Diadoque de Photicé quelques écrits

DiadoquelivreDiadoque de Photicé (vers 400- ?), évêque 

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« Quant à l'ami de l'époux, il se tient là...et il en est tout joyeux »

La gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur, et l'abaissement convient à l'homme car il fait de lui le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l'exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche : « Il faut qu'il grandisse, et que je diminue ». Je connais quelqu'un qui aime tellement Dieu –- bien qu'il s'afflige de ne pas l'aimer comme il le voudrait -– que son âme éprouve sans cesse ce désir fervent : que Dieu soit glorifié en lui, et que lui-même s'efface. Un tel homme ne sait pas ce qu'il est, même lorsqu'il reçoit des éloges, car, dans son grand désir d'abaissement, il ne pense pas à sa propre dignité. Il accomplit le culte divin..., mais dans son extrême disposition d'amour pour Dieu, il cache le souvenir de sa propre dignité dans l'abîme de son amour pour Dieu... Il enfouit l'orgueil qu'il en tirerait pour ne jamais paraître à son propre jugement qu'un serviteur inutile (Lc 17,10)... C'est ce que nous devons faire, nous aussi : fuir tout honneur et toute gloire, à cause de la richesse débordante d'amour du Seigneur qui nous a tant aimés. Celui qui aime Dieu dans le fond de son coeur, celui-là est connu de lui. Dans la mesure, en effet, où l'on accueille l'amour de Dieu dans le fond de son âme, dans cette mesure on a l'amour de Dieu. C'est pourquoi, désormais, un tel homme vit dans une ardente passion pour l'illumination de la connaissance, jusqu'à ce qu'il goûte une grande plénitude intérieure. Alors il ne se connaît plus lui-même, il est entièrement transformé par l'amour de Dieu. Un tel homme est dans cette vie sans y être. S'il continue d'habiter dans son corps, il en sort continuellement par le mouvement d'amour de son âme, qui le porte vers Dieu. Sans relâche désormais, le coeur brûlé par le feu de l'amour, il reste attaché à Dieu d'une façon irrésistible, parce qu'il a été arraché définitivement à l'amitié envers soi-même par l'amour de Dieu.

La Perfection spirituelle, 12-14 ; PG 65, 1171 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 2, p. 151 rev.)

separ ecrit biblioLe discernement. 

Il y a une lumière de la vraie connaissance, qui consiste à discerner infailliblement le bien du mal. Alors, en effet, le chemin de la justice, qui conduit l'intelligence vers le soleil de justice, la fait entrer progressivement dans l'illumination sans limites de la connaissance, puisque, désormais, elle cherche hardiment la charité. ~

Il faut que ceux qui luttent gardent toujours leur pensée à l'abri des tempêtes, afin que l'entendement discerne les suggestions qui le traversent : il faut déposer dans les celliers de la mémoire celles qui sont bonnes et envoyées par Dieu, mais il faut rejeter celles qui sont mauvaises et diaboliques hors des entrepôts de notre nature. En effet, lorsque la mer est tranquille, le regard des pêcheurs la traverse jusqu'au fond, en sorte que presque rien ne leur échappe du va-et-vient des poissons ; mais lorsqu'elle est agitée par les vents, elle cache par sa sinistre agitation ce qu'elle laissait voir volontiers dans le sourire de sa tranquillité. On constate alors que les engins fabriqués pour les pêcheurs ne servent à rien. ~

La purification de l'entendement appartient exclusivement au Saint-Esprit. En effet, si le fort n'entre pas pour dépouiller le voleur, le butin ne sera jamais libéré. Il faut donc, par tous les moyens, et surtout par la paix de l'âme, permettre au Saint-Esprit de se reposer, afin que nous ayons toujours la lampe de la connaissance brillant en nous. Si elle rayonne sans cesse dans les profondeurs de notre âme, non seulement toutes ces attaques cruelles et ténébreuses lancées par les démons se trouvent dénoncées, mais encore elles perdent beaucoup de leur vigueur quand elles sont prises sur le fait par cette lumière sainte et glorieuse.

C'est ce qui fait dire à l'Apôtre : N'éteignez pas l'Esprit , c'est-à-dire : Ne contristez pas la bonté du Saint-Esprit par des actions et des pensées mauvaises, pour ne pas être privés de cette clarté victorieuse. Car ce n'est pas l'Être éternel et vivifiant qui s'éteint ; mais sa tristesse, c'est-à-dire son éloignement, laisse l'entendement dans l'obscurité, sans la lumière de la connaissance. ~

Le sens intime de l'entendement est un goût exact pour discerner les choses. C'est ainsi que, par notre sens corporel du goût, lorsque nous sommes en bonne santé, nous discernons sans erreur ce qui est bon et ce qui est mauvais, et nous sommes attirés par une nourriture agréable. Et de même, quand notre entendement commence à exercer son activité dans un parfait état de santé et un grand détachement des soucis, il peut ressentir l'abondance de la consolation divine; il peut aussi, par l'action de la charité, rester attentif à ce goût qui permet d'apprécier les biens supérieurs, conformément à la parole de l'Apôtre: Dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance, qui vous feront discerner ce qui est le plus important.

LA PERFECTION SPIRITUELLE 

separ ecrit biblioL'amour de Dieu. 

Celui qui se chérit lui-même ne peut pas aimer Dieu ; mais celui qui, à cause des richesses surabondantes de l'amour divin, ne se chérit pas lui-même, celui-là aime Dieu. Aussi un tel homme ne cherche-t-il jamais sa propre gloire, mais celle de Dieu ; car celui qui se chérit lui-même cherche sa propre gloire. Celui qui chérit Dieu aime la gloire de son Créateur.

C'est en effet le propre d'une âme sensible à l'amour de Dieu, que de chercher constamment la gloire de Dieu chaque fois qu'elle accomplit les commandements, et de se réjouir de son propre abaissement. Car la gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur ; et l'abaissement convient à l'homme, car il fait de lui le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l'exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche : Il faut qu'il s'élève, et que je diminue .

Je connais quelqu'un qui aime tellement Dieu — bien qu'il s'afflige de ne pas l'aimer comme il le voudrait — que son âme éprouve sans cesse ce désir fervent : que Dieu soit glorifié en lui, et que lui-même soit comme n'existant pas. Un tel homme ne sait pas ce qu'il est, même lorsqu'il reçoit des éloges, car, dans son grand désir d'abaissement, il ne pense pas à sa propre dignité : il accomplit le culte divin, comme c'est la loi des prêtres ; mais, dans son extrême disposition d'amour pour Dieu, il cache le souvenir de sa propre dignité dans l'abîme de son amour pour Dieu ; dans un esprit d'humilité, il enfouit l'orgueil qu'il en tirerait pour ne jamais paraître à son propre jugement qu'un serviteur inutile. Il est comme étranger à sa propre dignité, dans son désir d'abaissement. C'est ce que nous devons faire, nous aussi ; fuir tout honneur et toute gloire, à cause de la richesse débordante d'amour du Seigneur qui nous a tant aimés.

Celui qui aime Dieu , dans le fond de son cœur, celui-là est connu de lui . Dans la mesure, en effet, où l'on accueille l'amour de Dieu dans le fond de son âme, dans cette mesure on a l'amour de Dieu. C'est pourquoi, désormais, un tel homme vit dans une ardente passion pour l'illumination de la connaissance, jusqu'à ce qu'il goûte une grande plénitude intérieure; alors il ne se connaît plus lui-même : il est entièrement transformé par l'amour de Dieu.

Un tel homme est dans cette vie sans y être. S'il continue d'habiter dans son corps, il en sort continuellement par le mouvement d'amour de son âme, qui le porte vers Dieu. Sans relâche, désormais, le cœur brûlé par le feu de l'amour, il reste attaché à Dieu d'une façon irrésistible, parce qu'il a été arraché définitivement à l'amitié envers soi-même par l'amour de Dieu. Car,si nous avons été hors de nous-mêmes , dit saint Paul, c'est pour Dieu ; si nous sommes raisonnables, c'est pour vous. 

LA PERFECTION SPIRITUELLE

separ ecrit biblioL'amour de Dieu. 

Celui qui se chérit lui-même ne peut pas aimer Dieu ; mais celui qui, à cause des richesses surabondantes de l'amour divin, ne se chérit pas lui-même, celui-là aime Dieu. Aussi un tel homme ne cherche-t-il jamais sa propre gloire, mais celle de Dieu ; car celui qui se chérit lui-même cherche sa propre gloire. Celui qui chérit Dieu aime la gloire de son Créateur.

C'est en effet le propre d'une âme sensible à l'amour de Dieu, que de chercher constamment la gloire de Dieu chaque fois qu'elle accomplit les commandements, et de se réjouir de son propre abaissement. Car la gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur ; et l'abaissement convient à l'homme, car il fait de lui le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l'exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche : Il faut qu'il s'élève, et que je diminue .

Je connais quelqu'un qui aime tellement Dieu — bien qu'il s'afflige de ne pas l'aimer comme il le voudrait — que son âme éprouve sans cesse ce désir fervent : que Dieu soit glorifié en lui, et que lui-même soit comme n'existant pas. Un tel homme ne sait pas ce qu'il est, même lorsqu'il reçoit des éloges, car, dans son grand désir d'abaissement, il ne pense pas à sa propre dignité : il accomplit le culte divin, comme c'est la loi des prêtres ; mais, dans son extrême disposition d'amour pour Dieu, il cache le souvenir de sa propre dignité dans l'abîme de son amour pour Dieu ; dans un esprit d'humilité, il enfouit l'orgueil qu'il en tirerait pour ne jamais paraître à son propre jugement qu'un serviteur inutile. Il est comme étranger à sa propre dignité, dans son désir d'abaissement. C'est ce que nous devons faire, nous aussi ; fuir tout honneur et toute gloire, à cause de la richesse débordante d'amour du Seigneur qui nous a tant aimés.

Celui qui aime Dieu , dans le fond de son cœur, celui-là est connu de lui . Dans la mesure, en effet, où l'on accueille l'amour de Dieu dans le fond de son âme, dans cette mesure on a l'amour de Dieu. C'est pourquoi, désormais, un tel homme vit dans une ardente passion pour l'illumination de la connaissance, jusqu'à ce qu'il goûte une grande plénitude intérieure; alors il ne se connaît plus lui-même : il est entièrement transformé par l'amour de Dieu.

Un tel homme est dans cette vie sans y être. S'il continue d'habiter dans son corps, il en sort continuellement par le mouvement d'amour de son âme, qui le porte vers Dieu. Sans relâche, désormais, le cœur brûlé par le feu de l'amour, il reste attaché à Dieu d'une façon irrésistible, parce qu'il a été arraché définitivement à l'amitié envers soi-même par l'amour de Dieu. Car,si nous avons été hors de nous-mêmes , dit saint Paul, c'est pour Dieu ; si nous sommes raisonnables, c'est pour vous. 

LA PERFECTION SPIRITUELLE

separ ecrit biblioLe Saint Esprit triomphe en nous des esprits du mal

            C'est une lumière de vraie connaissance que de discerner sans erreur le bien du mal... En effet, ceux qui combattent doivent garder sans cesse le calme de la pensée ; ainsi l'esprit pourra discerner les suggestions qui la traversent et il déposera celles qui sont bonnes et viennent de Dieu dans le trésor de la mémoire, tandis qu'il rejettera celles qui sont mauvaises et diaboliques. Lorsque la mer est calme, les pêcheurs aperçoivent le mouvement de ses profondeurs à tel point que presque aucun des êtres qui en parcourent les sentiers ne leur échappe ; mais quand elle est agitée par les vents, elle cache dans sa sombre agitation ce qu'elle montre volontiers dans sa tranquillité... 

           C'est seulement au Saint Esprit qu'il appartient de purifier l'esprit, car à moins qu'un plus fort n'entre pour dépouiller le voleur, le butin ne sera pas du tout repris. Il faut donc par tous les moyens, et spécialement par la paix de l'âme, offrir un gîte au Saint Esprit, afin d'avoir la lampe de la connaissance toujours brillante en nous. Car si elle rayonne sans cesse dans les replis de l'âme, non seulement toutes les insinuations dures et sombres des démons deviennent évidentes, mais encore elles s'affaiblissent considérablement, déjouées par cette sainte et glorieuse lumière. C'est pourquoi l'apôtre Paul dit : « N'éteignez pas l'Esprit » (1Th 5,19).

Cent Chapitres sur la connaissance, 6, 26s ; PG 65, 1169s (trad. Orval) 

separ ecrit biblio« Celui qui se détache de sa vie en ce monde la garde pour la vie éternelle » (Jn 12,25)

      Celui qui aime sa propre vie (Jn 12,25) ne peut pas aimer Dieu, mais celui qui, à cause des richesses débordantes de l'amour divin, ne s'attache pas à lui-même, celui-là aime Dieu. Un tel homme ne cherche jamais sa propre gloire mais celle de Dieu, car celui qui aime sa propre vie cherche sa propre gloire. Celui qui s'attache à Dieu aime la gloire de son créateur. En effet, c'est le propre d'une âme sensible à l'amour de Dieu que de chercher constamment la gloire de Dieu chaque fois qu'elle accomplit les commandements, et de se réjouir de son propre abaissement. Car la gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur, et l'abaissement convient à l'homme, car il fait de lui le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l'exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche : « Lui, il faut qu'il grandisse, et moi, que je diminue » (Jn 3,30). 

La Perfection spirituelle, 12 (trad. Solesmes, Lectionnaire II, p.149 rev.)

separ ecrit biblio« Silence ! Sors de cet homme ! »

      Le baptême, ce bain de la sainteté, enlève la souillure de notre péché, mais il ne change pas maintenant la dualité de notre vouloir et n'empêche pas les esprits du mal de nous combattre ou de nous entretenir dans l'illusion... Mais la grâce de Dieu a sa demeure dans la profondeur même de l'âme, c'est-à-dire dans l'entendement. Il est dit, en effet, que « la gloire de la fille du Roi est au-dedans » (Ps 44,15) : elle ne se montre pas aux démons. C'est pourquoi des profondeurs mêmes de notre coeur nous sentons comme sourdre le désir divin, quand nous nous souvenons ardemment de Dieu. Mais alors les esprits mauvais sautent dans les sens corporels et s'y cachent, profitant du relâchement de la chair... Ainsi donc, notre entendement, selon le divin apôtre Paul, se réjouit toujours de la loi de l'Esprit (Rm 7,22). Mais les sens de la chair veulent se laisser emporter sur la pente des plaisirs...

      « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas reçue » (Jn 1,5)... : le Verbe de Dieu, la vraie lumière, a jugé bon de se manifester à la création dans sa propre chair, en allumant en nous la lumière de sa connaissance divine dans son incommensurable amour de l'homme. L'esprit du monde n'a pas reçu le dessein de Dieu, c'est-à-dire ne l'a pas connu...; pourtant le merveilleux théologien, l'évangéliste Jean ajoute : « Il était la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde... Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a pas connu. Il est venu dans ce qui était à lui, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (v.10-12)... Ce n'est pas de Satan que l'évangéliste dit qu'il n'a pas reçu la vraie lumière, car dès le commencement il lui est étranger puisqu'elle ne brille pas en lui. Mais il stigmatise justement par cette parole les hommes qui entendent les puissances et les merveilles de Dieu mais qui, à cause de leur coeur enténébré, ne veulent pas s'approcher de la lumière de sa connaissance.

Cent chapitres sur la connaissance, 78-80, dans La Philocalie (trad. Bellefontaine 1987, t. 8, p. 159 rev.)

separ ecrit biblio« Donner à Dieu la première place »

      Celui qui se chérit lui-même ne peut pas aimer Dieu ; mais celui qui ne se chérit pas lui-même à cause des richesses supérieures de la charité divine, celui-là aime Dieu. C'est pourquoi un tel homme ne cherche jamais sa propre gloire, mais celle de Dieu ; car celui qui se chérit lui-même cherche sa propre gloire. Celui qui chérit Dieu aime la gloire de son créateur. C'est, en effet, le propre d'une âme intérieure et amie de Dieu de chercher constamment la gloire de Dieu dans tous les commandements qu'elle accomplit, et de jouir de son propre abaissement. Car à Dieu convient la gloire du fait de sa grandeur, à l'homme l'abaissement ; par ce moyen, il devient le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous réjouissant de la gloire du Seigneur, à l'exemple de saint Jean Baptiste, nous commencerons à dire sans fin : « Il faut qu'il croisse et que je diminue » (Jn 3,30).

      Je connais quelqu'un qui aime tellement Dieu, bien qu'il gémisse de ne pas l'aimer comme il voudrait, que son âme brûle sans cesse du désir de voir Dieu glorifié en lui, et de se voir lui-même comme s'il n'était pas. Cet homme-là ne sait pas ce qu'il est, même lorsqu'on fait son éloge, en paroles ; car dans son grand désir d'abaissement il ne pense pas à sa propre dignité. Il s'acquitte du service divin comme il convient aux prêtres, mais dans son extrême disposition d'amour pour Dieu il dérobe le souvenir de sa propre dignité dans l'abîme de sa charité pour son Dieu, enfouissant dans d'humbles pensées la gloire qu'il en retirerait. En tout temps, à ses propres yeux, il ne parait ainsi qu'un serviteur inutile ; son désir d'abaissement l'exclut en quelque sorte de sa propre dignité. Voilà ce que nous devons faire, nous aussi, de façon à fuir tout honneur, toute gloire, en raison de la richesse débordante de l'amour de Celui qui nous a tant aimés. 

Sur la perfection spirituelle, 12-15 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 240)

 

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Date de dernière mise à jour : 2017-01-20