1879 Notre Dame de KNOCK

knockgr.jpg Irlande - 1879

 Conte Mayo est une région d’Irlande qui a beaucoup souffert aux environs des années 1870 : plusieurs famines et crises économiques entraînèrent toute une vague d’émigration. C’est dans ces circonstances que le Seigneur envoya encore sa Mère auprès de ses enfants qui se trouvaient dans la misère.

L’apparition de Knock se produisit en 1879, huit ans après les apparitions de Pontmain (1871). Les deux apparitions ont plusieurs points communs. Elles se produisirent toutes deux en soirée, durèrent environ trois heures, certaines fois sans qu’aucun mot ne fut prononcé.

Dans la soirée du jeudi 21 août 1879, deux dames du petit village de Knock, Marie Mc Loughlin et Marie Beirne retournaient chez elles sous la pluie. En passant derrière l’église du village, elles virent tout à coup Marie, St. Joseph, St. Jean l’Evangéliste, ainsi qu’un autel sur lequel se trouvait un agneau surmonté d’une croix. Plusieurs anges se trouvaient tout autour de l’autel. Les deux femmes se dépêchèrent d’appeler les villageois à l’église. D’autres personnes purent ainsi voir l’apparition. Les deux dames et treize autres personnes purent, en plein jour, voir une belle Dame habillée de blanc et portant une couronne de lumière. Ses mains se levaient comme pour prier. Tous ceux qui ont assisté à l’apparition ont compris qu’il s’agissait bien de Marie, la Mère de Jésus et la Reine des anges.

Les villageois qui ne s’étaient pas rendus sur les lieux de l’apparition ont rapporté avoir vu une vive lumière qu’ils situaient aux environs de l’église. Il existe des rapports faisant état de guérisons obtenues suite à des visites à l’église de Knock.

L’Eglise mit sur pied une commission chargée de récolter les témoignages de ceux qui disaient avoir vu l’apparition. Un rapport des guérisons fut établi. En 1936, l’Archevêque Gilmartin du diocèse de Tuam autorisa la publication d’un document favorable aux apparitions et à la dévotion à Knock. Peu à peu le soutien de l’Eglise se confirma. Le pape en personne vint en visite à Knock en 1979. Le symbolisme de l’agneau, la croix et l’autel font clairement allusion au sacrifice du Christ et à la messe. Au cours de l’apparition ces trois symboles se trouvaient derrière Marie. On peut en déduire que l’accent était mis sur Marie et son rôle de médiatrice.

Knock se différencie en plusieurs points des autres apparitions. La première différence porte sur les personnages qui sont apparus avec Marie. Habituellement, Marie apparaît seule. La deuxième différence est qu’aucune parole n’a été prononcée. Au cours des autres apparitions Marie avertit ou fait des demandes. Une autre différence concerne le nombre de personnes qui ont vu l’apparition. Celle-ci ne s’est aussi produite qu’une seule fois et pendant deux heures. Ces différences ont fait penser à certains que ces apparitions étaient imaginaires.

A mesure que la nouvelle se répandit, des pèlerins arrivèrent par milliers, de même que des malades. De nombreuses guérisons furent rapportées. Certains abandonnaient leurs béquilles ou leurs cannes sur le site des apparitions. En 1879 une statue de Notre-Dame de Knock fut érigée à l’endroit où l’apparition avait eut lieu. Knock est devenu un important centre de pèlerinage. Par année on compte environ un million et demi de visiteurs.

L’Irlande attendait cette bénédiction, car sa dévotion à Marie avait toujours été importante. De tous ceux qui ont marché sur la terre, Marie sera toujours Celle qui aura le plus grand pouvoir. Elle revient sur terre comme messagère de son Fils. Ses messages ne sont jamais nouveaux ; ils sont tous contenus dans les enseignements de la bible et de Jésus. Elle nous rappelle son Fils, nous invite à regretter nos méchés et à nous tourner vers Dieu.

L’Eglise qui a multiplié les enquêtes sur les événements en 1879 et en 1936 a conclu que les témoins étaient crédibles et que rien n’était contraire à la foi. Quatre des derniers papes ont contribué à répandre la vénération de Marie à Knock . Pie XII a béni, à St Pierre de Rome, la bannière de Knock et l’a décorée d’une médaille spéciale en 1945, année mariale. En 1960, le pape Jean XXIII fit parvenir un cierge spécial à Knock. Il avait toujours beaucoup apprécié ce lieu de dévotion à Notre Dame. Le 6 juin 1974, le pape Paul VI a béni la première pierre de la Basilique Notre Dame, Reine d’Irlande. Le 30 septembre 1979 le pape Jean-Paul II est venu en personne à Knock en tant que pèlerin. Il y a célébré la messe, s’est agenouillé devant le mur des apparitions , s’est adressé aux malades et aux personnes qui les accompagnaient. Il a offert un cierge et une rose en or à l’église de Knock.

En 1979, Jean-Paul II se rendit à Knock pour le centenaire des apparitions. 

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Evenements Miraculeux

La première guérison s’est produite dix jours après la première apparition. Une jeune fille née sourde recouvra instantanément l’ouïe. Fin 1880 , quelque 300 guérisons miraculeuses avaient été enregistrées dans les livres de la paroisse. Un pèlerin qui avait été guéri juste après l’apparition témoigna qu’il avait vu une demi douzaine de pèlerins soulagés de leurs maux ou guéris.

Que Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ, puisse nous obtenir le courage de nous mettre au service de son fils, de son royaume de Justice de Paix et d’Amour. Nous devons toujours prier ainsi :  Seigneur faites que je voie ? Donnez-nous la force d’agir.

 

 Prière à Notre-Dame de Knock

 Notre Dame de Knock, Reine d’Irlande,
vous avez rendu espoir au peuple en des temps de détresse,
Vous avez consolé le peuple et vous avez inspiré tant de pèlerins
à prier votre Divin fils avec confiance.
Vous avez rappelé ses promesses: «Demandez
et vous recevrez; cherchez et vous trouverez»
Aidez-nous à nous souvenir que nous sommes tous
pèlerins sur la route du Ciel. Remplissez- nous d’attention et d’amour
pour nos frères et sœurs dans le Christ,
et tout spécialement ceux qui vivent dans notre entourage.
Réconfortez-nous quand nous sommes malades ou déprimés.
Apprenez-nous à suivre la sainte messe avec grande dévotion.
Priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Témoignage de l'époque 

 

Une apparition de la très-Sainte Vierge à Knock (ouest de l'Irlande).

Un homme de foi et d'instruction a communiqué de Porville Roseren, comté Sippevary, au Pèlerin, le récit suivant, écrit d'après les attestations qui lui sont venues :

« Dans la soirée du jeudi 21 août 1879, veille de l'Octave de l'Assomption, peu de moments après le coucher du soleil, la personne qui venait de fermer l'église de Knock, petit village du diocèse de Tuam, à quatre milles de Claremorris, comté de Mayo, aperçut une grande lueur blanche sur le pignon de la sacristie, au chevet de l'église et orienté au S.-S.-E. Il était alors environ sept heures et demie du soir, et le soleil venait de se coucher à l'O.-N.-O  derrière l'église. Le ciel était d'ailleurs couvert, et il tombait une bruine épaisse. La circonstance la frappa, mais elle n'y ajouta pas une grande importance sur le moment, quand, environ une demi-heure plus tard, son attention fut éveillée par la remarque d'un autre paroissien qui déclarait apercevoir la Sainte Vierge avec deux Saints, debout devant le pignon du chevet de l'église, ou celui de la sacristie. C'était l'endroit même où la lueur avait d'abord été aperçue. Il y avait maintenant plusieurs témoins rassemblés, hommes, femmes et enfants, tous ravis de la vision qui se présentait à leurs yeux. Ils voyaient la B. V. Marie vêtue de blanc, la tête couronnée d'un diadème éblouissant, les yeux levés au ciel, les mains étendues comme celles du prêtre à l'autel et paraissant en prière. (C'est une attitude familière à l'église parmi nos populations, surtout dans les provinces de l'Ouest.) A sa droite, la tête un peu inclinée vers la Sainte Vierge, on voyait saint Joseph fort aisément reconnu à ses traits traditionnels et notamment à sa barbe grisonnante. A la gauche du groupe était un autel surmonté du crucifix, environné d'une vive lumière et sur l'autel un agneau éblouissant de blancheur avec une croix étendue sur lui. Du côté de l'évangile, et par conséquent immédiatement à la gauche de la Sainte Vierge, se tenait un évêque la mître en tête, tenant de sa main gauche un livre où il paraissait lire, et élevant la droite comme pour bénir ou enseigner. Les témoins crurent unanimement reconnaître saint Jean l'évangéliste, dont ils avaient vu une statue dans une église voisine. La vision était noyée dans une vive lumière, à travers laquelle on voyait scintiller comme des étoiles dans une nuit d'hiver. Cependant l'atmosphère était sombre et pluvieuse, et les témoins de la vision ne cessèrent d'être inondés par là brume, pendant environ deux heures que dura l'apparition. Mais la pluie semblait pourtant respecter la muraille contre laquelle se projetait l'apparition, et qui demeura parfaitement sèche.

Le curé de la paroisse le J.-R. abbé Cavanagh, chanoine et archidiacre du diocèse, assisté de deux de ses collègues, MM. les chanoines de Waldvord et Bourke, et de plusieurs autres du doyenné, fit une enquête sévère et interrogea quatorze témoins oculaires, dont les dépositions furent identiques et invariables. C'était du reste tous des gens d'une honorabilité à toute épreuve. Cette enquête eut lieu le 8 octobre, quand déjà le pays était tout en rumeur. Cependant l'autorité diocésaine ne crut pas devoir encore sanctionner officiellement les pèlerinages spontanés qui se produisaient. Le curé se borna à recommander à ses paroissiens une neuvaine en l'honneur de la Mère de Dieu, neuvaine qui parut, du reste, avoir les meilleurs résultats dans la paroisse.

Mais un fait plus remarquable encore se produisait au même lieu, le jeudi 1er janvier dernier. Ce jour-là, en plein jour, au sortir de la grand'messe de midi, par conséquent entre une et deux heures du soir, les paroissiens voyaient devant la muraille où la première apparition s'était montrée, comme une colonne de proportions élégantes, élevée au-dessus d'un piédestal richement orné, et surmontée d'une statue, tandis qu'on en voyait deux autres à droite et à gauche de sa base. Plus loin s'élevaient trois autres colonnes ou piliers d'une beauté remarquable, mais de moindres dimensions, et enfin un autel contre la muraille de la sacristie. Toute cette vision était figurée par des effets de lumière et d'ombre, qui en faisaient une image très-distincte projetée sur la muraille. Enfin, trois jours plus tard, le lundi 5 janvier, veille de l'Epiphanie, à onze heures du soir; un grand nombre de personnes aperçurent, toujours devant la même muraille, une grande lumière, et au milieu comme une statue de la B. V. Marie, entourée d'étoiles scintillant et se mouvant, et où les assistants crurent voir comme des anges planant à l'entour.

Les témoins de ces faits sont nombreux et unanimes dans leurs récits. Depuis, le concours des pèlerins sur les lieux est considérable. Des malades et infirmes y viennent de tout le pays environnant, et si l'on en croit la voix publique, un grand nombre y ont obtenu leur guérison. Aussi déjà voit-on accrochés à la muraille de l'apparition une béquille, des bâtons, de nombreuses images et autres objets de piété, laissés en témoignage ou ex-voto. La béquille était celle d'un jeune homme atteint depuis neuf ans d'une luxation de la hanche, et qui ne pouvait marcher qu'à l'aide d'une crosse et d'un bâton. Il a été guéri subitement et les a laissés en témoignage. Depuis il a affirmé, par lettre, sa guérison au vénérable curé, l'abbé Cavanagh, à qui il certifie la stupéfaction de ses amis et voisins, lorsqu'ils le virent revenir marchant aussi bien qu'aucun d'eux. Une petite fille de dix ans, aveugle de naissance, est venue au pèlerinage, à Knock, avec ses parents. Ils l'avaient menée il y a quelque temps à Dublin, et l'avaient fait examiner par les premiers médecins, qui tous avaient déclaré son infirmité incurable. Elle a été guérie subitement en présence de la foule des pèlerins, en priant devant la muraille de l'apparition et frottant ses yeux avec de la poussière de l'enduit. Mais ce ne sont, affirment les témoins, que deux exemples de faits renouvelés chaque jour. Déjà l'enduit de la muraille a été enlevé par les pèlerins jusqu'à une hauteur de dix pieds. Chaque semaine le concours augmente; surtout les lundis et jeudis, jours qui semblent avoir été plus particulièrement choisis par la Mère de Dieu pour les principales apparitions, comme pour les guérisons miraculeuses (1).

(1) Une des dernières signalées serait celle d'un M. Ansbourg, qui avait perdu la vue depuis un an et l'avait recouvrée subitement, le lundi 19 janvier, en présence de plusieurs centaines de pèlerins.

Un autre fait remarquable serait que l'agitation populaire causée par l'affreuse disette qui désole nos comtés de l'Ouest et qui semblait prendre cet été, dans la paroisse de Knock une tournure inquiétante, se calma très-sensiblement à la suite de la neuvaine conseillée par le curé à l'occasion de la première apparition.

Il n'entre assurément pas dans ma pensée de prévenir la décision de l'Ordinaire ; je ne puis cependant taire le témoignage attribué aux vénérables ecclésiastiques chargés de l'enquête officielle, et qui attesteraient officiellement que les dépositions recueillies par eux offrent le caractère, le plus satisfaisant.

extrait du livre " dernier mot des prophéties" du Père Adrien Peladan 1880

 

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Date de dernière mise à jour : 2018-08-24