De la vraie vie spirituelle / Tauler

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Le petit train-train d’une apparente vie religieuse

Vous suivez ainsi votre petit train-train pendant plus de vingt ou trente ans. Pendant ce temps vous avez eu l’apparence d’une vie religieuse. Mais vous n’êtes ni plus loin ni plus près que le premier jour. C’est une misère, incontestablement ! 

Met-on du bon vin dans un tonneau moisi ?

Nous avons en nous un méchant attachement caché qui gâte et anéantit tout le bien qui est en nous, comme lorsqu’on met une noble et exquise nourriture dans une marmite malpropre, ou du bon vin dans un tonneau moisi.

Le fiancé.

Le fiancé est notre Seigneur Jésus Christ. La fiancée, c’est nous, toi et moi. Nous sommes tous appelés, invités. Tout est préparé pour l’union de Dieu avec l’âme aimante, avec sa fiancée. C’est là une chose tellement inexprimable. L’amour est si proche, si intérieur, si familier, si amical, si aimable, que cela dépasse toute intelligence.

Différence des chemins vers Dieu.

Ne te règle point d’après celui-ci ou celle-là, ce serait de l’aveuglement. Autant les hommes sont différents les uns des autres, autant sont différents leurs chemins vers Dieu. Ce qui est vie pour l’un est mort pour l’autre. Autant il y a chez les hommes de tempéraments et de natures, autant la grâce s’adapte.

L’autre ordre de l’amour.

Tous les maîtres de Paris, si savants pourtant, ne peuvent pas, avec toute leur subtilité, parvenir à cet amour. S’il leur prenait envie d’en parler, ils seraient obligés de se taire. Et plus ils voudraient en parler, moins ils le pourraient, moins ils le comprendraient.

 Tauler  Sermon I pour la fête de sainte Cordule

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