Passioniste de Polynésie

16 octobre

 Saint Anastase

 

Martyrologe Romain : À Pamiers dans les Pyrénées, vers 1085, saint Anastase, moine. Né à Venise, il devint moine au Mont-Saint-Michel, puis mena la vie érémitique dans l’île voisine de Tombelaine, puis de nouveau la vie monastique à Cluny et enfin se retira dans la solitude les dernières années de sa vie.

Beato agostino thevarparampil kunjachan a Bx Augustin Thevarparampil 
« Kunjachan »

  Prêtre Indien de rite Syro-Malabar. Le plus grand missionnaire des Intouchables - Apôtre des Harijans.

Né et mort en Inde à Ramapuram (1891-1973) 

Béatification : 30 avril 2006 à Ramapuram, Palai (Inde)

Bx Baudoin

En ce même siècle,  abbé cistercien de Ford, en Angleterre, puis archevêque de Cantorbéry. Il mourut devant St Jean d’Acre lors de la 3ème croisade. Il est l’auteur (entre autres) d’un Traité sur le sacrement de l’autel.

Saint Bertrand de Comminges 

Vers 1125, évêque de Comminges, cité qui prit le nom très populaire de son pasteur

Evêque (1050-1123)Apparenté aux comtes de Toulouse, il est élevé à la Chaise-Dieu. Devenu prêtre, il fut chanoine de Toulouse avant d'être, en 1073, évêque de Comminges. Il donna tous ses biens à la restauration de sa ville épiscopale détruite par les Francs au VIe siècle, tant et si bien que la ville prendra son nom : Saint-Bertrand-de-Comminges. Il protégea son diocèse des incursions maures et le visita assidûment. Enfin, il restaura la discipline ecclésiastique.

 Sainte Bonite

 

Martyrologe Romain : À Brioude en Auvergne, vers le Xe ou XIe siècle, sainte Bonite, vierge.

Sant edvigesainte Edwige

 (1174-1243) : elle épouse, à 12 ans, Henri Ier le Barbu, duc de Pologne et Silésie ainsi appelé parce qu’il portait la barbe comme les convers de Cîteaux, pour marquer son regret de ne pas être l’un d’eux ; après une vie conjugale exemplaire, elle se retire au monastère cistercien de Trebniz, qu’elle avait fondé et que gouvernait une de ses filles. 

Sainte Edwige Religieuse(1174-1243) Duchesse de Silésie et de Pologne, elle mena une vie de foi intense : jeûnes prolongés, endurance au froid, ascèse acceptée d'un commun accord par les deux époux dans leurs relations conjugales. Avec courage, elle porta le veuvage et le deuil de six de ses enfants. Elle se retira à Trzebnicz chez sa fille, abbesse cistercienne.

Saint Eliphe 

le premier martyr lorrain. Homme d’une fois intrépide, n’hésite pas à la proclamer publiquement, à prendre la parole dans les assemblées à Grand et à Solimariaca, où il opère de nombreuses conversions. Son zèle l’entraîne même à détruire les idoles païennes. Jeté en prison, il comparaît devant Julien d’Apostat. L’empereur multiplie promesses, séductions et menaces, mais en vain, pour le faire abjurer, et finalement le condamne à la décapitation.

San gallo bSaint Gall

 moine irlandais, compagnon de St Colomban et apôtre - quelque peu posthume -  de la Suisse, par la célèbre abbaye qui porte son nom. 

Martyrologe Romain : Près d’Arbone chez les Suisses, vers 645, saint Gall, moine prêtre. Accueilli encore enfant par saint Colomban au monastère de Bangor en Irlande, il le suivit en Gaule et vécut ensuite dans cette région en ermite, mais aussi en prédicateur itinérant de l’Évangile. Presque centenaire, il trouva enfin en Dieu son repos.

Saint Gaudéric

Martyrologe Romain : Au pays de Mirepoix dans les Pyrénées, vers 900, saint Gaudéric, laboureur, remarquable par sa piété envers la sainte Mère de Dieu.

 Bx Gérard de Clairvaux 

Martyrologe Romain : Au monastère d’Igny dans le pays de Reims, en 1177, le trépas du bienheureux Gérard, abbé de Clairvaux, qui succéda à saint Bernard, et en cours de visite dans cette abbaye, fut tué par un moine dépravé.

San gerardo maiella fSaint Gérard Majella

Près de Naples,  d’abord tailleur (il est le patron de la corporation), puis frère rédemptoriste, mort à 29 ans en 1755. Il est célèbre par les grâces extraordinaires dont il bénéficia, plus remarquable encore par son héroïque  silence lorsqu’il fut faussement accusé par une femme. Il est aussi le patron des mamans en danger prénatal.

San longino cSaint Longin

Martyrologe Romain : À Jérusalem, commémoraison de saint Longin, dont le nom désigne le soldat qui perça de sa lance le côté du Christ cloué à la croix.

Saint Lul

Martyrologe Romain : Au monastère d’Hersfeld en Franconie, l’an 786, le trépas de saint Lul, évêque de Mayence. Il accompagna et aida saint Boniface dans sa mission d’évangélisation, fut ordonné évêque par lui, afin d’être un maître pour les prêtres, un docteur de la Règle pour les moines, un prédicateur et un pasteur fidèle pour le peuple chrétien.

Santa margherita maria alacoque dSainte Marguerite Marie
Alacoque

visitandine à Paray Le Monial (1657-1690) : elle reçut mission de propager le culte du Sacré-cœur de Jésus « qui a tant aimé les hommes, et qui n’en reçoit en retour qu’ingratitudes ». « Mais ce qui m’est le plus sensible » entendit-elle, « est que ce sont les cœurs qui Me sont consacrés qui en usent ainsi » 

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Marguerite-Marie Alacoque, cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, naît dans un village du charolais, à Verosvres (Vroules en patois charolais), le 22 juillet 1647. Son père, notaire royal, décède quand elle a huit ans.

À 10 ans elle est très malade et elle fait vœu de devenir religieuse si Notre Dame la guérit. Ayant retrouvé la santé, elle oublie sa promesse, mais un peu plus tard la maladie de sa mère la lui rappelle. C'est pourquoi, bien que sa famille soit contre, le 25 mai 1671, elle entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial où elle prend l’habit des visitandines le 25 août 1671.

Marguerite-Marie fait profession le 6 novembre 1672. Elle épouse dès ce moment-là le Christ souffrant, le Christ en agonie. Jusque-là, elle a bien souvent entendu la voix du Seigneur au fond d'elle.

Mais le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît physiquement, lui révélant son divin Cœur rayonnant comme un soleil, portant la trace du coup de lance, la couronne d'épines. Une croix le domine. Il lui adresse alors ce premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen. » Le Christ alors unit le cœur de Marguerite-Marie au Sien, et dès cet instant Marguerite-Marie gardera toujours une douleur au côté. La mission laissée à la sainte n'est pas petite : faire connaître aux hommes l'Amour débordant de Dieu… C'est la première des trois grandes apparitions.

La deuxième grande apparition a lieu l'année suivante, un premier vendredi du mois. Le Christ lui apparaît de nouveau manifestant son divin Cœur, “tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils”. Le Christ alors se plaint que les hommes soient si loin de son Amour, et le lui rendent si peu. Il lui dit alors : « Tu communieras […] tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives […] Et, pour m'accompagner […] tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi ». De plus, le Christ lui rappelle alors l'importance de l'obéissance, car Satan « n'a point de pouvoir sur les obéissants ».

Durant l'octave du Saint Sacrement, en 1675, c'est la troisième grande apparition, et sans nul doute la plus connue. De nouveau, le Christ lui révèle son divin Cœur, et lui laisse ces paroles : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris […] Mais ce qui m'est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. » Il lui demande alors que soit instaurée la fête du Sacré Cœur, un culte public ! Marguerite-Marie, petite visitandine dans une petite ville, voit alors évidemment mal par quel moyen elle pourrait y répondre ! Plusieurs suivront jusqu'en 1677.

Au début elle passe pour possédée, mais, heureusement, elle est soutenue par son confesseur, le père Claude La Colombière(canonisé le 31 mai 1992) qui, quand Marguerite-Marie lui ouvre sa conscience, voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Peu à peu la communauté accepte et vénère le Sacré Cœur (cœur souffrant entouré de flammes et d’une couronne d’épines).

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et, en 1899, le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur (3e vendredi après la Pentecôte).

En 1689, Marguerite-Marie reçoit un dernier message du Seigneur : elle doit faire savoir au roi, Louis XIV, qu'il doit se consacrer au Sacré Cœur, ainsi que tous les grands du royaume, et Lui construire un lieu de culte. Le message arriva-t-il au destinataire ? Nul ne sait, mais toujours est-il qu'il n'y eut point de suites.

En octobre 1690, elle annonce à ses sœurs, incrédules, que le Seigneur veut la rappeler à Lui, et en effet, sœur Marguerite-Marie rend saintement son âme à Dieu le 17 octobre. Depuis son corps repose à la basilique de Paray le monial.

Déclarée vénérable en 1824 et bienheureuse en 1864Marguerite-Marie à été canonisée le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

 Quelques prières

Santa maria margherita dyouville dufrost de lajemmeraisSainte Marguerite d'Youville

Fondatrice de la Congrégation des : « Sœurs de la Charité » (Sœurs Grises)

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Commémorée le 23 decembre (dies natalis) dans le MartyrologeRomain et le 16 octobre (mémoire facultative) au Canada.

Première fleur de sainteté aux racines canadiennes, Marguerite D'Youville (Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais) naît à Varennes (Québec), le 15 octobre 1701. Enfant de Christophe Dufrost de Lajemmerais et de Marie-Renée Gaultier de Varennes, ella sera suivie de deux sœurs et trois frères. À sept ans, elle est orpheline de père. Sa famille connaît dès lors une grande pauvreté. Grâce à l'influence de Pierre Boucher, son arrière-grand-père, Marguerite bénéficie de deux années d'études chez les Ursulines de Québec. Ses éducatrices décèlent chez elle un caractère bien trempé et une grande maturité.

De retour au foyer, l'adolescente seconde sa mère dans la tenue de la maison et l'éducation de ses frères et sœurs. Plus tard, elle suit à Montréal sa mère remariée et fait la connaissance de François d'Youville qu'elle épouse en 1722. Très tôt, elle réalise qu'il devient indifférent à son foyer. Elle souffre de ses fréquentes absences et de son commerce de l'alcool avec les Indiens. Des six enfants qu'elle met au monde, quatre décèdent en bas âge. À ces épreuves s'ajoute celle de la cohabitation avec une belle-mère exigeante. Lorsqu'une maladie soudaine et mortelle atteint son mari, Marguerite veille sur lui avec tendresse jusqu'à ce qu'il meure, en 1730, la laissant enceinte du sixième enfant qui ne survivra pas.

La jeune veuve saisit progressivement l'amour de sollicitude de Dieu pour tous les humains et se sent pressée de manifester cette compassion autour d'elle. Avec une immense confiance en la Providence de ce Dieu qu'elle aime comme un Père, elle entreprend de multiples œuvres en réponse à des besoins non comblés. Tout en veillant à l'éducation de ses deux fils qui deviendront prêtres, elle accueille chez elle une aveugle, le 21 novembre 1737. Puis, avec trois compagnes qui partagent ses visées, elle se consacre à Dieu, le 31 décembre 1737, pour le servir dans la personne des plus démunis. Marguerite devient alors, à son insu, fondatrice de l'Institut connu plus tard sous le nom de « Sœurs de la Charité » de Montréal (Sœurs Grises).

En se rangeant du côté des pauvres, Marguerite fait éclater les cadres sociaux de son époque. Aussi cette femme audacieuse est-elle la cible des railleries et des calomnies des siens et de son milieu. Elle persévère dans son projet malgré une santé ébranlée et la mort d'une associée.

L'incendie qui détruit son logis l'amène à radicaliser son engagement au service des pauvres. Avec ses deux compagnes de première heure, elle s'engage, le 2 février 1745, à tout mettre en commun pour aider un plus grand nombre de personnes dans le besoin. Deux ans plus tard, la « mère des pauvres », comme on l'appelle déjà, prend la direction de l'Hôpital des Frères Charon qui tombe en ruine. Elle en fait un refuge pour toutes les misères humaines que son œil perspicace sait découvrir. Avec ses sœurs et les collaborateurs et collaboratrices dont elle s'entoure, Marguerite met sur pied des services en faveur des pauvres aux mille visages.

En 1765, un incendie ravage l'hôpital, mais non la foi et le courage de la fondatrice. Elle invite alors ses sœurs et les pauvres à reconnaître le passage de Dieu dans cette épreuve et à le louer. Et comme si elle voyait l'avenir, elle entreprend, à 64 ans, la reconstruction de ce refuge des gens mal pris. Épuisée, Marguerite décède le 23 décembre 1771, laissant le souvenir d'une mère qui a servi avec compassion Jésus Christ dans les démunis.

Le petit grain jeté en terre canadienne en 1737 par cette fille de l'Église, devient un arbre qui étend ses racines sur presque tous les continents. Les « Sœurs de la Charité » de Montréal, « Sœurs Grises », avec leurs communautés-sœurs : les Sœurs de la Charité de St-Hyacinthe, les Sœurs de la Charité d'Ottawa, lesSœurs de la Charité de Québec, les Grey Nuns of the Sacred Heurt (Philadelphia) et les Grey Sisters of the Immaculate Conception (Pembroke) poursuivent la même mission avec audace et espérance.

Le 3 mai 1959, Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) proclamait bienheureuse cette Mère à la charité universelle, cette femme au cœur sans frontière. Depuis ce jour, la dévotion du peuple à cette grande servante des pauvres n'a cessé de croître et de nombreuses faveurs sont obtenues par son intercession. L'une d'elles, la guérison d'une jeune femme atteinte de leucémie myéloblastique en 1978, a servi de miracle requis pour sa canonisation.

Aujourd'hui encore, Marguerite d'Youville sait comprendre, pour les avoir vécues, les situations pénibles qui marquent tant d'enfants orphelins, d'adolescents inquiets de l'avenir, de jeunes filles aux espoirs déçus, d'épouses brimées dans leur amour, de familles monoparentales, de personnes engagées dans les œuvres caritatives et de celles dont la vie est consacrée à Dieu au service de leurs frères et sœurs.

Marguerite d'Youville a été béatifiée, le 03 mai 1959, par Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) et canonisée, le 9 décembre 1990, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojty?a, 1978-2005).

Saint Mommelin

Martyrologe Romain : À Noyon, vers 686, saint Mommelin, évêque. D’abord moine, il aida saint Omer dans son action missionnaire, puis succéda à saint Éloi sur le siège de Noyon.

saint Vital (Viaud)

Martyrologe Romain : Au pays de Retz dans le diocèse de Nantes, au VIIIe siècle, saint Vital (Viaud), qui vécut en solitaire.

Beati aniceto adalberto anicet wojciech koplinski e giuseppe jozef jankowski koplinski1Bx Anicet Koplinski, Beati aniceto adalberto anicet wojciech koplinski e giuseppe jozef jankowski jankowski2 et Joseph Jankowski

Martyrologe Romain : Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecin), près de Cracovie, l’an 1944, les bienheureux Anicet Koplinski, capucin, et Joseph Jankowski, de la Société d’apostolat catholique, prêtres et martyrs. Alors que la Pologne était soumise au régime nazi, ils furent internés et moururent pour le Christ, le premier, envoyé à la chambre à gaz, le second, massacré par les vigiles du camp.

Saints Amand 
et Junian

Martyrologe Romain : Dans le Limousin, au VIe siècle, les saints Amand et Junian, son disciple, ermites.

 Saints Martinien 
et 
Saturien

Martyrologe Romain : Commémoraison des saints Martinien et Saturien, martyrs en Afrique, avec deux de leurs frères. Au Ve siècle, lors de la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’ils étaient esclaves des Vandales, ils furent amenés à la foi du Christ par sainte Maxime, vierge, esclave comme eux. À cause de leur fermeté dans la foi catholique, ils furent frappés de verges à nœuds et lacérés, puis relégués en exil chez les Maures et là, parce qu’ils avaient amené plusieurs à la foi du Christ, ils furent condamnés à mort. Maxime, elle, après avoir surmonté plusieurs combats, fut libérée, et devenue, dans un monastère, la mère d’un grand nombre de vierges, termina saintement sa vie dans la paix.

Date de dernière mise à jour : 2020-10-15