Notre Dame de SOUFANIEH

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Soufanieh (Damas) : un message pour l'unité

Soufanieh est un quartier populaire de Damas.

 Myrna et l'huile

A Soufanieh le 22 novembre 1982, Myrna Al-Akhras, née en 1964 au Liban, chrétienne de rite grec-catholique, mariée depuis six mois à un orthodoxe, Nicolas Nazzour, quarante-deux ans, coiffeur de formation, rend visite à sa belle-sœur malade.

Soudain, un liquide huileux coule des mains de Myrna. Une femme propose d’oindre le corps de la malade : aussitôt, elle s’en trouve mieux.

 

Le 27 novembre 1982, Myrna remarque à son domicile qu’une petite image de la Vierge à l’Enfant (Notre-Dame de Kazan), achetée par son mari lors d’un séjour en Bulgarie et placée dans un cadre en plastique, brille anormalement. Elle voit un liquide couler, semblable à de l’huile d’olive. Son époux fait le même constat. Décontenancé, Nicolas part prévenir des amis en demandant à son épouse de n’ouvrir à personne. Myrna reçoit alors en locution : « Ma fille, Marie [Myrna], ne crains pas, je suis avec toi. Ouvrez les portes, ne privez personne de ma vue. »

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Le 15 décembre 1982, vers vingt trois heures, la Vierge apparaît à Myrna pour la première fois.

« Mes enfants, souvenez-vous de Dieu, car Dieu est avec nous. Vous, vous connaissez toutes choses, et vous ne connaissez rien [...].

Mais viendra le jour ou` vous connaîtrez tout comme Dieu me connaît.

Je vous ai donné de l’huile plus que vous n’en avez demandé et je vous donnerai quelque chose de bien plus fort que l’huile.

Repentez-vous et ayez foi et souvenez-vous de moi dans votre joie.

Annoncez mon Fils, l’Emmanuel. Qui l’annonce est sauvé.

Qui ne l’annonce pas, sa foi est vaine.

Aimez-vous les uns les autres. J

e ne demande pas de l’argent aux Eglises, ni de l’argent à distribuer aux pauvres, je demande l’amour.

Ceux qui distribuent leur argent aux pauvres et aux Eglises sans avoir l’amour, ceux-là ne sont rien.

Je visiterai davantage les maisons. Car ceux qui vont à l’église, quelquefois, n’y vont pas pour prier. Moi, je ne demande pas que vous me construisiez une église, mais un lieu de prière.

Donnez. Ne privez personne de ceux qui demandent secours. »

 

La phrase de la Vierge «Je visiterai les maisons davantage» était restée incompréhensible. Mais cette phrase a pris tout son sens à partir d'octobre 1983, date à laquelle de l'huile a commencé à suinter de centaines d'images de l'icône de Soufanieh, aussi bien à Damas qu'un peu partout ailleurs, et que les gens ont commencé à prier devant les images qui leur avaient donné ce signe.

Le dimanche 19 décembre 1982, Myrna voit la Vierge pour la quatrième fois et reçoit ces paroles : « Je vous fais une demande, un mot que vous graverez dans votre mémoire, que vous répéterez toujours : “Dieu me sauve, Jésus m’éclaire, le Saint-Esprit est ma vie, c’est pourquoi je ne crains rien.” »

 

Le message et la passion de l'unité

Le jeudi 24 mars 1983, à vingt et une heures trente, la Vierge apparaît pour la cinquième fois, sur la terrasse. Myrna reçoit ce message fondamental sur l’unité :

« L’Eglise est le royaume des cieux sur la terre. Qui l’a divisée pèche, et qui s’est réjouit de sa division a péché. Qui l’a divisée n’a plus d’amour en lui. Rassemblez. Je vous dis : “Priez, priez, priez.” Vous, vous apprendrez aux générations les mots d’unité, d’amour et de foi. Priez pour les habitants de la terre et du ciel. »

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A la fin d’octobre 1983, des durillons apparaissent sur les mains de Myrna.

Dans l’après-midi du vendredi 25 novembre 1983, les plaies des stigmates s’ouvrent simultanément au côté gauche, aux mains et aux pieds. Myrna reste consciente. Vers vingt-trois heures, les plaies ont complètement cicatrisé sans suppuration ni infection. Elles ne laissent aucune croûte. Huit médecins ainsi que Mgr Stéphanos Haddad, archevêque grec-orthodoxe, ont examiné les stigmates de Myrna, apparus à quatre autres reprises : les jeudis saints de 1984, 1987, 1990 et 2001, c’est-à-dire à chaque fois que catholiques et orthodoxes ont célébré Pâques ensemble. Le 31 mai 1984, le Christ adresse un premier message à Myrna :

« Ma fille, Je suis le Commencement et la Fin. Je suis la Vérité, la Liberté et la Paix [...]. Vis ta vie, douce et indépendante. Que les fatigues entreprises pour Moi ne te brisent pas [...]. Prie avec adoration, car la Vie éternelle mérite ces souffrances [...]. »

 

Attitude de l’Eglise

Le père Joseph Malouli (†1999), lazariste, et le père Elias Zahlaoui, du Prado, curé de la paroisse Notre- Dame de Damas, ont accompagné Myrna depuis le début des événements. Les messages ont été analysés par plusieurs théologiens.

Le 31 décembre 1982, un communiqué du patriarcat orthodoxe de Damas évoquait une « vision non ordinaire » et la nécessité d’une « commission d’enquête ».

Le 21 juillet 1984, le père Zahlaoui a remis à Mgr Nicola Rotunno, nonce apostolique en Syrie, un rapport sur les faits. Celui-ci l’a fait parvenir au Saint-Siège en septembre 1987. Ses successeurs, Mgr Luigi Accogli et Mgr Giacomo De Nicolo, viennent prier à la « maison de la Vierge » de Soufanieh.

Le 15 octobre 1999, Mgr Accogli a inauguré à Rome, via Aurelia, le « Centre Notre-Dame-de-Soufanieh » pour l’unité des chrétiens et le dialogue inter-religieux, en présence de cardinaux et d’évêques.

 

http://www.mariedenazareth.com/10358.0.html?&L=0

 Pour en savoir plus :

http://www.soufanieh.com/menufrancais.htm



 

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