous. Les charismes sont service et non gloire. Ils doivent se vivre dans l’humilité et dans l’obéissance du discernement du groupe et de l’Eglise.

Conclusion

Ainsi nous le voyons, vivre en pleine conscience avec l’Esprit Saint qui nous habite, implique bien des choses :

  • L’amour de Dieu :

«  Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit. »  Luc 10/25

  • L’amour des autres et de nous mêmes:

« Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes. »    Matthieu 7/12

 Et encore

43 - « Vous avez entendu qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. 44 - Eh bien ! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, 45 - afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ».   Matthieu 5/43.45

  • Vivre au quotidien le combat spirituel donc combattre nos mauvaises tendances humaines afin d’être vraiment témoin de Dieu et demeure sainte pour l’Esprit de Dieu

« Car si vous vivez selon la chair vous mourrez.  Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez ».    Rom 8/13

  • Mais le vivre dans la foi et la pleine confiance, qu’en tout ce qui concerne notre vie que Dieu sera toujours là pour marcher avec nous

22 – « Puis il dit à ses disciples : " Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. 23 - Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. »   Luc 12/22

  • Croire en la vie éternelle auprès de Dieu qui alors nous comblera de tout bien

20 – « Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux, d'où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ, 21 - qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu'il a de pouvoir même se soumettre toutes choses. »    Philip 3/20.21

  • Et surtout nous confier chaque jour à l’Esprit Saint, qui habite en nous et qui lui peut nous faire vivre toute chose dans l’amour de Dieu selon la parole même du Christ :

13 – « Mais quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu'il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir. 14 - Lui me glorifiera, car c'est de mon bien qu'il recevra et il vous le dévoilera. » Jean 16/13.14

  • Apprendre a servir les autres avec les dons et les charismes que je reçois d’en haut, c'est-à-dire servir par amour

 [1]Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. [2]Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. [3]Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. 1 corinthiens 13 / 1.3

 

Et demandons avec St Paul (2 Cor 13/13) que La grâce du Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient toujours avec nous tous !  

 

 Myriam de Gemma
mars 2016

 

 

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Date de dernière mise à jour : 2016-04-11